Pour nos gouvernants :
L’homme vaut moins qu’un animal
Quand l’épiscopat français prend officiellement position
Dans son communiqué publié le lundi 23 mai 2011, le Cardinal André VINGT-TROIS Président de la Conférence des Évêques de France critique les modifications introduites dans le projet de loi par le Sénat. On lit en effet :
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Malheureusement, si les modifications introduites dans le projet de loi par le Sénat étaient entérinées par l’Assemblée Nationale, une certaine conception de l'être humain serait très gravement compromise.
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En effet, la levée de l'interdiction habituelle des recherches provoquant la destruction des embryons humains ouvrirait largement le champ à une instrumentalisation de l'être humain, au moment même où la Commission européenne travaille à la protection des embryons des animaux, ce qui constitue un sinistre paradoxe ! 1 Est-il besoin de rappeler que les résultats scientifiques enregistrés à ce jour devraient plutôt stimuler d'autres pistes de recherche aujourd'hui moins encouragées bien que leur efficacité soit vérifiée?
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Autre paradoxe étonnant ! Faut-il donc imaginer que des lobbies économiques évaluent que la recherche sur l'être humain est plus rapide et moins coûteuse que les expérimentations animales ? Où irions-nous avec ces seules évaluations ? N'y a-t-il pas d'évaluation éthique de la recherche ? »
Le respect de la dignité humaine se prétend fondé sur les droits de l’homme (sans dieu). Ces derniers n'empêchent pas l'assassinat de l'embryon, cet être humain innocent qui existe déjà. Cela illustre le fait que cette déclaration de droits est une erreur : Elle se trompe précisément là où elle se croyait la plus forte. Elle n'empêche pas de tuer un humain en vue d'utiliser son corps comme un matériau d'expérience.
1 Souligné par nous.





