La perversion des jeunes filles
Un des objectifs majeurs du démon
Nous sommes au coeur d'une bataille dont le but, pour ceux qui combattent le christianisme, est de l'éliminer de la surface de la terre et d'abord de l'Europe dont il a fait la grandeur.
Cette offensive générale, se déploie sur de nombreux plans : destruction de la famille, des nations, de la moralité, de la personnalité (conditionnement des esprits), élimination des personnes (avortement, euthanasie, suicide assisté, élimination des handicapés).
Cette bataille, les chrétiens la gagneront : la Foi nous apprend que les portes de l'Enfer ne prévaudront point contre l'Eglise du Christ. La raison naturelle nous donne d'ailleurs le même message : les chrétiens ont bien plus d'enfants que leurs ennemis, donc à terme, les nôtres remplaceront les leurs à la surface de la terre.
L'entreprise de pourrissement
Les ennemis de l'Eglise sont conscients qu'ils ont, sur ce point, une grave faiblesse stratégique. Il leur reste, comme solution, d'appliquer l'antique consigne maçonnique : « Faites des cœurs vicieux et vous n'aurez plus de catholiques. » Ce pourrissement est entrepris au niveau de la planète entière ce qu'illustre un article récent intitulé : « Le marketing sexuel vise les jeunes filles»[1] publié par un magazine australien. Nous pouvons tous les jours constater que la France est sur la même mauvaise pente. La similitude des situations décrites avec ce que nous voyons en France, est plus qu'une coïncidence.
L'inertie des autorités politiques
En Australie, comme chez nous, des associations s'inquiètent de la sexualisation (d'autres disent la "pornification") des jeunes adolescentes. Mais leurs institutions politiques font mine de ne rien voir, ... comme les nôtres. Le Dr Hamilton, professeur d'éthique publique à l'Université Charles Sturt et Directeur exécutif de l'Institut d'Australie est à l'origine d'un rapport : « L'entreprise Pédophile » qui, en 2006, avait attiré l'attention de la communauté sur les effets dangereux et nocifs de la « sexualisation » des enfants.
Des plaintes avaient été alors formulées, elles reprochaient, entre autres choses à l'ASB, [Advertising Standards Board[2]] de ne pas respecter une déontologie rigoureuse, de ne pas refléter les normes habituelles de la communauté et de ne tenir aucun compte des plaintes.
Ces plaintes et la colère qui se sont manifestées ont contraint le Sénat (le leur) à faire une enquête. Mais la commission du Sénat sur l'environnement, la communication et les arts, n'a pas voulu les suivre. Elle n'a pas voulu prendre en considération les nombreuses critiques qui avaient été adressées à l'ASB. Son rapport a été qualifié de léger et de pathos par le Dr Hamilton.
Un dramatique état des lieux
Madame Melinda Tankard Reist, dans un article dans le Quadrant [3], a décrit les effets de cette « sexualisation » sur les filles et les femmes.
Des malaises psychologiques
Les adolescentes sont honteuses de leur corps parce qu'il n'a pas la plastique de celui des femmes qu'affichent les publicités, les médias et les revues pornographiques :
Dès l'âge le plus tendre, elles font tout leur possible pour leur ressembler.
Nombre d'entre elles accordent aujourd'hui plus de prix à leur apparence physique qu'à leur perfectionnement personnel. On leur a fait croire que leur corps est la chose la plus précieuse qu'elles puissent offrir au monde.[4]
Les adolescentes sont de plus en plus nombreuses à se renseigner sur les possibilités de la chirurgie plastique. Un quart d'entre elles souhaitent subir une telle opération pour changer de silhouette. Une telle chirurgie "cosmétique" se banalise. Le magazine ZOO Weekly a organisé un concours à l'occasion duquel le gagnant pouvait obtenir un bon de 10 000 $ en vue d'offrir à son amie la possibilité de se faire poser des implants mammaires. L'éditeur de cette revue présentait cela comme un cadeau romantique !
Les jeunes filles veulent, à tout prix, être « populaires » et plaire à leurs amis. Les statistiques que donne Mme Tankard Reist sont révélatrices :
40 % des jeunes femmes sont mécontentes de leur poids, et 82 % de leur silhouette (information tirée d'Australian Longitudinal Study on Women's Health),
Près de 20% des adolescentes jeûnent pendant deux jours ou plus pour perdre du poids. Treize autres pour cent utilisent des vomitifs (National Youth Cultures of Eating Study 2006),
Une adolescente sur 100 est anorexique,
20 adolescentes sur 100 sont boulimiques.
D'autres effets négatifs
Certes les garçons comme les filles souffrent de ces messages et de ces images sursexualisées, mais les filles en subissent les plus dures conséquences.
En 2007, un rapport de l'APA,[5] rédigé par six psychologues, établit clairement que la « sexualisation » a des effets négatifs dans divers domaines dont les fonctions cognitives, la santé physique et mentale, la sexualité et les convictions[6].
Comme le remarque Mme Tankard Reist, le rapport montre que les adolescentes et les jeunes femmes qui se considèrent comme du matériel sexuel sont plus fréquemment victimes de trois problèmes de santé mentale : désordres dans l'alimentation, pertes d'auto considération, et dépressions.
L'influence perverse de la pornographie
La sexualisation des filles et des jeunes femmes est due à la marée pornographique. Des panneaux géants utilisent une pornographie larvée (soft pornography) pour la publicité de leurs produits.
Et pourtant, la pornographie qui avait été initialement considérée par les féministes comme la forme extrême de l'exploitation et de la dégradation de la femme, est maintenant imposée aux filles comme la plus haute forme de puissance. Des femmes et des enfants considèrent les exhibitions de striptease comme une activité acceptable et bénéfique. Les filles achètent des T-shirts portant comme inscription : « Star du Porno » ou « Miss Décharge ».
La conception Playboy[7] de la femme touche les adolescentes et les jeunes femmes :
Des jeunes femmes posent les autocollants des "bunny"[8] de Playboy sur leurs autos,
Les cosmétiques Playboy peuvent être achetés dans les ventes en ligne sur Internet,
Pour les toutes jeunes filles, il y a des poudres et des crayons de maquillage Playboy.
Ces jeunes adolescentes utilisent des produits de l'industrie globale du sexe dirigée par des vieux octogénaires. Et elles pensent apparaître ainsi comme de "gentils lapins". Hommes et femmes ont été persuadés que la pornographie est un amusement sans danger, que beaucoup de gens en consomment et que la libération sexuelle est une composante normale de la libération des femmes. Et pourtant les filles et les jeunes femmes qui subissent les conséquences de ce point de vue ressentent autre chose qu'une libération et un accroissement de puissance. Elles ressentent qu'elles n'ont pas d'autres perspectives que de satisfaire les fantasmes pervers des mâles.
Les victimes
Les adolescentes sont incroyablement vulnérables et constituent des proies sexuelles rêvées par suite de leur « sexualisation » précoce.
Une importante proportion de jeunes femmes regrettent leur première expérience sexuelle marquée par la violence à l'occasion d'un abus d'alcool. Une jeune fille avait cédé à un garçon lors de son premier rendez vous ; il la laissa tomber dès le lendemain :
« Je me suis vue comme une serpillière, avoua-t-elle, cela me colle encore à la peau, je le regrette fort. »
Au lieu de donner aux filles des conseils pour exiger le respect de la part des garçons, de nombreux magazines féminins conçus pour des jeunes adolescentes donnent à leurs lectrices des instructions sur la manière de satisfaire toutes leurs perversions sexuelles. On voit rarement suggérer à la jeune fille de se refuser purement et simplement. De nos jours, il s'agit exclusivement de satisfaire le garçon.
Notre culture pétrie de pornographie enseigne aux jeunes filles de ne s'attendre, avec les garçons, qu'à des relations sexuelles sans suite et sans tendresse ni affection. Il devient fréquent pour une fille de se faire souffrir et même de se blesser (auto mutilation). Un rapport « Faking it »[9] donné par le Forum Australien de la Femme en 2007 a établi que « l'auto mutilation est communément pratiquée, qu'on en parle trop peu et qu'elle se développe. La plupart de ses victimes sont du sexe féminin. »
Selon cette étude, de telles automutilations sont dues à plusieurs facteurs parmi lesquels l'image négative que les adolescentes ont de leur propre corps ou encore le sentiment d'être réduites à un objet. Le rapport explique : dans une culture dans laquelle la violence contre les femmes se réalise de nombreuses façons (dont la prostitution) il n'est pas surprenant que l'auto mutilation soit fréquente chez les femmes.
Mme Tankard Reist explique que le sexe et la violence ont si souvent été amalgamés que la violence à l'égard des femmes entraîne une excitation sexuelle. Les clips musicaux du samedi matin à la télévision - que peuvent regarder les jeunes enfants - sont aussi une forme de pornographie larvée. De nombreux clips, et en particulier ceux du genre rap, donnent de la femme l'image d'un objet sexuel nympho maniaque et sommairement vêtu.
La femme victime de la perte du respect qui lui est dû
La sexualisation des filles et des femmes ne perturbe pas seulement les consommateurs de matériels pornographiques. Elle retentit sur tous. Son effet général est de développer un mépris de la femme qui se constate dans tous les domaines de la vie : à la maison, sur les lieux de travail, dans la cour des écoles, dans la rue. Bob Herbert a écrit dans le New York Times : « Le mépris, les traitement méprisants et dégradants de la femme sont si répandus qu'ils sont sur le point de perdre leur capacité de nous choquer. »
Mais pour Mme Tankard Reist, on en est déjà là. Et même, bien des gens ne remarquent plus rien et par conséquence, ne peuvent pas comprendre l'oppression que subissent les femmes. On s'imagine que, pouvant suivre la carrière de leur choix, elles ont aujourd'hui tout ce qui leur faut, qu'elles sont donc puissantes, libérées et heureuses.
C'est tout le contraire qui est vrai. Les toutes jeunes filles s'auto mutilent, se font souffrir de la faim et subissent des rapports sexuels qu'elles trouvent répugnants et dégradants pour « plaire » à leurs amis. C'est là une forme d'esclavage, ce n'est ni une libération, ni un pouvoir, ni le bonheur.
A. Frament
[1] News Weekly du 19/07/2008 p. 12 & 13
[2] Une sorte d'analogue australien de notre Bureau de Vérification de la Publicité
[3] Revue australienne, elle aussi
[4] Joan Jacobs Brumberg, dans son livre : The Body Project°: An Intimate History of American Girls (1998)
[5] APA : American Psychological Association.
[6] Cité Par le Herald Sun de Melbourne (6 déc.2007) article : Ras le bol de la sexploitation. (traduction libre du titre anglais : Just sick of sexploitation).
[7] Revue pornographique de luxe, originaire des Etats-Unis
[8] Le "Bunny", dont la signification dégradante n'est pas toujours perçue, est le dessin qui désigne une lectrice de Playboy.
[9] Qu'on pourrait traduire : « Inventez-le ».





