UN HOLOCAUSTE PRÉNATAL EN PRÉPARATION
L’ACIM (Association catholique des infirmières, médecins et professionnels de santé) qui publie la très bonne revue Cahiers Saint-Raphaël,[1] diffuse de temps à autre des communiqués sur des questions d’actualité en matière de médecine et de santé.
Voici le dernier, en date du 20 décembre 2010 :
En cette semaine qui précède la naissance de Jésus-Dieu fait homme, les savants nous font un bien triste cadeau. L'équipe de Dennis Lo (Chine) a fait une découverte surprenante à la suite de la demande d'une maman. Celle-ci voulait savoir si l'enfant qu'elle portait dans son sein présentait une maladie du sang appelée thalassémie. La surprise tient en ce que l'on a retrouvé, dans le sang maternel, l'ADN de ce foetus. Une carte génétique de celui-ci a pu ainsi être reconstituée. Elle porte sur la totalité du génome. Et effectivement, dans ce cas précis, il a été déterminé que le foetus portait le gène de cette maladie qui en l'occurrence venait du père. C'est l'arrêt de mort pour l'enfant : la sanction est l'avortement.
En clair, sur une simple prise de sang chez la mère, il va être possible de déterminer la plupart des maladies génétiques des enfants non-nés. Plus de 3.000 d'entre elles ont déjà été localisées sur le génome. Plus encore, les potentialités théoriques futures de voir apparaître certaines maladies sont dépistables sur les gènes (cancer du sein ou du colon par exemple). L'échographie permet déjà le diagnostic des anomalies morphologiques. C'est désormais toute une partie de la pathologie médicale qui sera dépistée avant la naissance.
On sait que 95 % des trisomiques sont éliminés in utero, bien qu'à ce sujet les gynécos - obstétriciens dénoncent un véritable eugénisme toléré par l'État. On ne se trompe guère en disant qu'un véritable holocauste prénatal est en train de se préparer. Celui de tous les enfants n'étant pas comme se l'imaginent ou le voudraient leurs parents.
La loi Veil a fait plus de morts d'enfants non-nés que les deux dernières guerres mondiales n'ont tué de Français. Ce n'est que « point de détail » par rapport à ce qui se prépare. « Un enfant si je le veux, quand je le veux, comme je le veux » déclarent les féministes. Nous y sommes.
À ce rêve des tenants de la culture de mort s'oppose la Vierge de l'Annonciation et de la Nativité qui se soumet à la volonté divine. Elle nous apprend à aimer la vie et lui donner un sens. Notre regard se tourne vers elle en ce temps de Noël.
(Inf. Quot. du Med. 10 déc. 2010)
Docteur Jean-Pierre Dickès, Président de l'ACIMPS.
[1] 18 villa Rarchaert, 92 390 Villeneuve-la-Garenne.





