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Faillite de la contraception

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FAILLITE DE LA CONTRACEPTION

Errare humanum est : l'erreur est humaine.

 Dans Liberté Politique1, Pierre-Olivier Arduin se réfère à une étude effectuée par deux économistes reconnus, professeurs à l'Université de Nottingham. Cette étude montre que l'accès libre et gratuit des mineures à la contraception d'urgence entraîne une hausse des grossesses adolescentes et une augmentation des maladies sexuellement transmissibles dans cette population. Cette étude a été publiée sur le site du Journal of Health Economics en décembre 2010.

Il s'agissait pour les économistes auteurs de cette étude, d'examiner si l'argent public qui finançait la politique de "prévention des grossesses adolescentes" par la pilule du lendemain2 était dépensé à bon escient. Ils ont comparé les taux de "grossesses non désirées" dans les régions britanniques où la pilule du lendemain est délivrée en pharmacie gratuitement aux adolescentes de moins de 16 ans et celles où une prescription médicale est requise. Les résultats sont très clairs : "la distribution gratuite de la pilule du lendemain rate son objectif qui est de limiter les grossesses chez les jeunes", elle en favorise même l'augmentation. Ils observent de plus une autre conséquence inquiétante de cette politique : une augmentation de 12% des maladies sexuellement transmissibles (MST) - dont les effets sur la fertilité féminine sont graves - parmi les moins de 16 ans.

Les pouvoirs publics français ont eux-mêmes dû le constater. La pilule du lendemain, en France, peut être délivrée gratuitement par les pharmaciens et infirmières scolaires depuis la loi Royal du 13 décembre 2000. Dans un rapport de 2009, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a reconnu que la pilule du lendemain (dont plus d'1 200 000 boîtes ont été distribuées en 2008) n'a eu aucun effet sur la prévention des avortements chez les adolescentes. "Si le recours à la pilule du lendemain a augmenté de 72% entre 2000 et 2005, le nombre d'IVG pratiquées est demeuré stable. On constate même une tendance à l'augmentation de leur nombre chez les jeunes", observe l'IGAS

Ces conclusions montrent à quel point une politique gouvernementale dans le domaine sanitaire peut augmenter les conséquences indésirables qu'elle prétend combattre. Une étude internationale en 2007 avait déjà montré que la contraception d'urgence ne permettait pas de renverser les taux de grossesses et d'avortements chez les mineures. La délivrance facilitée de la contraception d'urgence encourage en effet les mineures et les jeunes femmes à une plus grande "prise de risque" en se livrant à des relations sexuelles que certaines d'entre-elles auraient évitées si elles n'avaient eu l'assurance d'accéder à la pilule du lendemain.

Perseverare diabolicum : il est diabolique de persévérer dans l'erreur

L'IGAS, en France, n'en tire pourtant pas la leçon et recommande même au ministre de la santé de rendre cette pilule toujours plus accessible. La stratégie publique en matière de contraception d'urgence s'avère donc vouée à l'échec et ne mènera qu'à renforcer une sexualité hédoniste déconnectée de tout engagement responsable.

Si l'IGAS ne tire pas de conclusion, nous pouvons conclure, nous, que la santé des jeunes femmes comme la gestion des deniers publics, ne rentrent pas dans les soucis de l'IGAS. Les femmes sont donc victimes de la pression de propagande en faveur de ces "pillules", pression qui s'associe à un silence total sur les conséquences néfastes des hormones qu'elles prennent pour détraquer le fonctionnement normal de leur organisme.

Là encore, l'erreur se révèle par le résultat contraire à ce qu'elle annonçait. La libération de la femme se trraduit par une lente démolition de son corps.

1 Liberté Politique.com (Pierre-Olivier Arduin) 06/05/11

2 L'action possiblement abortive de la pilule du lendemain n'est pas évoquée. Récemment, le Comité national italien de bioéthique a reconnu aux pharmaciens le droit à l'objection de conscience en ce qui concerne la délivrance de la pilule du lendemain, du fait de cet effet abortif (Cf. Synthèse de presse de génethique du 01/03/11).

 
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