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Home Débats Bioéthique Ils ont des yeux et ils ne voient pas

Ils ont des yeux et ils ne voient pas

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Ils ont des yeux et ils ne voient pas

 

 

Pour les tenants de la théorie du genre

Selon la théorie du genre, la différence entre l'homme et la femme relève d'un "genre social" sans lien avec le sexe biologique, trop déterminant quant à l'identité masculine ou féminine.

Cette formulation montre le vice du raisonnement des tenants du genre : Ils sont bien obligés de faire référence au sexe biologique. C’est donc une réalité. Ils la disent « trop déterminante quant à l’identité masculine ou féminine ». Eh oui, la réalité s’impose à ceux qui prétendent la nier. Le refus de la réalité est une forme de maladie mentale. Comme le disait Chesterton : « un fou … a tout perdu sauf la raison ». En théologie morale, cela s’appelle l’aveuglement de l’esprit.

Selon les tenants de la notion de genre, la différence des sexes et l'hétérosexualité sont conçues comme des constructions  sociales. Dans ce cadre, le masculin, le féminin et la sexualité sont à redéfinir "en termes d' "orientation" choisie, et non plus d'identité inscrite dans le corps".

Dans Le Monde.fr, l'Institut Emilie du Châtelet‘(IEC), qui vise à promouvoir les recherches sur les femmes, le sexe et le genre, a réagi aux critiques émises notamment par les associations familiales catholiques et par Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate. En effet, dans une lettre ouverte adressée au ministre de l'Education nationale Luc Chatel, Christine Boutin interrogeait : "Comment peut-on présenter dans un manuel, qui se veut scientifique, une idéologie qui consiste à nier la réalité : l’altérité sexuelle de l’homme et la femme ?".

Les membres de l'IEC estiment quant à eux que le refus d'enseigner le genre aux adolescents constitue une "censure archaïque" et ils affirment s'élever "avec force contre des conceptions anti-scientifiques qui s'autorisent du "bon sens" pour imposer leur ordre rétrograde". Comme on le voit, l’IEC compense la nullité de son argumentation par des injures.

Archaïque ? Rétrograde ? Excusez du peu. Leur prétendue modernité représente un extraordinaire recul de la civilisation : ce mal que constitue le refus du réel était déjà connu, répertorié, il y a de cela plus de mille quatre cent ans. Ainsi, S. Grégoire (pape né vers 540, mort en 604) plaçait l'aveuglement de l'esprit parmi les vices causés par la luxure. Tiens, tiens…

Selon les membres de l'IEC  "on ne naît pas femme ni homme [...] on le devient. [...] en démocratie, l'anatomie ne doit plus être un destin".

Faisons une parenthèse : la démocratie ne peut rien face au réel. Les plus formidables majorités ne peuvent faire que les humains soient dotés d’ailes leur permettant de s’envoler comme des oiseaux. Dans ce domaine aussi l’anatomie est un « destin » inéluctable

Pendant ce temps, à l’ONU, un rapport[1]  démontre l’erreur du concept de genre. En effet, dans le cadre des débats qui ont lieu à l'ONU sur la transsexualité et le genre, un rapport remet en cause les opérations destinées à changer de sexe et montre que ces opérations ne sont pas une solution pour les personnes souffrant de troubles de l'identité sexuelle.

Les chercheurs auteurs du rapport soulignent que "l'identité sexuelle est inscrite sur chaque cellule du corps et peut être déterminée par test ADN. Cela ne peut être changé". Ils ajoutent qu'il "n'existe aucune preuve que la confusion quant à l'identité de genre - une identité de genre qui serait contraire à la structure anatomique - soit congénitale".

Si des anomalies génétiques peuvent exister dans quelques cas, ceux qui demandent à changer de sexe n'ont pour la majorité aucune anomalie génétique et présentent des taux d'hormones correspondant à leur propre sexe. Aussi, expliquent les chercheurs, "lorsqu'un adulte, normal en apparence et dont le fonctionnement corporel est normal, pense que quelque chose de laid ou de défectueux dans son apparence nécessite un changement, il est clair qu'existe un problème psychologique significatif". Les personnes prétendant avoir une "identité de genre" opposée à leur anatomie sont pour beaucoup sujets à des souffrances psychologiques telles que "dépression, anxiété sévère, masochisme, haine de soi, narcissisme, et des conséquences d'une enfance troublée par des abus sexuels et des situations familiales difficiles".

L’Institut IEC n’apporte, lui, aucune preuve scientifique pour appuyer sa théorie qui attente à la dignité des personnes souffrant de ce genre de mal-être.

L’IEC conteste le bon sens. Pour pouvoir travailler sur de tels sujets il faut être subventionné. Et le site de l’IEC nous apprend qu’il est né en 2006, à l'initiative du Conseil régional d'Île-de-France…

Accessoirement je vois dans ce refus in-sensé de l’ordre créé, la signature de celui qui est menteur et homicide dès le commencement. Ses suppôts sont au pouvoir aujourd’hui, cela ne les préservera pas de tomber entre les mains de Dieu, juge inflexible et sans appel. Prions pour que ces malheureux se convertissent avant.

 

André Frament



[1] Cf. : le site Liberté Politique du 24/06/2011

 
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