La politique s'intéresse à l'euthanasie
1 Un problème ancien
Malthus
Thomas Robert Malthus (1736-1834), pasteur anglican, était professeur d'économie politique. Il croyait qu'une bombe à retardement menaçait l'existence de la race humaine. Il considérait les problèmes sociaux comme la pauvreté, les carences et la famine comme autant de preuves de cette "crise de la population".
Selon George Grant, un commentateur, Malthus condamnait les œuvres de charité et les autres formes de bienfaisance, parce que, croyait-il, elles ne faisaient qu'exacerber les problèmes. Sa réponse était qu'il fallait restreindre la progression de certains types de populations. Ses théories sur la croissance de la population et la stabilité de l'économie servirent de bases aux politiques sociales nationales et internationales.
Grant cite l'ouvrage de Malthus : An Essay on the Principle of Population, (Essai sur le principe de population) qui connut six éditions de 1798 à 1826 :
Tous les enfants qui naissent au delà du nombre qui serait souhaitable pour maintenir la population au niveau désiré, doivent nécessairement périr, à moins qu'on ne leur fasse une place par la mort de personnes adultes. Nous devrions faciliter l'œuvre de la nature dans sa production de mortalité au lieu d'essayer follement et vainement de la combattre.
Les disciples de Malthus croyaient que si la civilisation occidentale devait survivre, elle devrait supprimer ou isoler les handicapés physique, les pauvres, les esprits dérangés, les races inférieures et les incompétents mentaux, et peut être même les éliminer.
Les disciples de Malthus pensaient que des approches plus subtiles et plus "scientifiques" en éducation, contraception, stérilisation et avortement étaient le moyen le plus pratique et le plus acceptable pour faciliter les pressions contre la surpopulation prétendue.
Les critiques du Malthusianisme dirent que le groupe avait produit un nouveau vocabulaire de « charabia tout à la fois réaliste, scientifique et impitoyable ». Ultérieurement les faits historiques ont démontré que les projections mathématiques malthusiennes concernant la surpopulation étaient inexactes et pourtant beaucoup continuent à y croire.
Margaret Sanger
Margaret Sanger[1] a repris les idées de Malthus. Elle a fondé en 1919 l'American Birth-Control League, dans la revue de la-quelle elle écrit :
Plus de naissances chez les personnes aptes et moins chez les inaptes, voilà le but principal du contrôle des naissances"
(Birth Control Review [BCR] mai 1919).
Le contrôle des naissances, pour créer une race de purs-sangs !
(BCR novembre 1921).
Dans son ouvrage de 1922, The Pivot of Civilization, elle a proposé la sélection eugéniste des populations pauvres, qui à cause de leur nature animale se reproduisaient comme des lapins et outrepasseraient bientôt les limites de leur taudis ou de leur pays, et contamineraient alors les meilleurs éléments de la société avec des maladies et des gènes inférieurs.
Cette sélection avait déjà été évoquée dans BCR de février 1919.
Avant que les eugénistes et tout ceux qui travaillent à l'amélioration de la race puissent réussir, ils doivent d'abord faciliter le contrôle des naissances. Tout comme les promoteurs du contrôle des naissances, les eugénistes, par exemple, cherchent à porter assistance à la race par l'élimination des inaptes. Tous deux poursuivent le même but mais insistent sur des méthodes différentes.
En 1939, Margaret Sanger fut l'instigatrice des Negro Projects. Le Dr Clarence J. Gamble, directeur régional de la Birth Control Federation of America pour les Etats du Sud s'inquiétait de ce que la masse des nègres (pardon, ndlr), particulièrement dans le Sud, continue désastreusement de se reproduire sans frein, le résultat en est que cette croissance du nombre des nègres vient de la fraction la moins intelligente et la moins apte (...), et il proposait que des pasteurs noirs, avec une bonne expérience du travail social et des facilités de communication, sillonnent le Sud en prêchant le contrôle des naissances. Ainsi la motivation raciste serait cachée derrière une motivation religieuse.
Aujourd'hui les noirs représentent 11% de la population des États-Unis, et de 32 à 43% des avortements. Une coïncidence ?
L'American Birth Control League, deviendra, en 1942, le Planned Parenthood Federation of America, c'est-à-dire le Planning familial Américain qui continue d'honorer la mémoire de Margaret Sanger.
Contraception, stérilisation, avortement appliqués aux races inaptes et inférieures ? Donc aux Français ! Ou au moins à ceux qui croient à la propagande du Planning (anti) Familial. Telle doit être la motivation de ses militants les plus conscients.
Au fait, cette action du Planning anti Familial ne vise pas seulement les Français, mais tous les pays du Monde. Comme on le verra c'est une volonté politique du mondialisme actuel. Mais n'anticipons pas.
La deuxième guerre mondiale a fait apparaître les horreurs de la politique nazie dans les domaines de l'avortement, de la stérilisation, de l'élimination physique des handicapés et des races dites inférieures. La condamnation des chefs nazis pour ces faits, imputés alors comme crimes contre l'humanité, a momentanément ralenti la pression de propagande dans ces domaines. Mais elle va repartir après le succès de celle en faveur de l'avortement.
Il a fallu atteindre l'époque récente pour qu'en notre Occident raffiné, l'euthanasie cesse d'être virtualité pour devenir réalité quotidienne et que son principe soit présenté comme valeur de civilisation. [2]
Autant dire qu'elle est devenue un problème politique.
2 La chronologie pour la France
1967
En 1967, le professeur Michel-Marie SALMON, titulaire de la chaire de clinique chirurgicale infantile et d'orthopédie à la Faculté de Marseille, rapportait, dans une revue médicale[3], des cas d'euthanasie observés en pédiatrie chirurgicale.
1974
En 1974 l'euthanasie - principe et réalité - éclatait au grand jour[4] dans la livraison de Juillet-Août 1974 de la revue "The Humanist" publiée par l'association humaniste américaine ;
1975
En France, au moment de présenter les projets de loi sur l'orientation des personnes handicapées, M. LENOIR, secrétaire d'Etat à la Santé, avançait des arguments en faveur de l'euthanasie en expliquant que : "La vie humaine n'a de prix que pour celui qui en jouit. La Société a son mot à dire dans la vie et la mort des hommes... quel sens a le maintien en vie de l'individu qui n'est que souffrance et dont la contribution au Bien commun est nulle ? "[5]
On voit que la pitié proclamée pour le patient qui souffre, cache mal la question sous-jacente des gros sous. [6] L'euthanasie va être marquée par cette obsession de l'argent auquel il convient de sacrifier les hommes quand ils ne rapportent plus... ou qu'ils ont un héritage à transmettre.
1976
En 1976, sur demande d'un patient, une tentative de légalisation de l'euthanasie avorte à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, après que 1'évêque de Strasbourg eût solennellement mis en garde contre cette "porte ouverte au meurtre légal."
L'euthanasie est citée parmi les moyens proposés par la revue "Nouvelle Ecole", publication de l'organisme GRECE. Sa prétention nietzschéenne de créer des "surhommes" ne s'arrête devant rien : euthanasie, avortement, pilule abortive, stérilisations sélectives, taxation des familles nombreuses, élimination des "mal-nés"...(et bientôt des "mal-pensants" ?).[7]
1978
En 1978 Le sénateur CAILLAVET dépose un projet de loi tendant à légaliser les premières mesures d'euthanasie. Comme il l'explique lui-même au journal médical "TONUS" [8] : "Il n'est pas question d'euthanasie, il est question de la liberté de sa mort...Cette étape est nécessaire ... Plus tard dans 10 ans, dans 15 ans on pourra faire autre chose".
Devant une telle déclaration, il est impossible de ne pas voir un programme à long terme qui peut aussi bien être appelé un complot.
Dans son n° 24, l'AFS commentait cette information.
L'on sait maintenant qu'en France des euthanasies sont désormais pratiquées, notamment à l'égard (!) de cancéreux, pas forcément comateux ni écrasés de souffrances physiques abominables.
L'on sait aussi que nombre de chancelleries ne poursuivent plus spontanément les pratiquants de l'euthanasie. Il faut se rendre à l'évidence : l'euthanasie fait partie dorénavant de notre univers quotidien. (AFS n° 24 août 79)
3 La situation actuelle.
3.1 L'euthanasie : un objectif politique à long terme
« L'on sait aussi que nombre de chancelleries ne poursuivent plus spontanément les pratiquants de l'euthanasie. » Cela veut dire que la classe politique, veut laisser s'instaurer l'euthanasie. Elle ne la reconnaît pas encore officiellement, mais elle la laisse se pratiquer. Pour la présenter ensuite comme un « fait de société » ?
Deux observations doivent être ici relevées :
1°) Si l'avortement est autorisé, pourquoi pas l'euthanasie ?
Pour les partisans de l'euthanasie, comme pour les opposants, euthanasie et avortement sont l'une et l'autre des mises à mort volontaires d'êtres humains. On le sait en ce qui concerne ceux qui s'opposent à l'avortement, on le sait moins en ce qui concerne les partisans de l'euthanasie. Leurs prises de position, en France ou à l'étranger, ont été relevées dès 1992 sans que la presse installée leur donne le retentissement qu'elles auraient mérité. [9]
a°) A l'occasion de la sortie en France d'un plaidoyer pour l'euthanasie, Manifeste pour une mort douce de Rolland Jaccard et Michel Thévoz, Ed. Grasset, Serge Doubrovsky écrit : "L'interruption de grossesse est devenue un droit inaliénable de la femme, bien qu'il mette en jeu une autre vie, et l'individu qui le désire n'aurait pas droit à l'interruption de la vie, la sienne ?" (...)
(Le Monde, 10 avril 1992).
b°) Le Dr Scott Wallace, consultant médical de la Société canadienne pour le droit de mourir (Right to Die Society of Canada, pro euthanasie), a été invité à s'exprimer devant un comité du parlement canadien en début d'année (1992). On a pu l'entendre déclarer : "Le point fondamental dans tout ce débat, c'est le caractère sacré de la vie. Et là encore je trouve qu'il y a une contradiction étonnante dans notre société, en ce que nous enlevons aujourd'hui la vie aux fœtus qui, en raison de leur développement primitif, n'ont exprimé aucun désir de se voir enlever la vie, et nous autorisons que cette vie soit supprimée (...). Nous autorisons la mort des milliers d'enfants à naître - qui, je le répète, n'ont pas eu leur mot à dire - et pendant ce temps, nous voyons des personnes en phase terminale qui souffrent des misères de toutes sortes, et lorsqu'elles nous demandent de les aider à mourir, nous disons : désolés, nous tuons tous ces fœtus, mais vous, vous ne pouvez pas attendre l'aide de notre part. Je prétends que c'est une discrimination patente et une contradiction certaine de la politique fédérale" (citation de Trans VIE-mag, 5 mai 1992)
c°) Pour le professeur Milliez, [10] il n'y a pas de doute sur la nature de l'embryon ou du fœtus; il s'agit bien d'un être humain. En d'autres circonstances, il écrivait : « Si l'embryon est sacré, c'est dès la formation du zygote, il y a, en effet, un continuum absolu des phénomènes dès la fécondation, qui ne fait plus de doute pour les scientifiques». Dans son dernier ouvrage, il précise : «Les interruptions de grossesse décidées à cause d'une malformation ou d'une affection fœtale ne possèdent rien de thérapeutique... Elles constituent une interruption de vie... Il s'agit bien d'une euthanasie. »
Cette similitude explique pourquoi les mêmes personnes sont souvent des partisans de l'avortement et de l'euthanasie. De plus elles disent leur position inspirée de motifs politiques.
Mais la réticence de l'opinion (des vieux !) devant l'euthanasie a fait cesser l'utilisation de cette vérité par les partisans de l'euthanasie. Leur propagande se poursuit néanmoins.
2°) Des hommes influents prônent une euthanasie organisée par l'État.
a°) J. Attali
J. ATTALI (auteur d'un fameux rapport demandé par Nicolas Sarkozy) justifie l'euthanasie pour des raisons politico-économiques. Dans son livre l'homme nomade (Ed. Le Livre de Poche, 2005), il prévient : dès qu'il dépasse 60/65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement, plutôt qu'elle ne se détériore progressivement. (...) On pourrait accepter l'idée d'allongement de l'espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché. (...) Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l'allongement de la durée de la vie n'est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. L'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c'est la liberté, et la liberté fondamentale c'est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. (...) L'euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement.
Ce texte mérite un commentaire : Jacques Attali, matérialiste, parle de « machine humaine » car pour lui, l'homme n'est qu'une machine. Les vieux ne doivent vivre que dans la mesure où ils sont rentables : J. Attali n'accepte les hommes vivants qu'à la condition qu'ils produisent plus qu'ils ne consomment.
- Qui doit empocher le bénéfice de ce surplus ?
- Le pouvoir, puisque sa logique ne souhaite pas un allongement de la durée de vie.
- Il conclut : donc l'euthanasie sera un instrument essentiel de gouvernement dans nos sociétés futures.
b°) Lucien Neuwirth :
Pour Attali, la liberté fondamentale, dans la vie comme devant la mort, ce serait le suicide ! Il rejoint la position de Lucien NEUWIRTH : "On doit pouvoir faire de la mort un acte responsable. C'est la seule forme de liberté que nous ayons en face d'elle". On a le droit de trouver surprenante cette attitude qui prétend à la liberté devant la mort en se livrant plus vite à son emprise.
Sous couvert de préservation de la santé des générations futures (eugénisme) [11]...
Qui fera croire qu'il est utile que des êtres contrefaits souffrent et fassent souffrir autour d'eux avant d'engendrer la souffrance à leur tour.
... ou de refus de la déchéance humaine, ...[12]
Le cancer, au bout il y a souvent la souffrance, la déchéance. C'est cette déchéance qu'il faut éviter... Le médecin, en abrégeant cette déchéance, lutte contre la mort.
... on présente l'assassinat euthanasique programmé comme une composante importante de la qualité de la vie !
Demain, en France, face au vieillissement accéléré de la population en raison de l'implosion démographique selon l'expression de Pierre CHAUNU pour l'effroyable crise de la natalité, notre pays aura besoin d'une "grande politique de la vieillesse qui se mette en place dès maintenant et progressivement
en prévision de la vague déferlante des personnes âgées au début du XXIème siècle".[13]
Qui sait si l'on ne sera pas tenté d'établir une corrélation entre une telle politique de la vieillesse et les pratiques de l'euthanasie...au nom de la survie nationale ? [AFS n° 24 (août 1979)]
Et la même démarche sera étendue au monde entier par le gouvernement mondialiste.
3°) L'orientation est appuyée par des « experts ».
Des "experts" dans des domaines divers proposent de limiter la population mondiale.
a°) The Lancet
Cette revue a publié vendredi 18 septembre 2009 une étude "d'experts" qui préconisent le contrôle des naissances comme moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Ce réchauffement est attribué par les médias au CO2 anthropique (produit par l'activité humaine). [14]
b°) L'association britannique Optimum Population Trust
Cette association, présidée par Jonathan Porritt, publie périodiquement des rapports montrant que nous sommes trop nombreux sur la Terre et que si nous voulons sauver la planète, il serait bien de commencer par « tailler » dans la présence humaine. [15]
Lors d'une intervention, Jonathon Porritt a préconisé la réduction de la population britannique de 61 à 30 millions de personnes. Sans surprise, il entend encourager pour cela le contrôle des naissances, la contraception et l'avortement. Il assure que son plan global est la solution la moins coûteuse... pour stopper le réchauffement climatique !
Or, de plus en plus de personnes, d'experts, mettent en doute que le réchauffement climatique puisse provenir du CO2 produit par l'activité humaine à en croire le GIEC.
Un pirate informatique a réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (référence du GIEC) et a révélé les manipulations des données et les manœuvres pour discréditer toute opposition. La BBC[16] confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse.
Une information développée est donnée, par exemple, sur le site :
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/explosion-d-une-bombe-dans-le-65413
Dire que le réchauffement climatique est dû à l'activité des hommes est faux. En définitive, dans ce débat, l'argument du réchauffement climatique est secondaire. Il s'agit du renouveau de la propagande malthusienne...
3.2 Le but de cette politique : réduire la population
Pourquoi une telle politique de mort ? Margaret Sanger nous a donné la réponse : pour diminuer la population de la Terre.
Alors que les terres cultivées représentent environ 1/3 des terres cultivables dans le monde (1,5 milliards d'ha cultivés, contre 2,7 milliards d'ha de terres cultivables et non cultivées) et que l'on contingente la production des produits alimentaires dans nos pays, on nous fait peur en annonçant qu'un milliard d'hommes souffrent de la faim.
‘ Mais, direz vous : Margaret Sanger, c'est de l'histoire ancienne !
- Non ! Hélas ! Cette politique est aujourd'hui voulue par des hommes influents.
3.3 C'est la volonté d'hommes influents
-
- Nous pouvons apprendre la confirmation actuelle de cette volonté par l'information donnée sur la réunion des milliardaires rapportée par le Sunday Times du 24 mai 2009. Nous en traiterons ci-dessous
1°) Le commandant Cousteau
Déjà, le Commandant Cousteau, célèbre par la Télévision, avait proposé une réduction sévère de la population du Globe. On peut lire sur Internet, des textes de ce genre :
La réduction de la population se fera sans bombe. Nous toucherons une prime à l'arrachage de fœtus et double prime pour une ligature des trompes. On va d'abord s'occuper du cas des Africains, des Indiens et des Chinois. Scouic... Comme disait Cousteau, la terre ne peut pas supporter plus de 800 millions d'hommes. C'est donc plus des cinq sixièmes de l'humanité qu'il va falloir passer par profits et pertes. Y'a du pain sur la planche du boucher. L'ONU mettra tout ça en musique, au propre et au figuré.[17]
2°) Le « Club des milliardaires ».
Sous le titre « Le Club des milliardaires tente de juguler la croissance démographique », le Sunday Times du 24 mai 2009 a révélé la tenue d'une réunion secrète qui en dit long sur la volonté politique de l'oligarchie financière.
La réunion (à New York, le 5 mai 2009) a débuté par une présentation de chacun des participants sur la cause qu'il défend, mais très vite, nous apprend le Times, la discussion s'est transformée, sous l'impulsion de Bill Gates, en un consensus sur la « surpopulation », comme la cause supérieure qui englobe les autres. Un autre participant a confié qu'ils étaient aussi parvenus à un consensus pour mettre en place une stratégie « dans laquelle la croissance démographique serait attaquée comme menace écologique, sociale et industrielle »[18].
3.4 La dimension financière et ses dérives
1°) Un argument (à peine) sous-entendu
Nous avons vu que pour J. ATTALI : « Dès qu'il dépasse 60/65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement, plutôt qu'elle ne se détériore progressivement. »
La « charge financière » des vieux est donc clairement donnée comme un bon motif politico-économique pour instaurer l'euthanasie. En fait cette charge financière peut concerner n'importe quel âge.
Une maman dont la fille, qui ne pouvait ni parler ni marcher, est morte à l'âge de 5 ans, donne son témoignage. Elle parle de ces cinq années où elle, son époux et des proches "se sont battus contre ceux, à l'hôpital, qui voulaient "euthanasier" notre fille" : "ça ne vaut pas le coup de vivre comme cela" leur avait dit un des médecins. "Quel imbécile", témoigne-t-elle, "toutes ces années ont pesé leur poids d'amour, de mots et de caresses, d'attentions, de combat, de souffrance aussi". Un des médecins qui suivait leur fille leur avait expliqué :"votre fille m'a coûté 350.000 francs l'année dernière".[19]
2°) Le marché de la mort
Par ailleurs, sachant que le laxisme sur ce point est politiquement voulu, cela ouvre « un marché ». Ce qu'a bien compris un certain Ludwig Minelli qui, en 1998 a fondé Dignitas, entreprise d'aide au suicide (en Suisse). [20]
Car, ici, il ne s'agit pas vraiment d'altruisme : les candidats au suicide doivent acquitter au moins 3.500 euros pour mettre fin à leurs jours. Le tarif serait même passé récemment à 5.000 euros. Quand on sait que Dignitas se procure pour à peine 5 euros la dose de penthiobarbital que son client boira pour se suicider, on imagine l'importance des profits liés à cette activité.[21]
3°) Le précédent des nazis
Aucun psychiatre n'a jamais été obligé de participer directement aux différentes actions d'euthanasie. [22] Il ne s'agissait pas d'un "ordre" (Befehl) mais d'une "autorisation" (Ermächtigung) avec dotation de "pleins pouvoirs" (Vollmacht) [23]. L'euthanasie de plus de 150 000 patients allemands[24] put se dérouler sans difficultés sur le plan médical grâce à la collaboration, à l'adhésion ou à la tolérance de l'immense majorité des psychiatres - "tout à fait favorables aux mesures planifiées" - sans laquelle elle n'aurait pas été possible.
Comment expliquer le silence concerté de la grande presse sur ce fait ? Ignorance ? Ou volonté de réhabiliter, à terme, les nazis ?
Il est important de signaler à nos contemporains les précédents nazis de la politique de mort que les gouvernements veulent mettre en œuvre.
3.5 De l'euthanasie implorée à l'euthanasie imposée
On constate que la presse joue toujours sur les sentiments. Il est tout à fait possible que l'on nous présente des cas de manière tendancieuse pour les rendre bien émouvants. Mais d'ores et déjà la dérive vers l'assassinat est bien là comme le montrent différentes affaires.
1°) L'affaire Malièvre :
Au cours de son procès, l'infirmière a présenté ses excuses aux parents de ses victimes. Elle prouvait ainsi que ses actes n'étaient sollicités ni par les victimes ni par leur famille.
On en est à l'euthanasie imposée à la victime, au meurtre prémédité.
2°) L'affaire Bendayan
Ce procès a été traité plus discrètement par la presse. Elie Bendayan, 70 ans, est un ancien policier. Sa femme est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Pendant quatre ans, il la soigne, avec amour dit sa famille. Puis, déchiré dit-il par la souffrance de son épouse[25], il l'emmène se promener et l'abat de plusieurs coups de revolver. Il s'est acharné, dit-il, pour ne pas courir le risque de laisser sa femme en vie. Là aussi la victime n'a pas demandé l'euthanasie, et son mari ne lui a laissé aucune possibilité de le désavouer. [26]
On en est à l'euthanasie imposée à la victime, au meurtre prémédité.
3°) L'affaire Rojinsky :
Cet avocat, ... explique qu'il a euthanasié son père en phase terminale d'un cancer du poumon. Selon les médecins, cet homme n'avait plus que 48 heures à vivre mais c'était pour lui intenable. Il s'interroge sur cette décision : "Etait-ce la bonne ? Encore aujourd'hui je n'en sais trop rien". "Mon père ne m'a absolument rien demandé. J'ai décidé à sa place, sans qu'il y ait la possibilité matérielle d'accepter ou de refuser ce que j'allais faire".[27]
On en est à l'euthanasie imposée à la victime, en bon français, au meurtre prémédité
Par contre les sanctions qui visent l'homicide volontaire prémédité seront sûrement appliquées férocement le jour où un médecin honorable et hostile à l'euthanasie aura fait une apparente erreur d'appréciation, par exemple en décidant d'arrêter "trop tôt" les soins, parce que la frontière entre acharnement thérapeutique et combativité médicale est ténue. Sa décision peut donc être contestée, il déchaînera contre lui une énorme campagne de presse en vue de créer l'insécurité de tous ses confrères et leur ralliement de fait à la légalisation de l'euthanasie. Une sorte d'affaire Perruche, dont on a vu l'impact sur les laboratoires d'échographie.[28]
4 Contrer la propagande pour la mort
La propagande grossit et dramatise ce qui va dans le sens de l'acceptation du crime, elle tait ou minimise ce qui est contraire au but criminel de la manœuvre.
Face à une cette démarche criminelle, il convient d'agir.
Face à l'intoxication de l'opinion, il nous faut prendre clairement position.
Rappelons d'abord à nos contemporains leur dignité d'hommes. Même ceux qui ne se savent pas rachetés par le sang du Christ sentiront en eux une forte tendance à vous donner raison. Tout homme doit être mieux respecté qu'une espèce animale protégée.
Nommons criminels ceux qui propagent des idées criminelles : le péché par pensée prend de nos jours une réalité de plus en plus sinistre.
Si nous ne faisons rien maintenant, nous serons quand même persécutés pour notre foi, et notre inaction sera sévèrement jugée par le Tribunal de Dieu.
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« ... ce qui est impossible aux hommes est toujours possible avec le secours de Dieu. » « Que l'on n'exagère pas par conséquent les difficultés quand il s'agit de pratiquer tout ce que la foi nous impose pour accomplir nos devoirs, pour exercer le fructueux apostolat de l'exemple que le Seigneur attend de chacun de nous : Unicuique mandavit de proximo suo. Les difficultés viennent de qui les crée et les exagère, de qui se confie en lui-même et non sur les secours du ciel, de qui cède, lâchement intimidé par les railleries et les dérisions du monde : par où il faut conclure que, de nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais c'est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. » « Oh ! S'il m'était permis, comme le faisait en esprit le prophète Zacharie, de demander au divin Rédempteur : « Que sont ces plaies au milieu de vos mains ? Quid sont istae plagae in medio manuum tuarum ? » la réponse ne serait pas douteuse : « Elles m'ont été infligées dans la maison de ceux qui m'aimaient. His plagatus sum in domo eorum qui dîligebant me » : par mes amis qui n'ont rien fait pour me défendre et qui, en toute rencontre, se sont rendus complices de mes adversaires. Et à ce reproche qu'encourent les chrétiens pusillanimes et intimidés de tous les pays ne peuvent se dérober un grand nombre de chrétiens de France ». Saint Pie X Lors de la béatification de Jeanne d'Arc. Il y a tout juste cent ans Tiré de Sursum corda 72300 Solesmes juillet 2009 |
[1] Margaret Higgins Sanger (14 septembre 1879 - 6 septembre 1966)
[2] Cf. : AFS n° 24 (août 1979)
[3] L'Ouest Médical" n° 5 du 10 Mars 1967
[4] Le Figaro du 1 Juillet 1974
[5] LENOIR, "Les exclus", Ed. du Seuil - 1974, cité dans L'Homme Nouveau du 6 avril 1975.
[6] Cf. : Le Monde (7/04/2008) cité par Généthique : du côté des partisans de l'euthanasie, il y a un argument non formulé qui est celui du coût économique
[7] Cf. : n° 5 de l'AFS de juin 1976
[8] Tonus : le 4 mai 1978, cité par AFS n° 24.
[9] Cf. : le n°113 de l'AFS.
[10] Cf. : Euthanasie du fœtus - Médecine ou eugénisme? Édition Odile Jacob, mars 1999, 218 pages. A l'époque, le professeur Jacques Milliez est chef du service gynécologie obstétrique et dirige l'école des sages-femmes de l'hôpital Saint-Antoine.
[11] (Revue "Nouvelle-Ecole", Janv.-Fév.1971)
Rappelons que l'eugénisme est le droit que prétendait se donner l'Etat à gérer le patrimoine génétique en réglementant le droit à la vie, et le droit de transmettre la vie. De telles pratiques ont été imposées de façon plus ou moins continue dans certains pays (la Suède notamment) et ont connu une application systématique en Allemagne nazie (stérilisation obligatoire en certains cas, haras de conservation de la race pure, ... ,
[12] Le Nouvel Observateur, 3-7-78. On note le sophisme : on prétend lutter contre la mort en accélérant sa victoire ! Et il s'agit bien là de la seule vraie euthanasie, qui nous occupe, celle qui, par un acte positif, donne volontairement la mort. Il faut noter que les tenants de l'euthanasie se posent comme les plus charitables et les plus respectueux de la dignité de la vie humaine. Effectivement, souvent très sensibles, ils sont bouleversés par la souffrance dont ils ne connaissent pas le sens profond. C'est donc pour respecter la vie qu'ils veulent donner la mort ! La contradiction du mensonge apparaît alors.
[13] Evelyne SULLEROT - Rapport au Conseil Economique et Social. (J.O. n°15 du 10 Août 1978)
[14] Il n'y a pas d'unanimité des scientifiques sur l'origine humaine du réchauffement climatique. Il y a des bailleurs de fonds qui achètent les scientifiques : le club des milliardaires avait donné des consignes en mai 2009, et en septembre, les experts ont fait un travail dans le sens demandé.
[15] Jonathon Porritt : Leader historique du parti vert au Royaume-Uni, directeur des Amis de la Terre (Friends of the Earth), puis du Forum du Futur (Forum for the Future). Outre ses activités d'administrateur d'un puissant consortium de distribution d'eau potable, Wesser Water, il développe un important groupe de réflexion (think tank), l'Optimum Population Trust, dédié à l'étude des problèmes démographiques. Il est le principal conseiller en matière écologique du Prince Charles et du Premier ministre travailliste Gordon Brown. Cf. :
http://www.voltairenet.org/article162212.html
[16] http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8370282.stm
[17] http://lachroniqueadeuxballes.20minutes-blogs.fr/tag/cousteau
[18] http://observatoireimmo.canalblog.com/archives/2009/05/30/13903237.html
[19] Dans le Courrier des lecteurs du journal Libération du 28-29 juin 2003.
[20] http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/02/euthanazie-on-ne-croit-pas-si-bien-dire.html Pour Soroya Wernli «Ludwig A. Minelli enfreint sans doute possible l'article 115 punissant d'une peine allant jusqu'à 5 ans de prison celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide.» Pour l'ancienne numéro deux de Dignitas, la justice zurichoise fait preuve d'un étonnant laxisme. «Minelli demande plus de 11 000 francs (ndrl : suisses ?)par cas de suicide assisté: que faut-il de plus au procureur?» (relevé sur http://www.forumfr.com/news183809-dignitas-ludwig-minelli-vilipende.html
[21] Top Chrétien.com Publié le Jeudi 29 mai 2008
[22] Les quatre actions principales furent : l'euthanasie des enfants, l'action T4, (euthanasie des malades incurables), "l'euthanasie sauvage" et "l'Action Brandt" (malades psychiatriques).
[23] Mitscherlich & Mielke 1978: 13; Klee 1983: 306; Aly et al.1985: 19; Reform und Gewissen 1985: 24; Proctor 1988: 193.
[24] Nous parlons ici... seulement de l'euthanasie réalisée par des médecins, dans les frontières du "Reich allemand". L'opération T4, qui s'arrêta en août 1941, fit 70.200 victimes, l'euthanasie des enfants, environ 6000. L'euthanasie sauvage et l'action Brandt, du fait de leur aspect décentralisé et camouflé, sont plus difficiles à évaluer. Cependant, fin 1941, le nombre de lits "libérés atteignait 93.500, soit plus d'un patient psychiatrique sur trois (Klee 1983: 340-41). Dans des régions comme Berlin et la province de Brandebourg, le nombre de patients encore vivants en 1945 représentait 16% du niveau de 1938 (2.579 contre 15.733), soit une mortalité de 84% (Huhn in Aly (éd.) 1989: 196). En Saxe, on passe de 9647 patients en janvier 1940, à 3262 en janvier 1945 (66%). Si l'on appliquait de tels quotients à l'ensemble de l'Allemagne (283.000 lits psychiatriques), on atteindrait entre 187.000 et 235.000 morts. Même en tenant compte des disparités régionales, de la réinsertion d'un certain nombre de malades grâce aux nouvelles approches thérapeutiques (électrochocs, etc.) et des patients renvoyés dans leur familles pour les protéger de l'euthanasie, le chiffre de 150 000 représente donc un minimum. Cf. : L'Information Psychiatrique, Revue Mensuelle des Psychiatres des Hôpitaux, vol. 72-718, n°8, octobre 1996, pp.811-822
[25] Finalement c'est le policier qui ne supporte pas sa propre souffrance. Peut être est-ce alors lui, dans cette logique, qu'il faudrait euthanasier ?
[26] Pour un homicide avec préméditation, la sanction demandée est plus que légère. Volonté politique de minimiser la gravité de l'euthanasie.
[27][27]Cf. : www.genethique.org ; Cité par ZENIT.org Mardi 30 septembre 2003
[28] Pour illustrer aussi ce fait, le bulletin d'André Noël, signale qu'un directeur de maison de retraite est poursuivi pour homicide involontaire parce qu'une pensionnaire est morte de la canicule. Parmi les motifs de la mise en accusation on lit : n'est pas revenu de vacances pendant cette période.





