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Aide-mémoire sur la laïcité

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Aide-mémoire sur la laïcité [1]

 

A quelle idée correspond en France, le mot laïcité ? A la séparation entre la vie publique (politique et sociale) et la religion (en fait la religion catholique). 

Il s’agit d’une notion simple mais qui a été embrouillée par les expressions couramment utilisées de « laïcité d’ouverture », de « laïcité apaisée », de « saine laïcité », de « laïcité positive ».

 

SOMMAIRE

 

1. Théorie de la laïcité

- Un principe et trois corollaires

- Textes accréditant la théorie

- Laïcité radicale et laïcité limitée

 

2. Pratique de la laïcité

- Une théorie en partie inapplicable

- Une théorie qui sert de paravent

 

3. Eglise et Laïcité

- Rappel doctrinal

- Avant Vatican II, la laïcité est condamnée

-.Après Vatican II, la laïcité limitée est en bonne partie approuvée

 

- Conclusion

 

 

1. THÉORIE DE LA LAICÏTÉ

 

·   Un principe et trois corollaires

 

Dans son sens habituel, le mot laïcité implique une séparation entre le domaine religieux et le domaine politique et social ; séparation qui serait la conséquence du caractère prétendument privé de la religion.

La théorie correspondante comporte un principe et trois corollaires qui en dérivent.

 

- Le principe : la religion serait une affaire essentiellement privée

 

Principe souvent admis en milieu protestant mais évidement considéré comme faux par l’Église. [2]

 

- 1° corollaire : neutralité de l'État ; séparation de l'Église et de l'État

 

La religion étant affaire strictement privée, l'État n'a pas à prendre parti en matière religieuse (et philosophique) ; il se conduit sans avoir recours à des repères religieux et philosophiques ; bref il est neutre. Cette neutralité s'étend évidemment à tous les services que l'Etat considère (de façon légitime ou non) comme services publics.

La neutralité de l'État implique, sur le plan juridique, la séparation des Églises et de l'État, « principe d'après lequel les organisations religieuses (Églises, etc.) sont considérées comme des groupements de droit privé » (Dictionnaire Le Robert).

 

- 2° corollaire : la souveraineté populaire

 

La religion, étant supposée d’ordre privé, ne peut constituer un fondement pour les lois et les institutions politiques. Dès lors, où trouver un fondement ? Celui qui paraît s'imposer, c'est l'homme considéré collectivement, le peuple ; d'où la thèse de la souveraineté populaire.

 

 

- 3° corollaire : la neutralité de la vie sociale

 

(en dehors du domaine politique) : neutralité dans la vie économique, dans la vie culturelle, dans les activités associatives et éducatives. C'est un complément du premier corollaire : tout ce qui n'est pas vie privée se situe en dehors du domaine de la religion.

 

·   Textes accréditant la théorie :

- Texte mettant en évidence le principe

 

La laïcité reste (...) au coeur de la pensée et de l'action des francs-maçons (...).

L'ensemble des maçons, quelle que soit leur obédience, s'accordent pour condamner toute immixtion d'une religion dans la vie politique, économique, sociale, culturelle et en particulier dans le domaine de l'éducation. « L'Église est une affaire privée, pas une affaire publique ». (P. Burnat et C. de Villeneuve, Les francs-maçons des années Mitterrand, p.63-64).

 

- Texte insistant sur la neutralité de l'État

 

(...) la laïcité, c'est-à-dire (...) l'État neutre entre les religions, tolérant pour tous les cultes et forçant l'Église à lui obéir en ce point capital. (E. Renan, cité par le dictionnaire Le Robert).

 

- Texte insistant sur la séparation

 

Texte du juriste Capitant définissant la laïcité :

 

Conception politique impliquant la séparation de la société civile et de la société religieuse, l'État n'exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique.

(Cité par le dictionnaire Le Robert)

 

- Textes insistant sur la souveraineté populaire

 

Nos lois, nos institutions ne sont pas fondées sur les droits de Dieu mais bien sur les droits de l'homme (...). Elles n'agissent pas (...) par la grâce de Dieu mais au nom de la nation et avec une autorité purement humaine.

La laïcité est le corollaire de la souveraineté populaire.

L'homme-citoyen est dieu ; et il n'y a pas d'autre dieu que l'homme-citoyen. [3]

 

Pour rester en conformité avec la théorie, il faudrait dire "la souveraineté populaire est le corollaire de la laïcité" et non l'inverse. Quoi qu'il en soit, l'étroite liaison entre les deux est ici bien affirmée.

 

·   Laïcité radicale et laïcité limitée

Tant qu'il y eut en France un certain degré de pratique religieuse, le principe de laïcité [la religion est affaire strictement privée, ce qui entraîne l'interdiction de toute forme de culte public et de propagande religieuse] ne pouvait pas être affiché officiellement ; il ne se trouvait guère exprimé que dans des propos maçonniques. Les partisans de la laïcité se contentaient de mettre en évidence les deux premiers corollaires (neutralité de l'État et séparation Église-État d'une part ; souveraineté populaire d'autre part).

Il en résulte deux théories de la laïcité :

-      la théorie de la laïcité radicale, celle qui vient d'être décrite : elle affiche le principe; elle exige la neutralité pour tout "l'espace public" [4] et pas seulement pour l'État et ses services ;

-      la théorie de la laïcité limitée : elle n'affiche pas le principe ; elle n'exige la neutralité que pour l'État et ses services ; elle correspond à la loi de séparation de 1905. [5]

 

2. PRATIQUE de la laïcité

 

·   Une théorie en partie inapplicable :

 

- L'impossibilité de la neutralité scolaire

L'expression même de "neutralité scolaire" se présente comme une contradiction dans les termes. Toute éducation, même dite "nationale", transmet une certaine vision du monde, un système de valeurs.

 

Il aurait fallu définir la neutralité scolaire, écrivait Alphonse Aulard [6] en 1906, et je défie bien le plus ingénieux de nos philosophes politiques de formuler une définition, même médiocre, d'un mot qui, si peu qu'on y réfléchisse, n'offre aucun sens, ou n'offre qu'un sens absurde.

 

- La neutralité de l'État moins crédible encore aujourd'hui qu'en 1906

 

II ne peut y avoir neutralité là où il y a action directe sur la pensée la plus générale. Or, depuis plus d'un siècle, l'État a accru ses moyens d'action sur la pensée des citoyens : à l'Éducation natio­nale devenue une gigantesque entreprise (plus de 1 100 000 fonc­tionnaires) sont venus s'ajouter la radiotélévision d'État, les théâtres nationaux, les maisons de la culture... Comment pourrait être neutre en matière religieuse, morale, philosophique un pouvoir disposant d'instruments aussi puissants d'action idéologique qui ne peuvent être utilisés de façon "neutre" ?

 

- L'impossible séparation de l'État à l'égard de tout pouvoir spirituel

 

II est dans l'ordre des choses que la force obéisse toujours à un certain esprit, que la politique en acte corresponde à une certaine conception de l'homme et de sa destinée, autrement dit à une certaine philosophie politique; il est dans l'ordre des choses qu'il y ait toujours un ou plusieurs pouvoirs spirituels pour inspirer l'action de l'État. Quand l'Église catholique est cantonnée dans ses sacristies et dépouillée de son rôle de pouvoir spirituel, elle se voit aussitôt remplacée par telle ou telle religion ou idéologie, elle-même soutenue par tel ou tel appareil. Proudhon l'avait déjà constaté :

La papauté abolie, vingt pontificats pour un vont surgir, depuis celui du père Enfantin [7]  jusqu'à celui du grand-maître des francs-maçons. [8]

 

·   Une théorie qui sert de paravent

A quoi sert la théorie de la laïcité si elle s'avère partiellement inapplicable ? Essentiellement à masquer la domination sur l'État de religions ou d'idéologies en partie occultes... principalement maçonniques. C'est en ce sens qu'il faut comprendre la célèbre déclaration de René Viviani, l'un des chefs francs-maçons de la 3ème République, [9] déclaration faite en 1906 :

II faut en finir avec la neutralité scolaire et user de contrainte légale à l'égard des familles. On vous parle de neutralité scolaire, mais il est temps de dire que la neutralité scolaire n'a jamais été qu'un mensonge diplomatique et une tartuferie de circonstance. Nous l'invoquions pour endormir les scrupuleux et les timorés, mais, maintenant, il ne s'agit plus de cela, jouons franc-jeu. Nous n'avons jamais eu d'autre dessein que de faire une Université anti-religieuse et anti-religieuse d'une façon active, militante, belliqueuse. [10]

En fait, que trouvons-nous sous couvert de laïcité ? Des hommes et des institutions qui ont pour objectif de séculariser toutes les activités sociales et politiques et de les faire passer sous la domination de la religion maçonnique de l'homme qui s'est fait dieu.[11]

 3. ÉGLISE ET LAÏCITÉ

 

·   Rappel de la doctrine de l'Église sur les rapports entre pouvoirs spirituel et temporel, entre l'Eglise et l'État

1. Distinction du naturel et du surnaturel

Le droit divin - qui vient de la grâce - ne détruit pas le droit humain qui vient de la raison naturelle.

2. Indépendance de l'Église dans son ordre

L'Église (la société religieuse) est fondée sur le droit divin ; elle constitue une société parfaite ; [12] elle vit de son droit propre et non de privilèges ; elle doit rester indépendante dans sa sphère.

3. Indépendance de l'État dans son ordre

L'État (la société civile) est fondé sur le droit humain ; il constitue une société parfaite ; il agit dans sa sphère en vertu de droits qui lui sont propres.

4. Union de l'Église et de l'État

II est nécessaire qu'il y ait entre eux un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui, dans l'homme, constitue l'union de l'âme et du corps.

(Léon XIII, encyclique Immortale Dei).

5. Subordination du temporel au spirituel, de l'État à l'Église

Le pouvoir temporel est subordonné au spirituel en tant que ce dernier est tel : gardien des principes, maître de la doctrine, de la morale, de la foi ; magistère suprême en tout ce qui est substance, orthodoxie de l'enseignement. Et nullement un spirituel érigé en recteur, organisateur, gouverneur, défenseur direct du temporel. [13]

6. Le Christ-Roi

Les pouvoirs spirituel et temporel sont donc distincts, souverains dans leur ordre, ordonnés l'un par rapport à l'autre.

Le Christ est chef de l'un et de l'autre : il est à la fois chef de l'Église et roi des nations.

 

·   Avant Vatican II, la laïcité est condamnée

 

 - Cardinal Pie

 

Dire que Jésus-Christ est le Dieu des individus et des familles et n'est pas le Dieu des peuples et des sociétés, c'est dire qu'il n'est pas Dieu. Dire que le christianisme est la loi de l'homme individuel et n'est pas la loi de l'homme collectif, c'est dire que le christianisme n'est pas divin. Dire que l'Église est juge de la morale privée et qu'elle n'a rien à voir à la morale publique, c'est dire que l'Église n'est pas divine. [14]

 

 - Léon XIII

 

…Les sociétés politiques ne peuvent sans crime se comporter comme si Dieu n’existait pas.

(Encyclique immortale Dei, 1 novembre 1885)

 

La justice interdit, la raison interdit que l’État soit athée ou, ce qui reviendrait à l’athéisme, qu’il se comporte de la même manière à l’égard des religions diverses (comme on l’a dit), et qu’à chacune d’elles les mêmes droits soient accordés.

(Encyclique Libertas, 20 juin 1888)

 

 - Saint Pie X

 

Cette thèse (de la séparation de l'Église et de l'Etat) est la négation très claire de l'ordre surnaturel. Elle limite en effet l'action de l'Etat à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques; et elle ne s'occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière, qui est la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin. Et pourtant l'ordre présent des choses, qui se déroule dans le temps, se trouvant subordonné à la conquête de ce bien suprême et absolu, non seulement le pouvoir civil ne doit pas faire obstacle à cette conquête, mais il doit encore nous y aider. [15]

 

 - Pie XI

 

Toutes les fois que par "laïcité" on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangers à Dieu et à la religion, Nous réprouvons entièrement cette laïcité et Nous déclarons ouvertement qu'elle doit être réprouvée. [16]

 

 - Assemblée des cardinaux et archevêques de France

 

... Comme les lois de laïcité [17] attentent aux droits de Dieu, comme elles nous atteignent dans nos intérêts spirituels, (…) nous avons le droit et le devoir de les combattre et d'en exiger, par tous les moyens honnêtes, l'abrogation.

 

 

·    Après Vatican II, la laïcité limitée est en bonne partie approuvée

 

- L’influence du concile Vatican II

 

La déclaration conciliaire sur la liberté religieuse oblige l'État à accorder la liberté des cultes à toutes les religions (sous réserve que l'ordre public juste soit sauf); elle lui interdit toute discrimination pour motif religieux; elle déclare que l'État dépasse ses limites s'il s'arroge le droit d'empêcher des actes religieux (articles 3 et 6).

 

Elle introduit ainsi une doctrine nouvelle qui, dans la pratique, conduit à la neutralité de l'État, et qui se trouve très proche de ce que nous avons appelé « laïcité limitée » (celle de la loi de séparation de 1905). [18]

 

- La laïcité vue par Jean-Paul II

 

La laïcité n’est pas le laïcisme ! Elle n'est autre que le respect de toutes les croyances de la part de l'État, qui assure le libre exercice des activités cultuelles, spirituelles, culturelles et caritatives des communautés de croyants. Dans une société pluraliste, la laïcité est un lieu de communication entre les diverses traditions spirituelles et la nation. (…) Un sain dialogue entre l’État et les églises - qui ne sont pas des concurrents mais des partenaires - peut sans aucun doute favoriser le développement intégral de la personne humaine et l'harmonie de la société. [19]

 

Pour sa part, la non-confessionnalité de l'État, qui est une non-immixtion du pouvoir civil dans la vie de l'Église et des différentes religions, comme dans la sphère du spirituel, permet que toutes les composantes de la société travaillent ensemble au service de tous et de la communauté nationale.[20]

 

En approuvant la non-confessionnalité, autrement dit la neutralité de l’État, Jean Paul II admet l’une des caractéristiques essentielles de la laïcité limitée.

 

- La laïcité vue par Benoît XVI

 

Comme Jean Paul II, Benoît XVI approuve la neutralité de l’État :

 

Ce que je trouve fascinant aux Etats-Unis, c'est qu'ils ont commencé avec un concept positif de laïcité car ce nouveau peuple était composé de communautés et de personnes qui avaient fui les Églises d'État et voulaient avoir un État laïc qui offre des possibilités à toutes les confessions, pour toutes les formes de pratique religieuse. Ainsi est né un État délibérément laïc : ils étaient opposés à une Église d'État. Mais l'État devait être laïc justement par amour pour la religion dans son authenticité, qui ne peut être vécue que librement. Et ainsi nous trouvons cet État délibérément et résolument laïc, mais précisément à cause d'une volonté religieuse, pour donner de l'authenticité à la religion. Et nous savons qu'Alexis de Tocqueville, en étudiant l'Amérique, a vu que les institutions laïques vivent avec un consensus moral de fait qui existe entre les citoyens. Ceci me semble un modèle fondamental et positif. [21]

 

 - La laïcité vue par l’Épiscopat Français

 

Le fait constaté

 

Le changement d’attitude de l’Église catholique vis-à-vis de la loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. [22]

Principal motif de ce changement

 

Je me contenterai de signaler deux textes forts du Concile Vatican II qui ont marqué une étape importante de la prise de conscience nouvelle par l’Église de ses relations à la société et à l’État : la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae (…) et la constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps (Gaudiun et spes, n° 76, 3). [23]

 

La laïcité limitée, type loi de 1905, autrefois condamnée, est aujourd’hui acceptée ; et déjà depuis plus de cinquante ans : en 1958, lorsque la constitution de la cinquième République fut soumise à un référendum, l’Épiscopat de s’y opposa pas malgré son article 2 qui proclamait « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale… »

 

·     Conclusion

 

Comme l’a fait remarquer Mgr Ricard, il y eut, du fait du Concile Vatican II, « une prise de conscience nouvelle par l’Église de ses relation à la société et à l’État ». Une doctrine nouvelle est venue remplacer la doctrine traditionnelle.

 

Restons fidèles à la doctrine traditionnelle, celle de la Royauté sociale de Notre-Seigneur, et combattons son antithèse : la laïcité. Et ne nous laissons pas prendre au piège des expressions « laïcité d’ouverture », « laïcité apaisée », « laïcité positive ».[24]

 

 



[1] Cet aide-mémoire reprend les textes les plus importants figurant dans les brochures AFS Connaissance élémentaire de la laïcité (140 p.) et La laïcité, « pierre angulaire du pacte républicain » (30 p.)

[2] Voir citation du cardinal Pie, ci-dessous, p.13.

[3] Ferdinand Buisson, La foi laïque, cité par Paul Courcoural, La fin de la querelle. Ferdinand Buisson (1841-1932), protestant, fut l’un des pères de l’école laïque : il dirigea l’enseignement primaire de 1880 à 1896 sous vingt-sept ministres successifs.

[4] Expression de Jacques Chirac dans son discours du 17 décembre 2003

[5] Loi de séparation des Églises et de l’État, toujours en vigueur et dont le centenaire a été célébré avec faste en 2005.

[6] Célèbre professeur à la Sorbonne ; texte cité par E. Barbier, Histoire du catholicisme libéral et social, t.V, p 153 (Ouvrage réédité par les éditions Delacroix).

 

[7] Prosper Barthélémy Enfantin (1796-1864), ingénieur et socialiste français, principal propagateur de l'école socialiste saint-simonienne qui prit l'allure d'une véritable religion.

[8] Texte du 7 septembre 1862 cité par Charles Maurras, La démocratie religieuse. p.480. Proudhon (1796-1864) fut socialiste et hostile à la lutte des classes.

[9] René Viviani (1863-1925). Dirigeant du parti socialiste. Premier titulaire du Ministère du Travail (1906). Ministre de l'Instruction publique, Président du Conseil.

[10] Cité par E. Barbier, op.cit., t.V p.117.

[11] Cf. la brochure AFS Connaissance élémentaire de la franc-maçonnerie.

[12] Une société spirituelle ou temporelle est dite « parfaite » quand elle dispose par elle-même des moyens nécessaires pour atteindre sa fin. Selon cette définition seuls l’Église et l'État peuvent être dits « sociétés parfaites ».

[13] Jean Ousset, Mission politique des laïcs.

[14] Œuvres, t.V, p.434.

[15] Encyclique Vehementer du 11 février 1906 – Souligné par nous.

[16] Encyclique Maximam gravissimamque du 18 janvier 1924.

[17] Les lois de laïcité comprennent, entre autres, la loi de séparation de 1905, la loi de dévolution du 13 avril 1908, les lois scolaires.

[18] Cf. la brochure AFS La liberté religieuse trente ans après Vatican II.

[19] Discours au corps diplomatique, 13 janvier 2004.

[20] Lettre du 11 février 2005, adressée à l’épiscopat français à l’occasion du centenaire de la loi de séparation de 1905. Souligné par nous.

[21] Benoît XVI, entretien accordé aux journalistes pendant le vol aux Etats-Unis d’Amérique (15 avril 2008).

[22] Déclaration à la commission Stasi de Mgr Ricard, président de la conférence des évêques de France, 24 octobre 2003.

[23] Ibid.

[24] Cf. l’éditorial du n°201 (février 2009) de l’AFS.

 

 
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