Démographie et défense
Il y a sans conteste un lien entre décadence grecque et chute démographique, entre l'effondrement de la population byzantine et la chute de Constantinople en 1453. Or, nous connaissons un hiver démographique persistant. Michel Berger pose ici deux questions pour cerner les rapports des variations démographiques à la défense. Cet article a d'abord paru dans la revue «Conflits actuels», dans son numéro 6 de l'automne 2000 (*). Nous remercions son directeur de nous avoir autorisés à le publier dans l'A.F.S. Conflits actuels : BP 305-16, 75767 Paris cedex 16

«L'importance de la démographie en géopolitique est communément admise. «Il n'est de richesse que d'hommes» : le bon sens reconnaît la valeur de l'adage et admet en conséquence que cette richesse tient une place essentielle tant dans les relations internationales que dans la gestion interne des États. Dépassant le cadre de "l'arithmétique politique", la démographie est le reflet direct d'une composante morale. Elle mesure le potentiel des groupes humains, des civilisations ou des religions; elle est la biologie des nations»[1].
Concrètement, dans le domaine particulier de la Défense, deux questions se posent : y a-t-il corrélation entre croissance démographique et guerre? La crise de la démographie induit-elle une faiblesse de la défense ? Ces questions ne sont d'ailleurs pas indépendantes, la croissance ou la décroissance ne devant pas être seulement envisagées dans l'absolu. Les évolutions relatives créent, en effet, des déséquilibres, à l'échelle régionale ou planétaire, qui accentuent les effets intrinsèques des phénomènes locaux.
Nous intéressant plus particulièrement au cas de la France, c'est davantage à la seconde de ces questions que nous voulons répondre, après avoir proposé quelques réflexions à propos de la première.
• Le mythe de la surpopulation
De façon générale, ce que l'on appelle la surpopulation est considéré comme la cause de tous les maux. Aujourd'hui, la «pensée» écologiste y voit la source de menaces graves pesant sur les conditions de vie sur la terre (accroissement de l'effet de serre, trou d'ozone, réduction de la biodiversité, tarissement des ressources naturelles, pénurie d'eau, sans parler de la faim dans le monde). «Sans planning familial, soyons préparés à de nouveaux génocides écologiques». «Au fur et à mesure que la guerre froide s'éloigne, le milieu est en train de devenir le problème numéro un de la sécurité internationale»[2]. Pascal Bernardin a clairement montré que ces thèmes n'étaient que prétexte au développement d'une idéologie mondialiste et, finalement, à une nouvelle conception de l'homme[3].
La croissance de la population, notamment au sud de la planète, a été assimilée à un phénomène explosif : la bombe «P». On sait aujourd'hui que le terme d'explosion n'est pas justifié - l'apocalypse est déprogrammée et que le XXIème siècle ne verra pas la croissance exponentielle, longtemps envisagée par méconnaissance ou manipulation des mécanismes démographiques. Ce siècle sera plutôt celui d'un vieillissement généralisé.
Mais, d'une part, il s'agit là de projections qui laissent ouverte une assez large plage d'incertitude et d'autre part la baisse du «taux de croissance» ne modifie pas immédiatement les effets du «potentiel de croissance» que représente la jeunesse du Tiers-Monde.
La question d'un lien direct entre surpopulation et guerre reste donc actuelle. Malthus affirmait : «en prévenant tout excès de la population on supprimerait à la fois une des premières causes et le principal moyen de la guerre offensive»[4]. De son côté, le polémologue Bouthoul, reprenant une thèse ancienne, intitule un de ses livres L'infanticide différé, suggérant par là que la fonction de la guerre est de fournir une certaine régulation démographique. Alfred Sauvy a montré que ces opinions ne résistaient guère à l'examen[5].
• Les risques graves d'une évolution démographique à plusieurs vitesses
Il ne faudrait cependant pas négliger pour autant l'impact d'un peuplement différentiel dans la genèse des conflits. Une croissance rapide bouleverse des équilibres tant par le poids que prennent alors des minorités à l'intérieur d'un groupe que par une certaine nouvelle distribution des cartes sur l'échiquier mondial. Ainsi, que la population musulmane soit passée de 300 millions vers 1945 à plus d'un milliard au début des années 90 n'est pas sans lourdes conséquences. Et ce n'est pas sans raison que ceux qui font de la croissance démographique la plus grave menace pour l'avenir de l'humanité sont les pays riches en voie de rapide dépeuplement, soucieux de sauvegarder leurs privilèges. On peut à ce propos citer les études commandées par le président Nixon et exécutées par Kissinger dans les années 70. Elles ont conduit en 1974 à un document, aujourd'hui déclassifié : le National Security Study Memorandum (NSSM 200).
La crainte de voir l'accroissement de la population devenir une incitation à la compétition pour le contrôle des matières premières y est clairement exposée, ainsi que le programme faisant de la politique de limitation des naissances un enjeu stratégique. Les agressions contre la vie humaine devenaient un aspect capital de la stratégie de la domination du monde.
Indépendamment de tout jugement moral sur une telle entreprise, on peut affirmer que l'erreur n'est pas dans le diagnostic mais elle est de croire - ou de laisser croire - que le désordre doit être enrayé par un contrôle strict des naissances, imposé notamment aux pays en voie de développement[6] alors qu'il provient de la chute rapide de la natalité dans les pays occidentaux.
• Défense et chute de la démographie : les leçons de l'histoire
L'histoire est riche de leçons sur le lien entre le déclin des nations
- la perte de leur identité et le déclin démographique. La grandeur de la Grèce s'est achevée sur un crépuscule démographique provoqué par des facteurs moraux (homosexualité, avortements, abandon des enfants, absence de vie familiale). La dégénérescence de l'instrument militaire romain sera le reflet de la dégradation progressive du corps social, marqué en premier lieu par la chute de la natalité. C'est ainsi que Rome a été amenée à faire plus fréquemment appel aux troupes barbares qui par la suite se retourneront contre leur protecteur. La raison de la chute de Byzance en 1453 après des siècles d'un rayonnement incomparable sont certes nombreuses mais on ne peut négliger l'effet produit par le déclin démographique catastrophique de Constantinople passée de 200.000 habitants sous Justinien à moins de 50.000. Il ne restera guère plus de 5000 hommes valides sur les remparts. «La lointaine leçon de la chute de Byzance est que l'alliance de la technique et du savoir-faire peuvent suppléer, mais pour un temps seulement, à l'insuffisance de la ressource humaine et à la perte de l'identité du groupe qui fonde la raison de vivre ensemble de toute communauté humaine»[7].
Poursuivons notre survol de l'histoire pour éclairer cette affirmation de Vauban : «La grandeur des rois se mesure par le nombre des sujets»[8], ou celle plus récente d'Aristide Briand : «Je fais la politique (étrangère) de notre natalité»[9].
L'évolution de la place de la France dans le monde est à ce sujet significative. Au XVIIe siècle, elle est le pays le plus peuplé d'Europe[10] ; elle est alors première en Europe et dans le monde. La langue française est celle des relations diplomatiques internationales. Au XIXème siècle, alors que sa population croît de 47%, celle du Royaume-Uni augmente de 272%. Ce dynamisme démographique exceptionnel permet à l'Angleterre d'affirmer sa présence dans le monde entier, alors que la place géopolitique de la France décline en Europe.
A l'échelle mond
iale, lorsque les Nations unies admettent en 1971 la Chine populaire à la place de Taïwan au Conseil de sécurité, elles prennent en compte, en fait, une population qui avec ses 800 millions d'habitants représente 50 fois celle de Taïwan, qui connaît cependant une remarquable réussite économique. Le droit des peuples n'est pas indifférent à leur poids démographique. Gérard-François Dumont, analysant la démographie du monde arabe, souligne que l'importance du nombre donne à l'Egypte la première place. Bien qu'elle ne soit que le sixième pays à majorité musulmane, elle est le pays arabe le plus peuplé. Le Caire peut alors servir de cadre aux négociations; elle est le siège de la ligue arabe et le président Egyptien peut jouer un rôle important dans les relations avec Israël.
La construction européenne a connu un nouveau virage avec la réunification de l'Allemagne, en raison de l'apport en ressources humaines de l'Allemagne de l'Est sans relation immédiate avec sa situation économique.
La signature de l'Accord de libre échange Nord-Américain (ALENA) entre Canada, États-Unis et Mexique s'explique, en partie, par le souci d'encourager le développement du Mexique pour jouer sur son expansion démographique, source de migration des mexicains vers le Nord.
Il faudrait également insister sur l'importance des diasporas pour renforcer la place d'une nation dans le monde; on devrait alors constater la faible propension des Français à émigrer.
Enfin les choix politiques sont, de façon évidente, liés, non seulement aux données absolues de population mais aussi aux valeurs relatives et aux évolutions différentielles. Nous avions déjà évoqué ces phénomènes à propos des effets de la surpopulation. L'influence des nombres est ici renforcée par des «professions de foi» démocratiques. L'histoire des décolonisations, celle des relations France-Algérie, celle du démantèlement de l'apartheid en Afrique du Sud, celle du Liban, fait intervenir un faisceau de facteurs (actions diplomatiques étrangères, menaces de sanctions économiques...), mais figurent en bonne place les différentiels démographiques[11]. La situation actuelle en Méditerranée est très fortement marquée par les différences de pression démographique entre les rives Nord et Sud.
• L'efficacité du nombre dans la guerre
Parmi les faits que nous avons relevés, certains établissent le lien entre démographie et efficacité militaire. Qu'en est-il aujourd'hui La technologie rend-elle inutiles les bataillons ?
Le général Le Borgne[12] note que cette efficacité du nombre a évolué en sinusoïde. Aux armées de métier des siècles classiques, conduisant des guerres à objectif mesuré par des moyens soumis au «jus in bello», à cette guerre des princes a succédé avec la révolution française la guerre des peuples, avec la nation en armes et la dérive vers la guerre totale. Essor démographique et puissance militaire paraissent alors clairement complémentaires. L'arme nucléaire modifie ce rapport, on parlera de pouvoir égalisateur de l'atome. La dissuasion établit un relatif équilibre entre faible et fort. Cependant, face au subtil discours sur lequel elle repose, tous les pays ne réagissent pas de la même manière, car intervient alors leur aptitude au sacrifice ou leur «capacité d'encaisse nucléaire». La démographie et la religion y jouent leur rôle.
Dans les armées modernes, de moins en moins d'hommes servent des machines de plus en plus précises. Certains ont conclu, trop rapidement, que c'était la machine qu'il fallait casser et que tuer n'intéressait plus. Or, on notera que dans le même temps on réalisait la «bombe à effets collatéraux renforcés» (bombe à neutrons), arme essentiellement anti-personnel. La guerre technologique s'est superposée à la guerre telle qu'elle était menée précédemment; elle ne s'y est pas substituée. Elle a révolutionné l'art de la guerre dans les milieux continus (espace, mer), mais sur la surface terrestre, les spécificités du terrain et les possibilités de manœuvre peuvent la rendre inopérante.
«Les guerres se font peut-être avec des armes mais ce sont des hommes qui les gagnent», disait le général Patton. Commentant ces propos, Marc Défourneaux[13] écrit, qu'un demi-siècle plus tard, cette affirmation reste fondamentale. «Les nations industrialisées feraient bien de la méditer, car à mesure qu'elles accèdent à la capacité technologique... il leur arrive de perdre la capacité morale d'exposer leurs hommes pour défendre leurs principes». Il est vrai, ajoute-t-il, qu'au taux de natalité actuel, l'homme devient une denrée rare. On ne saurait évidemment blâmer le souci de protéger nos soldats. Cependant, la raison d'être d'une armée est de devoir être exposée et son honneur est d'accepter les risques et les sacrifices. Dans un pays vieilli et en voie de dépeuplement, les ressources en vies humaines ainsi engagées se trouvent rapidement en baisse.
Par ailleurs, la période actuelle a vu se développer des idéologies de masse.
«On connaît la puissance de la défense populaire dont Jaurès attendait un effet dissuasif par le nombre et la détermination[14] et dont l'Iran islamiste, face à l'Irak, a démontré l'efficacité dans les premiers mois de leur guerre. On connaît mieux encore la force, infiniment plus grande, de la guerre révolutionnaire selon Mao Tse Toung, où le peuple est non seulement nombre mais encore vérité»[15].
De même le Djihad ne serait-il pas capable d'enflammer des peuples ? Enfin, avec des millions de pauvres gens, ne peut-on pas envahir des pays apparemment puissants, mais matériellement désarmés devant le nombre, et psychologiquement affaiblis ? Ainsi, s'il est possible de dire que la technique, même limitée aux armements classiques, a modifié la conduite de la guerre et d'une certaine façon la part prise par l'homme dans cette activité, la démographie demeure un facteur d'efficacité et offre d'autres modes opératoires adaptés à des conflits plus révolutionnaires.
• Démographie et esprit de défense
Nous avons à diverses reprises laissé entendre qu'un déclin démographique traduit, en même temps qu'il entraîne, une moindre résistance psychologique et une décomposition à l'intérieur. Les risques nouveaux de vulnérabilité liés à l'insuffisante fécondité sont de divers ordres. En fait, tous les secteurs de la société sont touchés.
Le vieillissement[16] «est un des périls les plus redoutables qui menacent les pays riches»[17]. Responsable de dépenses sociales allant en augmentant (pensions, santé...), il impose, d'une part des contraintes budgétaires dont la Défense risque toujours de supporter le poids. Et, d'autre part, les adultes ne pourront supporter longtemps la charge croissante des vieillards qui, en raison de leurs poids électoral bénéficient de la démagogie de leurs représentants. Cette tension inter générations peut devenir un facteur grave de division. La Défense exige par ailleurs des investissements; une programmation à moyen terme est nécessaire; or une population vieillissante est davantage portée à la consommation qu'à l'épargne.
La monnaie unique européenne peut accroître les difficultés en privant les nations membres de toute souplesse pour ajuster les dépenses à leurs soucis respectifs. On ne peut pas s'attendre à ce que les nations moins vieilles volent au secours des nations plus vieilles. Cette situation est, elle aussi, porteuse de tensions, voire de conflits.
La pression migratoire ne peut que croître. Elle sera, indubitablement, un des grands défis du XXIème siècle. Sans adopter les chiffres provocateurs récemment publiés quant aux besoins de l'Europe (150 millions d'immigrés), il est certain qu'une partie de cette présence étrangère sera certainement nécessaire pour combler les vides du marché du travail en de nombreux secteurs. Quant à l'immigration subie, on peut craindre qu'aucune réglementation ne puisse la contenir dans le contexte actuel de notre natalité et la politique d'intégration, choisie par la France, de préférence à une politique d'assimilation, ne laisse aucune chance à un déroulement pacifique de ce que certains ont pu caractériser d'«invasion». On ne peut que s'inquiéter de la reconnaissance de la double nationalité et du souci de développer une société multiculturelle dont on sait qu'elle ne peut devenir que multi conflictuelle.
Dans de telles conditions, peut-on encore parler aujourd'hui d'esprit de défense? Il faudrait d'abord connaître ce que l'on veut défendre. Or, une fécondité moindre entraîne un affaiblissement de la mémoire. «En effet, la culture ne se transmet pas d'abord à travers des livres ou des ordinateurs. Les vecteurs de la culture, ce sont les hommes qui enrichissent celle-ci en même temps qu'ils la recueillent. Or des arts, des métiers, des disciplines vont s'appauvrir»[18].Il n'y a pas de civilisation qui perdure sans homme pour la nourrir, l'entretenir et la perpétuer. L'immigration vient aggraver cette perte de mémoire en brouillant la notion d'identité.
Le déclin démographique est enfin le fruit d'une corruption morale grave. L'esprit de défense est incompatible avec l'esprit qui imprègne notre «culture de mort», expression très exacte de Jean-Paul II. L'esprit de défense, c'est le vouloir-vivre national. Le nombre des berceaux en est la mesure. Une nation qui tue ses enfants a-t-elle un avenir ?
Ce déclin n'est cependant pas une fatalité. Nous sommes au crépuscule et certes les données démographiques sont lourdes à redresser ; l'hystérésis est important, le redressement ne peut être que lent. Il repose sur une juste conception de la famille. Le premier volet d'une politique de défense est une véritable politique familiale. Une nation qui tue ses enfants a-t-elle un avenir ?
Le premier volet d'une politique de défense est une véritable politique familiale.
Michel Berger
[1] J.C. Chesnais, directeur de recherche à l'INED. Article de la revue Défense nationale (avril 1996).
[2] Michael Oppenheimer, membre du Council of foreign relations (CFR) dans le New- York Times du 27 mars 1990
[3] Pascal Bernardin, L'empire écologique. Édition N.D. de Grâces. L'auteur démontre l'absence de fondement scientifique de la thèse selon laquelle le climat et l'écosystème de la planète seraient gravement menacés par l'homme présenté comme parasite de la nature. Texte à l'appui, il montre que ce mythe d'une menace globale sert de justification à la mise en place d'une «gouvernance mondiale», aux multiples ramifications (politique, économique...) et cache une démarche vers une religion sans transcendance, celle du Nouvel-âge
[4] Essai sur le principe de population, cité par les publications Éthique et Population n°4, mai 2000
[5] Malthus et les deux Marx. Ed. Denoël-Gonthier 1963 (même numéro d'Éthique et Population)
[6] Les pays visés par le rapport Kissinger étaient : l'Inde, le Mexique, l'Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Thaïlande, l'Egypte et la Colombie
[7] Voir Yves-Marie Laulan, Les nations suicidaires - Ed. F.X. de Guibert, 1998
[8] Vauban, Projet d'une dîme royale (1706), cité par G.F. Dumont Le Monde et les hommes, éd. Litec (1995). Le chapitre 4 de cet ouvrage avait fait l'objet d'un article du numéro d'avril 1998 de la revue Défense nationale
[9] Propos tenus devant le Parlement pour justifier un rapprochement avec l'Allemagne
[10] 22 millions d'habitants. La Russie n'en a que 14 millions et l'Empire d'Autriche 11 millions
[11] En Afrique du Sud, de 1970 à 1990, la population noire a augmenté de 61% (avec de plus un fort renforcement de la population urbaine), taux double de celui des Blancs (pour lesquels la proportion de plus de 65 ans était alors deux à trois fois plus importante que dans les autres ethnies).
[12] Article : «La guerre et le nombre», revue Défense nationale, de février 1995
[13] Directeur au sein de l'OTAN du centre technique chargé de l'étude des munitions à risques atténués. Nous citons ici, deux de ses articles : «guerre des armes, guerre des hommes» et «Force des armes, force des hommes» dans les numéros d'avril 1994 et avril 1995 de la revue Défense nationale
[14] Cette thèse a été en partie reprise dans les années 80 par des défenseurs de la non-violence dans un ouvrage intitulé La dissuasion civile
[15] Général Le Borgne, article cité (D.N., février 1995).
[16] L'âge médian, âge qui divise une population en parties égales est de 25 ans dans les pays en voie de développement et il est de 40 ans dans les pays développés
[17] Michel Schooyans, Le crash démographique, éditions Fayard, 1999
[18] Michel Schooyans, ouvrage cité





