Du politique poursuivant le bien commun
comme condition de la cité catholique
Les éditions IRIS ont entrepris courageusement de mettre à la disposition de ceux d'entre nous qui maîtriseraient mal la langue d'el manco de Lepanto les ouvrages de Julio Meinvielle.
De cet auteur nous ne disposions à ce jour en texte français que de :
De Lamennais à Maritain, édition Cité Catholique 1956,
De la cabale au progressisme, 1998
Correspondance avec le RP Garrigou-Lagrange, éd ACRF 2001,
Critique de la conception de Maritain sur la personne humaine, éd Epheta 1993.
Ce dernier ouvrage est, il est vrai, singulièrement fondamental pour ce qui est de la philosophie politique.
Nous pouvons désormais nous procurer dans les bonnes librairies :
Conception catholique de la politique, 1932, éd Iris pour le texte français 2009.
I La première condition d'une Cité chrétienne, la politique traditionnelle
Il arrive parfois qu'un lecteur - quelque peu fatigué des ouvrages politiques se bornant à une critique, certes justifiée, de la modernité - souhaite un document facilement accessible présentant la science politique traditionnelle. Dans le but avoué de travailler à la restauration du bien commun politique. Cette recherche légitime est difficilement satisfaite car la plupart des études sur la question sont contaminées dans notre famille de pensée par le surnaturalisme ou l'augustinisme (voir note 10), autrement dit par l'utopie politique. A les lire attentivement on constate que ces ouvrages sont finalement apolitiques ou parfois même antipolitiques.
D'ou le grand intérêt de la synthèse de J. Meinvielle. Ce qui retient surtout l'attention en première lecture tient en un adage et un paragraphe.
Voyons d'abord l'adage :
« Mais un État chrétien est impossible tant qu'il n'y a pas d'État du tout... »
De cet État classique, J. Meinvielle fait un exposé méthodique dont nous proposons quelques extraits significatifs ci-après.
Quant au paragraphe qui est le complément indispensable de l'adage, il resitue l'ordre naturel des choses - dont la politique est le dispositif central - par rapport au Créateur :
« L'autre visage du bien commun immanent regarde Dieu, bien commun transcendant vers lequel il (l'homme) se sent attiré. La société, comme nous l'avons dit, est quelque chose de naturel à l'homme : elle est issue de Dieu et retourne à Lui. Aussi cette inclination qui meut l'homme et la société vers Dieu, bien commun (extrinsèque), fin ultime et suprême, est aussi cause de tous les biens, y compris du bien social, vers lesquels l'homme tend sans cesse. Voilà pourquoi l'homme et la société se sentent aiguillonnés par l'aspiration inépuisable vers le progrès : le progrès vers la vérité et le bien dont la plénitude n'est qu'en Dieu. Aussi le bien commun temporel de toute société est-il divin parce qu'il vient de Dieu et conduit à Dieu .
II D'utiles rappels sur le politique
« Il est nécessaire d'avoir un concept exact du surnaturel pour ne pas l'identifier avec ce qui est simplement divin. Il y a un ordre divin naturel et un autre surnaturel. »
- Le politique n'est pas une conséquence de la faute originelle:
« Même dans l'état d'innocence, les hommes auraient vécu en société (Thomas d'Aquin st, ST, Ia, q 96, a 4 c) et (qu') ils auraient exercé l'autorité sur les autres (ibid.) ».
- Contre le moralisme politique que l'auteur contredistingue ici de la véritable morale naturelle:
« Il convient d'aller au-delà d'un concept étroit et faux de la nature morale de la politique. L'erreur pourrait procéder de ce que pour beaucoup la morale, loin d'être une réalité profondément humaine qui se confond avec les plus nobles exigences de la nature rationnelle de l'homme, est comme un moule étroit et forgé par avance, dont la seule fonction est de limiter toutes les aspirations humaines. La morale se transforme alors en moralisme, sorte de compendium des préceptes plus ou moins convenables. Il s'agit là d'une erreur gravissime. »
« Ce qui ne signifie pas qu'elle (la politique) doive gouverner les citoyens pour les mener à la vie éternelle : elle n'en a ni le pouvoir, ni la capacité. »
- Le personnalisme, mauvais argument contre le totalitarisme:
« Nous avons garde de condamner l'erreur de l'absolutisme ou de l'étatisme en recourant à la fausse distinction entre individu et personne. »
- L'homme est une partie de ce tout qu'est la société-État et la société-Église mais sans être instrumentalisé, puisqu'il conserve néanmoins une opération propre:
« L'activité d'un homme, si démuni soit-il, ne saurait être comprise totalement par la société politique ni par aucune société, fut-ce l'Église. »
- Le critère de la légitimité:
« Quelle que soit son organisation, le pouvoir souverain ne peut outrepasser ses fonctions et s'affranchir de sa propre essence qui est de procurer efficacement le bien commun. »
- Un des éléments critiques de la démocratie moderne:
« Sont normalement élus les plus habiles pour séduire les masses, c'est-à-dire les plus incapables intellectuellement et moralement. »
- Contre l'État moderne:
« Voilà la grande tragédie du monde moderne. Non seulement l'État n'impose pas l'ordre public, mais il le perturbe et il le corrompt. Les mœurs publiques et la société sont pires, plus immorales et plus dépourvues de caractère que les individus. »
- La liberté de l'homme est fondée sur un déterminisme (la Cité), sans lequel elle serait impossible et vaine. :
« Il faut certainement lui reconnaître (à Charles Maurras) qu'avant même que n'intervienne la volonté libre des hommes dans l'arrangement des sociétés humaines, il existe une structure, déterminée par la nature même de l'homme et de la société, qui exige que la société s'oriente vers le bien commun et s'ordonne d'une manière bien précise. »
III Quelques remarques sur certaines difficultés du texte
III. 1 Une insuffisante réponse à la question : Que faire en politique aujourd'hui ?
En matière d'action politique à proposer aux jeunes générations l'ouvrage a incontestablement vieilli. Cela tient principalement au fait suivant :
Plutôt que d'aborder frontalement le sujet difficile par excellence Que faire aujourd'hui en politique ? l'auteur étudie, pour l'essentiel du chapitre Conclusion, les bienfaits supposés de l'apostolat sur le politique. Apostolat qui s'insère à l'époque (1932) dans le cadre obligatoire de l'Action catholique, dont J. Meinvielle nous dit qu'elle doit être la première. Or s'il existe bien un domaine où les faits sont têtus, c'est le domaine politique : l'Action catholique dans sa dimension temporelle fut un échec politique, et pas seulement en France.
J. Meinvielle tombe dans l'erreur politique spontanéiste dans le texte suivant censé résumer les objectifs de l'Action catholique :
« Soyons catholiques. Étant donné que catholique signifie uniquement saint, essayons d'être vraiment des saints. [...] La surabondance de la charité donnera vie à un art, à une science, à une économie et à une politique catholiques ».
La surabondance de la charité ne donnera pas vie à une politique, serait-elle catholique. Si l'État ne poursuit pas le bien commun temporel, si l'État s'avère n'être qu'une contrefaçon d'État, l'apostolat ne cessera par pour autant d'être indispensable. Mais on vérifiera alors à nos dépens que la finalité de la société civile est la condition nécessaire (non réciproque) du salut du plus grand nombre.
Comme le dit J. Meinvielle lui-même dans l'adage cité supra :
« Mais un État chrétien est impossible tant qu'il n'y a pas d'État du tout... »
III.2 Qu'est-ce que l'État catholique pour l'auteur ?
« La profession de foi catholique (de la part de l'État) implique la défense et la protection de l'Église catholique... »
« L'État, incarnation de la souveraineté, est ministre de Dieu et, comme tel, doit un culte en raison du ministère qu'il exerce. »
Mais la doctrine politique traditionnelle entend ces caractéristiques de tous les États, même non catholiques, à partir du moment où ils poursuivent le bien commun !
En particulier, sur la connaissance par la raison de la véritable religion - qui entraîne forcément sa défense et sa protection politique - il suffit de relire Léon XIII :
« Si l'on demande, parmi toutes ces religions opposées qui ont cours, laquelle il faut suivre à l'exclusion des autres, la raison et la nature s'unissent pour nous répondre : celle que Dieu a prescrite et qu'il est aisé de distinguer, grâce à certains signes extérieurs... car, dans une chose de cette importance, l'erreur entraînerait des conséquences trop désastreuses. »
Cette thèse qui peut surprendre découle très facilement du fait rappelé supra, à savoir que le bien commun temporel de toute société « conduit à Dieu ». S'il conduit à Dieu, il conduit aussi à la véritable religion. En effet « c'est une chose de pouvoir discerner où est la vraie religion et c'en est une autre d'adhérer dans la foi aux vérités surnaturelles qu'elle propose. »
III.3 La cité politique est-elle une personne ?
Cette question qui semble a priori oiseuse est d'une grande importance en science politique.
La Cité inclut toutes les autres communautés (Com Pol I, 1, n11). Chaque communauté est une unité d'ordre composée de personnes. Pour autant la Cité politique n'est pas une personne. On ne peut assimiler la Cité à une personne que métaphoriquement. Et une métaphore n'est rien d'autre qu'une fausse analogie.
Par exemple, dire de Louis XIV qu'il était le roi-soleil est une métaphore. N'empêche qu'à Versailles, lorsqu'un fort coup de vent éteignait les chandelles, on n'y voyait goutte même en présence du roi. Par suite raisonner à partir de métaphores, tout spécialement dans le domaine temporel, conduit à de graves erreurs politiques.
Comme l'explique bien le père P. Descoqs, si l'on assimilait la Cité politique à une personne, « l'on arriverait vite à faire de la société, ou de ce que l'on s'est habitué à considérer comme tel : nation, société des nations, voire humanité... un sujet en tout semblable aux personnes physiques, ayant sa conscience et son activité propre, des droits et des devoirs identiques à ceux des personnes physiques qui le composent et s'ajoutant à elles, un sujet sinon transcendant aux membres du corps social (...), du moins constituant une entité, réelle et distincte qui permette de le traiter comme un être physique subsistant en soi et se superposant à ses membres... Or une telle identification est absolument indue; elle n'est qu'une pure idée abstraite hypostasiée au service de métaphysiciens ultra-systématiques et irréels, ou de politiciens arrivistes. »
A la différence de ce que l'on constate dans les publications politiques de notre famille de pensée, cette faiblesse du raisonnement à partir de la métaphore l'État-personne n'affecte que peu la thèse de J. Meinvielle.
Elle affleure par exemple dans la proposition : « Or, nous l'avons dit plus haut, l'État est le premier fidèle (de l'Église). » Curieux fidèle qui ne fera jamais son salut et ne verra jamais Dieu.
Il n'en est malheureusement pas de même dans d'autres ouvrages qui voient la Cité politique, ainsi que le dit P. Descoqs, comme un « être subsistant en soi », « ayant sa conscience et son autorité propre ». Par voie de conséquence, ils appliquent les mérites de la Passion de NSJC à la Cité et tiennent que la fin de la Cité a changé depuis le sacrifice rédempteur du Christ et qu'elle « n'est plus le bonheur temporel, mais la vie éternelle ».
Sur tous les points que nous venons d'évoquer in fine, un appareil critique de notes de bas de page eut été bien utile de la part de l'éditeur.
En conclusion nous dirions comme Jean de Viguerie qui constatait que la déchristianisation de la France était accomplie : "C'est une situation nouvelle qui appelle de nouvelles résolutions." Nouvelles résolutions qui s'adressent principalement aux jeunes générations travaillant à la reconquête du pouvoir politique.
+ En premier lieu une nouvelle résolution en matière d'action politique, car la politique est avant tout un agir humain : la résolution pourrait porter sur une priorité donnée à un entrainement, un training, favorisant le développement de la vertu de prudence politique. Cette prudence est la vertu qui fait qu'en politique nous jugeons correctement de ce qu'il faut entreprendre et de ce qu'il faut éviter. Dit d'une autre manière, dans l'action politique, viser avant tout la croissance régulière de cette vertu plutôt que l'efficacité immédiate contre l'ennemi.
+ Mais la prudence politique implique en amont une science politique. C'est le propre de la science politique d'apporter à ceux qui la connaissent des jugements permanents et universels sur le politique.
Par suite, une nouvelle résolution est aussi nécessaire en matière de science politique. Pour quel motif ?
On nous a dit - à juste titre - pendant des décennies : pour faire de la bonne politique il faut ne point tomber dans le communisme, le libéralisme, le maçonnisme, etc. Nous ne sommes pas près de l'oublier car on nous le redit d'ailleurs encore très régulièrement de nos jours. Or nous ne sommes point tombé dans le communisme, le libéralisme, le maçonnisme, etc. Mais nous n'avons pas fait de la bonne politique pour autant, car, depuis au moins un siècle, nous n'avons jamais accédé aux véritables responsabilités politiques.
De là à penser qu'il existe chez nous d'autres erreurs politiques que celle-ci, erreurs que la droite cultiverait avec pertinacité depuis un siècle et qui seraient telles qu'elles oblitèrent toute chance d'accès au pouvoir...
Il importe en effet de trouver une cause proportionnée à nos échecs. Thomas d'Aquin écrit : « De même que l'acquisition des vertus naturelles est le fruit de l'expérience humaine, ainsi les Cités sont le fruit de l'industrie humaine. » Il n'y a pas de fatalité en politique, mais on peut facilement poursuivre des biens illusoires par suite d'erreurs politiques. Le simple bon sens devrait conduire tout un chacun à cette évidente conclusion. En thomisme, cette démarche s'appelle le principe d'économie, que l'on peut énoncer : Les explications les plus simples doivent être préférées, jusqu'à démonstration de leur insuffisance.
Comme nous venons de le voir rapidement à la lecture de J. Meinvielle, les erreurs politiques de la droite prennent des formes différentes selon les sensibilités. Nous avons cité le moralisme politique, le personnalisme, l'augustinisme politique, le spontanéisme auxquels il conviendrait d'ajouter modérantisme et volontarisme (politique). Et si ces mots n'évoquent pour beaucoup d'entre nous pas grand-chose, c'est que les milieux de droite font également preuve d'un dilettantisme déconcertant qui n'encourage pas vraiment l'effort intellectuel dans notre famille de pensée.
Mais le désespoir, cette sottise absolue, n'atteint pas les militants qui ont la fibre politique. Qui ne sont parfois que de très jeunes gens, ceux dont Pie XI disait déjà, à l'époque :
"Les jeunes gens se demandent parfois si, catholiques comme ils sont, ils ne doivent pas faire quelque politique. Et, après s'être livrés à des études sur ce sujet, ils en viennent à établir eux-mêmes les bases de la bonne, de la vraie, de la grande politique..."
Cette situation nouvelle appelle de leur part de nouvelles résolutions : l'une dans l'action pour acquérir la vertu de prudence politique, l'autre dans l'étude pour rénover la science politique.
Car on ne fera pas l'économie d'une véritable politique si nous voulons restaurer la cité catholique.
B. de Midelt
El manco de Lepanto, le manchot de Lépante, c'est-à-dire Miguel de Cervantes qui rejoint l'armée espagnole à Naples, participe à la bataille de Lépante où il perd sa main gauche.
Meinvielle Julio, Conception catholique de la politique, 1932, éditions Iris pour le texte français 2009, p 92.
Définitions de EXTRINSEQUE et INTRINSEQUE
a) Intrinsèque et extrinsèque (du latin extrinsecus du dehors, de l'extérieur)
Extrinsèque : ce qui n'entre pas dans la nature, la définition ou encore la composition d'un être. (Jolivet Régis, Vocabulaire de philosophie, éd Vitte 1942).
En sens inverse : intrinsèque.
Exemple : Marcel De Corte explique que, en tant que philosophie, la philosophie thomiste, à laquelle on donne parfois le nom de philosophie chrétienne "est fermée à toute influence dogmatique. Sa dépendance vis-à-vis du donné révélé est purement extrinsèque et n'affecte pas son essence." "Il n'est pas contradictoire qu'un philosophe thomiste ne soit pas chrétien."
(De Corte Marcel, La notion de philosophie chrétienne, Revue catholique des idées et des faits, 27/03/1931, XIe année, pp 19-22).
b) Finalité intrinsèque et finalité extrinsèque
La finalité extrinsèque est une cause qui agit du dehors de l'être, la finalité intrinsèque est une cause qui agit du dedans.
Exemple 1 : "Une maladie a des cause extrinsèques si elle provient d'une contagion ou de conditions de vie défectueuses. Elle a des causes intrinsèques si elle tient à le détérioration d'un organe." (Mourral - Millet, Petite encyclopédie philosophique, éd Universitaires1995).
Exemple 2 : Dieu est la finalité de toute la création, finalité extrinsèque à toute la création. Par suite la finalité intrinsèque de la Cité est le bien commun politique et la finalité extrinsèque est Dieu.
Cf. Santiago Ramirez op, Doctrina politica de santo Tomás [La doctrine politique de saint Thomas], Institut Léon XIII, c II, p 25 ; et Teόfilo Urdanoz op, Suma teόlogica (Somme théologique], B.A.C., t VIII, Appendice II. (note de J. Meinvielle)
Meinvielle Julio, op cit, p 32. Les mises en italique sont dans le texte, le soulignement de notre fait.
On évitera de confondre spirituel et surnaturel. Le bien commun politique est pour l'essentiel spirituel (ie de l'esprit), mais il n'est pas surnaturel. Surnaturel (par rapport à naturel) signifie : Ce qui surpasse la nature parce que donné par Dieu quand il élève un être spirituel au-dessus de tout ce qu'il peut être, devenir ou faire par sa nature.
Meinvielle Julio, op cit, p 25 en note.
Meinvielle Julio, op cit, p 30.
Meinvielle Julio, op cit, p 33.
Augustisme politique : C'est la tendance à absorber la raison dans la foi, les vérités rationnelles dans les vérités révélées, l'ordre naturel dans l'ordre surnaturel - et par suite la tendance à absorber le droit naturel de l'État dans le droit surnaturel de l'Église (E. Gilson, Introduction à l'étude de st Augustin, p 299; H-X. Arquillière, L'augustinisme politique, p 4). Le fait d'utiliser cette définition qui nous semble décrire avec précision une déviation politique très actuelle ne nous conduit pas à cautionner les deux auteurs cités ici dans leur étude historico-théologique.
Meinvielle Julio, op cit, p 34.
Meinvielle Julio, op cit, p 37.
On se reportera pour plus de précisions à de Midelt B., Le personnalisme dans l'encyclique Caritas in veritate, AFS n° 207, p 48 et s.
Meinvielle Julio, op cit, éditions Iris, texte français 2009, p 39. La mise en caractère gras correspond au soulignement du texte par l'auteur, le soulignement final est de notre fait.
Meinvielle Julio, op cit, p 42.
Meinvielle Julio, op cit, p 77.
Meinvielle Julio, op cit, p 102.
Cf. Nicolas J-H op, Les profondeurs de la grâce, éd Beauchesne 1968, p 342. Dit d'une autre manière, la liberté humaine - contrairement à ce que l'on peut croire en première approche - exige un ordre naturel des choses. Si tout change tout le temps, la raison humaine ne peut produire la Cité.
Meinvielle Julio, op cit, p 142.
Meinvielle Julio, op cit, p 121. L'Action catholique est la première ? Or une chose peut être dite première de différents points de vue :
première parce qu'elle est plus proche (première dans un rang, dans une série) (au sens arithmétique),
ou première car plus parfaite que les autres (au sens éthique),
enfin première car elle vient en premier (produite en premier, mais pas obligatoirement la plus parfaite) (au sens chronologique).
L'idée fondamentale des théories spontanéistes est que la réforme de la société toute entière est censée résulter de l'accumulation de réformes partielles, sans qu'il soit pour cela nécessaire de recourir à l'instrument étatique. L'accès aux responsabilités politiques est donc inutile. Autrement dit, puisque nous ne pouvons être cause efficiente de la société civile, décidons que nous pouvons nous en passer.
Sous cet angle de vue il n'est pas interdit de se donner aux activités sociales ou d'apostolat, bien au contraire, mais elles ne peuvent conduire à faire l'économie d'une reconquête du pouvoir politique. En particulier le "social" n'est pas une condition nécessaire réciproque du politique.
Meinvielle Julio, op cit, pp 120/121.
Meinvielle Julio, op cit, p 31.
Meinvielle Julio, op cit, p 92.
Meinvielle Julio, op cit, p 113.
Meinvielle Julio, op cit, p 113.
Léon XIII, Libertas, 20 juin 1888.
Meinvielle Julio, op cit, p 32. Les mises en italique sont dans le texte, le soulignement de notre fait.
Fr. Jehan de BELLEVILLE, osb, Le droit objectif dans Dignitatis Humanae, Rome 2004, p 154.
DESCOQS Pedro sj, Individu et personne, ARCHIVES DE PHILOSOPHIE, Volume XIV, cahier 2, 1938.
Devillers G., Politique chrétienne, éd Le Sel du 21/11/2009, p 142.
Viguerie Jean de, La déchristianisation de la France est accomplie, Présent du 06 05 1995.
Selon Thomas d'Aquin la cité est un tout d'ordre et pour ce motif il existe obligatoirement la science correspondante (Prooemium des Commentaires de la Politique, I, 1, n 4).
"Tout désespoir en politique est une sottise absolue". Charles Maurras, L'avenir de l'intelligence, A René-Marc Ferry 1904-1905.
Pie XI, Discours à la Fédération universitaire italienne, 18 12 1927, cité in Pour qu'Il règne 1959 p 520.





