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Home Doctrine sociale La doctrine sociale dans la crise doctrinale actuelle La doctrine sociale 50 ans après la mort de Pie XII

La doctrine sociale 50 ans après la mort de Pie XII

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 pie_xiiCinquante ans après la mort

          de Pie XII ...

Qu'est devenue la doctrine sociale

de l'Eglise ?

 

 

Pie XII est mort le 9 octobre 1958. L'anniversaire de sa mort suggère la question : qu'est devenue, cinquante ans plus tard, la doctrine sociale [1] de l'Eglise dont il fut un grand docteur ?

Un document du Saint Siège, relativement récent, facilite la réponse ; il s'agit du « Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise »[2]  rédigé par le « Conseil pontifical justice et paix » et paru en 2004 en version italienne et anglaise et en 2005 en version française. Comme l'explique l'introduction (page 3), le Compendium « illustre les lignes fondamentales de la doctrine sociale de l'Eglise »[3] ; il constitue donc une synthèse officielle de cette doctrine telle qu'elle est enseignée aujourd'hui.

En comparant sur un certain nombre de points, la doctrine sociale ainsi synthétisée (abréviation DS2) et la doctrine sociale de l'Eglise enseignée au temps de Pie XII (abréviation DS1) nous pourrons mettre en évidence l'évolution et les changements accomplis depuis 1958.

 

REMARQUE INITIALE

 

La doctrine sociale de l'Eglise comprend essentiellement des éléments de théologie politique (la doctrine du Christ, Roi des nations par exemple) et des éléments de science politique (par exemple le principe de subsidiarité) [4], le tout complété par des éléments de prudence politique, d'art politique, d'analyse politique. L'autorité de l'Eglise, suprême en matière de théologie, n'intervient que de façon limitée en matière de philosophie (la science politique appartenant à ce domaine) [5]. En comparant la doctrine sociale enseignée au temps de Pie XII et celle enseignée aujourd'hui et résumée dans le Compendium, nous serons donc conduits à traiter séparément les éléments de théologie politique (avec référence à la théologie traditionnelle) et les éléments de science politique (avec référence à la science politique traditionnelle qu'on trouve principalement chez saint Thomas et Aristote).

 

ÉLÉMENTS DE THÉOLOGIE POLITIQUE

 

  • La doctrine du Christ Roi des nations 
  • - DS1

La force des sociétés est dans la reconnaissance pleine et entière de la royauté sociale de Notre-Seigneur et dans l'acceptation sans réserve de la suprématie doctrinale de Son Eglise. (Saint Pie X, 22 octobre 1913)

On ne changera point l'essence des choses : Jésus Christ est la pierre angulaire de tout l'édifice social. Lui de moins, tout s'ébranle, tout se divise, tout périt. (Cardinal Pie, Œuvres, V. 333)

Cette doctrine a été rappelée de façon solennelle par Pie XI, dans l'encyclique « Quas primas » (11 décembre 1925) instituant la fête du Christ-Roi.

  • - DS2

Doctrine absente du Compendium. L'encyclique Quas primas  n'est pas citée ni mentionnée.

 

  • Rapports Église - États. La liberté civile en matière religieuse
  • - DS1

L'Etat doit protéger la vraie religion et donc faire preuve de discrimination en sa faveur. Il doit, dans la mesure du possible, interdire le culte public des fausses religions. « Le bien de la vraie religion se conserve par l'exclusion des fausses » (cardinal Billot, De Ecclesia, qu. XIX, art. 1 § 3.)

  • - DS2

Pas de discrimination en faveur de la vraie religion. Les fausses religions ont droit au culte public. Cf. l'article 421 du Compendium :

Le concile Vatican II a engagé l'Eglise catholique dans la promotion de la liberté religieuse. La déclaration « Dignitatis humanae » précise, dans son sous-titre, qu'elle entend proclamer le « droit de la personne et des communautés à la liberté sociale et civile en matière religieuse ». Afin que cette liberté voulue par Dieu et inscrite dans la nature humaine puisse s'exercer, elle ne doit pas être entravée, étant donné que « la vérité ne s'impose que par la force de la vérité elle même ». La dignité de la personne et la nature même de la recherche de Dieu exigent pour tous les hommes l'immunité de toute coercition dans le domaine religieux. La société et l'Etat ne doivent pas contraindre une personne à agir contre sa conscience, ni l'empêcher d'agir en conformité à celle-ci. La liberté religieuse n'est pas une licence morale d'adhérer à l'erreur, ni un droit implicite à l'erreur.

Voir aussi les articles 155, 200, 553

  • - Commentaire

Sur les deux points qui viennent d'être évoqués les doctrines DS1 et DS2 s'opposent : la première affirme la royauté sociale de Notre-Seigneur ; la seconde l'élimine pratiquement.

  • Dignité de l'homme

- DS1

La dignité est la supériorité qui est acquise à un être, de par sa perfection et sa plénitude, relativement à tous les êtres du même genre ou aux êtres de plusieurs ordres.

On distingue la dignité que la personne humaine tient de sa nature (dignité de racine ou dignité radicale) et celle qu'il tient de ses actes (dignité opérative). Les hommes sont égaux en dignité radicale ; ils ne le sont pas en dignité opérative.

En tenant compte (...) des actes, la dignité de la personne humaine n'est pas égale dans toutes les personnes humaines. La dignité du petit enfant « qui n'a vécu qu'un jour sur terre » n'est pas égale à celle du vieillard avancé en âge ; l'ignorant  et l'homme cultivé n'ont pas la même dignité ; et surtout la dignité n'est pas égale chez celui qui adhère au vrai et chez celui qui adhère à l'erreur, chez celui qui veut le bien et chez celui qui veut le mal.  

  • - DS2

L'article 107 du Compendium explique :

Toute la doctrine sociale se déroule en effet à partir du principe qui affirme l'intangible dignité de la personne humaine.

Le Compendium exalte la dignité de l'homme [7] ; il la présente comme inaliénable (article 105), comme égale en tous (article 432) (aucune distinction n'étant faite entre dignité radicale et dignité opérative), comme une sorte d'absolu.

Une telle conception conduit au personnalisme. [8]

 

ÉMENTS DE SCIENCE POLITIQUE

  • Principe de totalité
  • - DS1

Il est manifeste que toutes les parties sont ordonnées à la perfection du tout : le tout n'est pas pour les parties, mais les parties pour le tout. (Saint Thomas d'Aquin, Somme contre les gentils III, 112)

La où se vérifie la relation de tout à partie dans la mesure exacte où elle se vérifie, la partie est subordonnée au tout ; celui-ci peut, dans son intérêt propre, disposer de la partie.

(Pie XII, 14 septembre 1952.)

  • - DS2

Ce principe n'est pas mentionné

  • Le pseudo «principe personnaliste»
  • - DS1

Ce faux principe (voir texte ci-dessous) subordonne la société à la personne comme à sa fin ; il ne s'agit donc pas là d'un principe, mais d'une erreur.

  • - DS2

Le §1 du troisième chapitre de la deuxième partie du Compendium est intitulé « Doctrine sociale et principe personnaliste ». Ce principe est ainsi défini aux articles 106 et 107 :

Toute la vie sociale est l'expression de son unique protagoniste : la personne humaine. L'Eglise a su à maintes reprises et de plusieurs façons se faire l'interprète autorisée de cette conscience, reconnaissant et affirmant le caractère central de la personne humaine en tout domaine et manifestation de la socialité : « La société humaine est donc objet de l'enseignement social de l'Eglise, du moment que celle-ci ne se trouve ni au-dehors ni au-dessus des hommes unis en société, mais existe exclusivement en eux et, donc, pour eux » (Congrégation pour l'éducation catholique). Cette importante reconnaissance trouve son expression dans l'affirmation selon laquelle « loin d'être l'objet et comme un élément passif de la vie sociale », l'homme « en est au contraire, et doit en être et demeurer le sujet, le fondement et la fin » (Pie XII, radio-message du 24 décembre 1944). Il est donc à l'origine de la vie sociale, qui ne peut renoncer à le reconnaître comme son sujet actif et responsable et c'est à lui que doit être finalisée toute modalité expressive de la société.

L'homme, considéré sous son aspect historique concret, représente le cœur et l'âme de l'enseignement social catholique (Cf. Jean-Paul II, Encyclique. Centesimus annus). Toute la doctrine sociale se déroule, en effet, à partir du principe qui affirme l'intangible dignité de la personne humaine (Cf. Jean XXIII, Encyclique. Mater et Magistra).

  • - Commentaire

L'inversion opérée en remplaçant le principe de totalité par le pseudo-principe personnaliste est une manifestation évidente de personnalisme. Voici comment Marcel de Corte explique l'origine de cette inversion :

Ce n'est qu'à partir de la dissolution de la chrétienté et de l'abrupte rupture entre le pouvoir spirituel et le pouvoir séculier qui s'ensuivit que l'inversion apparaît, chemine, éclate et se diffuse aux quatre coins de la planète. (...)

N'y a-t-il pas là un indice, une preuve dont l'histoire  est la manifestation même, que le christianisme, religion de la personne surélevée par la grâce à la communion avec Dieu en sa vie intime, et par là même promue à la divinisation, érige en quelque sorte la personne en absolu au plan du surnaturel, et qu'il suffit que la personne dénoue le lien de la grâce qui l'unit à Dieu, au Dieu de la Révélation chrétienne, pour qu'elle rapporte toutes choses, et la société, à cet absolu dont elle garde en creux l'empreinte ineffaçable et qui n'est plus qu'elle-même ? Nous saurions alors pourquoi la subordination de la personne à la société devient subordination de la société à la personne. La sécularisation du christianisme et sa politisation seraient la clef de l'énigme. « Les droits imprescriptibles de la personne humaine » ne sont plus alors que la conséquence d'un christianisme qui, en prétendant se socialiser, en pénétrant la société temporelle dont il est distinct, fait voler en éclats toutes les sociétés humaines.

(Réflexions sur la nature de la politique, L'Ordre français, n°191, mai 1975).

Le texte de Pie XII cité ci-dessus est l'un des très rares textes de ce pape s'écartant de la science politique traditionnelle.

  • Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
  • - DS1

La science politique traditionnelle n'a jamais reconnu ce pseudo-droit, d'origine révolutionnaire.

  • - DS2

Ce pseudo-droit est reconnu à l'article 157 du Compendium :

Le Magistère rappelle que le droit international « repose sur le principe de l'égal respect des Etats, du droit à l'autodétermination de chaque peuple et de leur libre coopération en vue du bien commun supérieur de l'humanité » (Jean Paul II, Lettre à l'occasion du cinquantième anniversaire du commencement de la deuxième guerre mondiale.)

La paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l'homme, mais aussi sur celui des peuples, en particulier le droit à l'indépendance (Jean-Paul II, Discours au corps diplo-matique, 9 janvier 1988).

  • Rapports entre l'homme et la cité

  • - DS1

Selon la nature, la cité est première par rapport à un seul homme.

(Saint Thomas, In octo libros Politicorum Aristotelis exposito. I, 1. 1, n°39.)

La société et le bien commun dont elle est le réceptacle vivant ne peuvent être subordonnés à la personne quant à sa destinée temporelle. C'est l'inverse qui est vrai : la personne prise dans la ligne de sa destinée temporelle est radicalement ordonnée au bien commun de la société temporelle dont elle est membre (Marcel de Corte, Réflexions sur la nature de la société politique. L'Ordre français n°191, mai 1975, p. 14-15.)

  • - DS2

Une société juste ne peut être réalisée que dans le respect de la dignité transcendante de la personne humaine. Celle-ci représente la fin dernière de la société, qui lui est ordonnée.

(Compendium, article 132)

Voir aussi le texte déjà cité des articles 106 et 107.

  • Une conception de l'Etat admettant la sépa-ration des pouvoirs [9]
  • - DS1

La science politique traditionnelle n'a jamais admis cette théorie qui fut mise en avant par le franc-maçon Montesquieu. Elle détruit l'unité de l'Etat [10] et s'avère en pratique inapplicable. [11]

  • - DS2

Théorie admise aux § 402 et 408 du Compendium.

Le Magistère reconnaît la valeur du principe relatif à la division des pouvoirs au sein d'un Etat : « Il est préférable que tout pouvoir soit équilibré par d'autres pouvoirs et par d'autres compétences qui le maintiennent dans de justes limites. C'est là le principe de « l'Etat de droit » dans lequel la souveraineté appartient à la loi et non pas aux volontés arbitraires des hommes ». (Compendium, article 408)

  • - Commentaire: on aboutit ici à une conception dialectique de l'Etat, «tout pouvoir étant équilibré par d'autres pouvoirs» et l'Etat étant privé de chef (du moins de chef visible).

CONCLUSION

  • En comparant la doctrine sociale catholique telle qu'elle a été officiellement enseignée jusqu'à la fin du pontificat de Pie XII et la doctrine sociale résumée dans le Compendium, on constate que ces doctrines diffèrent et souvent s'opposent sur des points fondamentaux.

Rappelons ceux que nous avons évoqués : la Royauté sociale de Notre Seigneur - la liberté civile en matière religieuse - la dignité de l'homme - le principe de totalité - le pseudo « principe personnaliste » - les rapports entre l'homme et la cité - le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - une conception de l'Etat admettant la séparation des pouvoirs.

On voit les conséquences qu'entraîne l'application de la nouvelle doctrine : sécularisation de la société par oubli du Christ-Roi ; promotion des erreurs libérale et personnaliste ; l'ordre international rendu impossible par l'adoption d'un principe révolutionnaire (le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes) ; la destruction de l'unité de l'Etat.

  • Les constatations faites ci-dessus ne sont guère contestables; mais elles sont peu admises même en milieu traditionnel. [12]

Nous sommes donc en présence d'un double désordre :

  • - Une falsification doctrinale: une fausse doctrine venant remplacer la vraie.
  • - Un refus d'admettre l'existence de cette falsification.

Un tel désordre constitue l'un des aspects de ce que Jean Madiran appelle « La révolution copernicienne dans l'Eglise » [13].

  • C'est aux laïcs (directement intéressés) plus encore qu'aux clercs qu'il revient de défendre la vraie doctrine sociale catholique et d'expliquer les erreurs de la nouvelle. A ce titre, le Compendium peut être très utile. Synthèse officielle de la nouvelle doctrine, il fournit, méthodiquement classés, les textes permettant de mettre en évidence la falsification.

Défendre la vraie doctrine et réfuter les erreurs de la nouvelle : les deux tâches vont ensemble. On ne défend pas efficacement la vérité si l'on ne combat pas simultanément les erreurs qui, aujourd'hui, cherchent à la corrompre ou à la neutraliser.

  • C'est là qu'il faut faire preuve d'initiative et de combativité. Nous n'avons pas le droit de nous laisser dépouiller de la doctrine sociale traditionnelle; nous n'avons pas le droit d'accepter passivement l'imposture selon laquelle la doctrine nouvelle serait le prolongement de l'ancienne. La chrétienté n'existe plus guère aujourd'hui; nous n'avons pas le droit de laisser périr la doctrine qui lui sert de support et lui permettra de renaître.
  • En rendant hommage au pape Pie XII qui nous a donné un magnifique enseignement en matière de doctrine sociale, en restant fidèles à cet enseignement, rappelons-nous le conseil de saint Paul:

Doctrinis variis et peregrinis nolite abduci.

Ne vous laissez pas égarer par des doctrines inconsistantes et survenues.

(Heb. 13, 9)

 

Arnaud de Lassus

 

Brochures A.F.S. ou documents diffusés par l'AFS en relation avec les sujets traités dans cet article

  • Royauté sociale de Notre Seigneur - Liberté civile en matière religieuse

- La royauté sociale de Notre Seigneur  d'après le cardinal Pie, du père Théotime de saint Just...261 p., 12,99€

- Le Christ-Roi salut des nations...25 p., 2,15€

- La liberté religieuse, trente après Vatican II...110 p., 8,80€

- Aide mémoire sur la liberté religieuse...10p., 1€

- Connaissance élémentaire du libéralisme catholique. 52 p., 6€

  • La dignité de l'homme

- La liberté religieuse, trente ans après Vatican II. 110 p., 8,80€

  • Le principe de totalité - Le «principe personnaliste»

- Le Bien et la personne - Le « personnalisme »...39 p., 4€

- Doctrine sociale de l'Eglise et personnalisme...38 p., 3,30€

- Réflexions sur la nature de la politique, de Marcel de Corte....10 p. A4, 2€,

  • Rapports entre l'homme et la cité

- Doctrine sociale de l'Eglise et personnalisme...38 p., 3,30€

  • Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes

- A la semelle des nos souliers ! de Jean Ousset...234 p., 12€

  • La théorie de la séparation des pouvoirs

- Lettre aux Constituants, de Marcel de la Bigne de Villeneuve...182 p., 25€ (photocopie)

 


 

[1]  On sait que le mot social doit être compris ici au sens de social et politique.

[2]  Document désigné ci-après par le mot Compendium (qui signifie résumé).

[3]  C'est la première fois qu'une synthèse de ce type est présentée.

[4] Cf. cette remarque de Pie XII (message radiophonique du 1er juin 1941) : « Incontestable est la compétence de l'Église dans cette part de l'ordre social qui entre en contact avec la morale pour juger si les bases d'une organisation sociale donnée sont conformes à l'ordre immuable des choses que Dieu a manifestées par le droit naturel et la révélation, double manifestation dont se réclame Léon XIII dans son encyclique. Et avec raison : les principes du droit naturel et les vérités révélées dérivent, en effet, par des voies diverses, comme deux courants non contraires, mais convergents, de la même source divine ».

et le § 75 du Compendium :

« La foi et la raison constituent les deux voies cognitives de la doctrine sociale puisque celle-ci puise à deux sources : la Révélation et la nature humaine. »

[5]  Cf. cette remarque de l'abbé Berto :

« On ne s'étonnera donc pas que nous laissions ici, de coté, délibérément, tous les textes des papes et docteurs, en tant que faisant des arguments directs d'autorité. Nous ne rejetons pas, certes, le magistère ecclésiastique ; nous savons qu'il est en philosophie, la norme extrinsèque et négative, de laquelle on ne doit point s'écarter. Mais il n'intervient pas à un autre titre dans la spéculation métaphysique. Ici l'objet est souverain, l'évidence est la seule maîtresse de vérité. C'est pourquoi, il n'y a pas de questions libres en philosophie. Ce que l'on dit est vrai ou n'est pas vrai, et dès qu'il n'est pas vrai, cela n'a plus droit à aucune espèce de tolérance. » (Conférence « De la probabilité en morale » - 21 mars 1926).

[6]  Abbé Berto, « Pour la Sainte Église romaine », p 387.

[7]  Deux pages de l'index sont consacrées à ce concept !

[8]  Cf. la brochure AFS de Louis Millet : « Le bien et la personne - Remarques sur le ‘‘personnalisme''  et quelques thèses modernes » et celle d'Arnaud de Lassus « Doctrine sociale de l'Église et personnalisme ».

[9]  Théorie selon laquelle la puissance de l'Etat est divisée en trois pouvoirs indépendants  et égaux : le législatif, l'exécutif et le judiciaire.

[10]  « Selon la remarque de saint Thomas, pour une personne morale, pour une institution, l'unité est non seulement la condition de la vie mais la même chose que la vie » (Marcel de la Bigne de Villeneuve, « Lettres aux constituants », p. 67.)

[11]  Théorie qualifiée de « Chimère tricornue » par Marcel de la Bigne de Villeneuve (« Traité général de l'Etat. »)

[12]  Cf. les livres et les nombreux articles présentant la doctrine sociale de Pie VII à Benoît XVI comme se développant dans la continuité et constituant un tout homogène !

[13]  Cf. son livre portant le même titre, édition Consep, 2002.

 
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