Dangers que courent nos enfants à l'école
1 Etat de la question
Pour les parents qui ont des enfants en âge d'aller à l'école, il paraît essentiel qu'ils connaissent les raisons qui font que les capacités du système éducatif à instruire leurs enfants vont en s'affaissant. Pourquoi ce nombre de dyslexiques, ces incapacités de comprendre un texte, de raisonner ? Pourquoi le laisser aller, la délinquance ?
Pourquoi les suicides : I40 000 tentatives de suicide annuelles, 12 000 victimes dont 800 adolescents, un décès toutes les quarante minutes... tels sont, en France, les chiffres publiés pour la première fois par l’INSERM.
1.1 Les enfants sont décervelés
Si les parents ne veulent pas courir le risque de voir leurs enfants sortir de l'école décervelés, détachés et montés contre leur famille, ils leur faut saisir que tous ces symptômes sont, en grande partie, la conséquence d’une détérioration du système mental des jeunes à la suite des pédagogies aberrantes auxquelles ils sont soumis. Pédagogies qui entravent ou empêchent l’action des circuits de réflexion consciente du cerveau.
Le développement des neurosciences fait connaître les causes. : Ces sciences montrent que l'apprentissage de la lecture par les méthodes globales ou semi-globales tend à décerveler l'enfant.. Par ces méthodes, en effet, le cerveau droit se développe au détriment du cerveau gauche qui est le cerveau de la logique et de la synthèse. Les enfants empêchés d'accéder à l'analyse, à la compréhension et à la conscience sont, sinon rendu inaptes, tout moins peu préparés à assumer des responsabilités.
C'est ainsi que près de 60 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans qualification. D'après l 'AFP, un an après avoir arrêté leurs études, 42 % sont encore au chômage.
Les professeurs sont obligés d'employer cette méthode d'apprentissage de la lecture. E effet, ils ne peuvent déroger aux méthodes d'enseignement qui leur sont imposées dans les instituts de formation des maîtres où il est professé que l'enfant doit être le premier acteur de son apprentissage. Ce qui ravit, du reste, J.K. Rowling l'auteur Harry Potter qui a déclaré : « avoir été séduite par l'idée de mettre en scène un enfant qui échappe aux contraintes des adultes et qui s'installe dans un univers où il a un pouvoir autonome». Dans un entretien avec un journal (Jalon), elle ajoute : «La situation de Harry comme orphelin lui donne une liberté dont les autres enfants peuvent seulement rêver. Bien sûr, aucun enfant ne désire perdre ses parents, mais l'idée d'être délivré de leurs ambitions est séduisante.
1.2 "La sexualité sans tabou"
A l'exposition de la Cité des Sciences de la Vilette intitulée : « Zizi sexuel, les 9-14 ans sont invités à visiter et expérimenter les installations ludiques créées par « l'équipe scientifique » de la Cité des Sciences.
A tester « l'essoreuse à langue » qui vous apprend « comment embrasser ». Deux grosses têtes de mannequins - d'une laideur impressionnante - sont actionnées par les enfants qui bougent la langue des personnages avec une manette. Il faut réussir un baiser « avec la langue ». Le « zizi piquet » propose d'appuyer sur une pédale rouge. Grâce à l'afflux de billes en plastique, le sexe du personnage se met en érection. Il y a la même version pour simuler l'éjaculation et pour la production de spermatozoïdes dans les testicules. Mais aussi « l'amouromètre », l'apprentissage du préservatif… Le tout complété par des dessins animés sur la pédophilie, l'inceste et les dangers d'Internet. Près d'un millier d'enseignants, le 16 octobre, ont souhaité voir l'exposition dès son ouverture afin de préparer les visites ultérieures de leurs classes.
« Nous avons, explique Maud Gouy l'une des commissaires de l'exposition, ciblé la touche 9-14 ans âge où s'amorcent les principaux changements physiques et psychologiques et où les ados sont taraudés par le sexe. »
« Nous avons pris en compte certaines de leurs préoccupations. Par exemple, il n'y a pas de photos ou de films de personnes nues car nous avons ressenti une gêne chez les enfants. Les enfants étaient aussi très réticents à l'idée de voir des préservatifs. Cela, en revanche, nous ne l'avons pas pris en compte ».
C'est donc, délibérément, en toute connaissance de cause et avec abus d'autorité, que les organisateurs de l'exposition ont blessé la pudeur de ces enfants. Malheureux enfants qui ont d'ailleurs réagi avec leur seule arme face à cette agression : une terrible gêne, de la honte souvent, l'envie de disparaître sous le sol. Enfants auxquels il faudra bien dix ans de psychanalyse pour se remettre d'une telle pédagogie.
Afin d’éviter le plus grand nombre possible de grossesses, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe invite les Etats membres à assurer l’accès des femmes et des hommes à une contraception de coût raisonnable et à instituer une éducation obligatoire des jeunes à la sexualité et aux relations entre partenaires (entre autres, à l’école)- Fort de cela Act Up dénonçait, fin 2007, le fait qu’il n’y ait pas de distributeurs de préservatifs dans les deux tiers des lycées. Interrogé sur Canal Plus, le ministre de l’Education nationale a déclaré qu’Act Up avait « raison ».
Ce retard, a-t-il annoncé, serait comblé d’ici les vacances de février. I,6 million d’euros vont être débloqués pour que chaque lycée n’ait pas un, mais deux distributeurs de préservatifs. Et de préciser : un dans les toilettes des garçons comme prévu et un dans les toilettes des filles.
Au même titre que l'amour hétérosexuel, l'enseignement, dans les écoles, de l'amour homo sexuel est au programme.
"La cour administrative d’appel de Nancy, infirmant un jugement contraire du tribunal administratif, a désavoué la décision du rectorat de Nancy-Metz de refuser une demande d’agrément de l’association homosexuelle «Couleurs gaies» pour mener, dans les lycées, des actions de prévention contre l’«homophobie» [...] Le recteur d’académie devra «réexaminer» le dossier dans les trois mois. Ainsi les jeunes français seront soumis à la propagande des "Couleurs gaies". Le recteur, lui, se voit sanctionné pour avoir opposé comme motif de son refus le fait que « l’orientation sexuelle, comme l’appartenance politique ou confessionnelle, relève d’un choix personnel et privé», et que "Couleurs gaies" faisait du «prosélytisme».
Autant dire que dans un avenir proche , une loi ,comme celle votée en Californie le 11 janvier 2008, verra le jour. Cette loi, la loi SB 777 visant à combattre les discriminations sexuelles à l’école remplace le mot « sexe » par le mot « genre » (gender) dans le Code californien de l’Education. Elle rappelle la définition du « genre » : c’est le « sexe » fondé sur l’identité de genre que se donne la personne ou sur l’apparence et le comportement liés à un genre, et non sur le sexe naturel de naissance. [...] La loi était parrainée par Equality California, « organisation de défense des droits civils des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre ».
Pour les parents soucieux de l'avenir de leur enfants et désireux de les protéger tout au long de leur parcours scolaire les deux livres de Liliane LURÇAT : La Destruction de l'Enseignement Elémentaire et L'Ecole Totalitaire, d’une part et l'Institutrice Clandestine de Rachel Bouthonet sont essentiels à consulter. Ils y trouveront toutes les erreurs pédagogiques dont leurs enfants pourraient être victime. Un autre livre est à recommander car il parle de la manière de corriger les faiblesses acquises par ces méthodes : « L’école des illusionnistes ».
1.3 La violence à l'école
Les maîtres eux-mêmes sont touchés. La violence à l’école est devenue un fait divers . Il ne se passe pas de semaines sans qu'un professeur ne soit agressé par un élève ou qu’un adolescent n’en blesse un autre .
Une enquête émanant de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN) et de plusieurs syndicats d'enseignants montre que si plus de 70 °/ °des répondants jugent leur travail intéressant, 38% d'entre eux souffrent de l'indiscipline des élèves (cause principale de démotivation), 73% du manque de soutien pédagogique et 49% de l'absence d'aide psychologique. La moitié d'entre eux ont pris un arrêt maladie au cours de l'année scolaire, la cause étant la fatigue et le stress dans 30% des cas; 60% sont candidats à la mutation.
1.4 Les ecoles catholiques officielles sont aussi menacées
Le désastre, pour l'instant, est moins avancé dans les écoles "catholiques", qui ne le sont, le plus souvent, que de nom. Une circulaire du ministère de l’Education nationale en application de la loi Censi est très menaçante pour ces écoles confessionnelles. Elle leur impose des règles administratives rigides pour le recrutement des professeurs et restreint de façon drastique la possibilité de choix des chefs d’établissement. Le vice-président, Yves-Jean Thomas, du syndicat national des chefs d’établissement de l’enseignement confessionnel en appelle au "devoir de vigilance : L'écart, prévient-il entre nos établissements et les établissements publics se réduit comme peau de chagrin".
Ce dont Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon a pleine conscience : «Je crois, a-t-il déclaré, que la loi Debré, de 1959, qui avait pour but d’intégrer progressivement les écoles catholiques dans l’enseignement public, est finalement arrivée à ses fins»(1).
1.5 Dans un tel contexte aucune famille ne peut se croire à l'abri.
Quoi d'étonnant si, aujourd'hui, les enfant sont énervés ou abattus . Très vite, c'est le psy qui vient à la rescousse : souvent un psychologue qui fait partie du monde de l'Education nationale. Tout sera alors possible : la famille pourra être accusée ou l'on tentera des séances d'orthophonie ou on conclura à l'inadaptation de l'enfant aux classes normales.
2 - Parer aux dangers ? Quel choix reste-t-il ? :
- Soit l'école à la maison :
L'exemple des deux sœurs russes, Angela Kniazeva (21 ans) et sa cadette Diana (19 ans) en atteste le bien fondé. Diplômées de l'université de Standford (Californie), elles détiennent un master en politique internationale terminé en 2002 (à 16 et 14 ans).
Angela n'a pas la grosse tête : "Je pense que nous avons eu des possibilités précieuses et que nous nous sommes trouvées dans des circonstances heureuses", dues au fait qu' enfants, nous n'avons pas été scolarisées de manière traditionnelle. Leurs parents leur ont fait l'école à la maison . Elles ont terminé leur scolarité secondaire à 10 et 11 ans, avant de recevoir leur premier diplôme universitaire russe à 13 et 14 ans".
Tant en France qu'aux USA, très nombreux sont les témoignages, bien que moins spectaculaires, qui attestent le bien fondé de l'école à la maison.
- Soit les cours par correspondance et les écoles entièrement libres.
Ces écoles se multiplient. Elles sont fréquentées aujourd'hui par quarante mille enfants.
3 - Mais ces libertés sont en danger proche
3.1 Ces choix risquent fort de ne pas être laissés longtemps encore aux parents
En France
A entendre les déclarations de l'UMP Georges Fenech, aux membres de la commission anti-sectes, non.
"Est-ce que ces enfants, leur a-t-il exposé, qui sont nés, qui ne connaîtront rien d'autre que des préceptes bibliques, qui sont soumis à des prières, à des chants, est-ce que ces enfants vont grandir normalement, est-ce qu'ils auront la même chance dans la vie que les autres enfants ? Est-ce qu'ils pourront devenir des citoyens libres, éclairés, capables de jugement ? [...] Est-ce qu'il est normal que ces enfants n’aient jamais vu la télévision ? [...] Est-ce qu'au nom de la liberté d'enseignement dans les familles, on peut isoler les enfants et finalement les maltraiter psychologiquement ? [...] Ces enfants n'ont pas demandé à vivre de cette façon-là, on le leur impose. "L'Ecole de la République, c'est quand même là qu'on devient citoyen. Pourquoi, finalement, prive-t-on ces enfants de cette chance de devenir citoyens dans une société normale ?
Et de conclure ": On n'a pas le droit d'abandonner ces enfants à leur sort" (lire : "à leurs parents.").
La loi proposée par Georges Fenech fut votée au printemps 2008. Elle n'autorise la scolarisation à domicile que pour les enfants de la famille. (sauf exceptions: handicap, itinérants).
En Europe
Avec le traité de Lisbonne qui a été entériné par le parlement, les lois qui sont appliquées aujourd'hui à l'étranger et qui interdisent la scolarisation à domicile le seront chez nous . Il en sera de même des écoles entièrement libres.
En Allemagne
Les parents sont dans l'obligation légale de mettre leurs enfants dans des écoles autorisées par l'Etat. Ils n'ont pas le droit d'éduquer leurs enfants à la maison pour des questions de foi ou de conscience.
Dans une décision rendue publique le 29 juillet, une Cour d'appel de Francfort a entériné une décision de justice précédente, exigeant de M. et Mme Michael Bauer, qu'ils envoient leurs enfants à l'école. Les parents objectaient que plusieurs sujets enseignés à l'école étaient contraires à leur foi chrétienne, comme l'éducation sexuelle et l'enseignement des théories de l'évolution en cours de biologie. La cour a estimé que les parents sont tenus d'accepter le programme scolaire, même si celui-ci est contraire à leurs convictions religieuses. La loi de l'état fédéral du Hesse menace de prison les parents qui refuseraient de mettre leurs enfants à l'école, requérant des peines de prison pouvant aller jusqu'à 6 mois.
En Suède
Les écoles privées suédoises, pour être conventionnées, sont obligées de satisfaire sans faille aux objectifs de l'enseignement fixés par l'Etat, de respecter le principe étatique de la " démocratie " au sein de l'école, et celui de la tolérance et de la non-discrimination.
Jan Bjorkiund (centre droit), est même en train de fixer de nouvelles règles pour 2009 pour encadrer sévèrement l'enseignement religieux dans les écoles privées : strictement cantonné aux heures ad hoc, cet enseignement devrait éviter toute suggestion que les idées proposées puissent être objectivement vraies. Plus largement, toutes les autres matières devraient être à l'abri du " fondamentalisme"religieux : il serait ainsi interdit d'évoquer le créationnisme ou même la notion de « dessein intelligent » dans les cours de sciences où l'évolutionnisme est de rigueur.
En Belgique
Le blogueur belge Paul Belien, qui tient l'excellent Brussels Journal, a été convoqué au commissariat de police et pourrait être poursuivi pour le crime d'avoir "négligé ses devoirs de parent". Depuis les années 1990, lui et sa femme ont fait l'école à la maison à leurs cinq enfants, avec succès puisque quatre sont à l'université et la cinquième est en train de passer un équivalent du bac. Il semblerait donc qu'ils n'aient pas été tout à fait "négligés".
En fait, ce qui est reproché à Belien est d'avoir refusé de signer une déclaration de scolarisation à la maison, obligatoire depuis 2003, où il est demandé aux parents de s'engager à éduquer l'enfant en "respectant le respect des droits humains fondamentaux et des valeurs culturelles de l'enfant lui-même et des autres"; sous peine, si deux inspecteurs successifs attestent que cette clause fumeuse n'est pas respectée, de devoir scolariser l'enfant dans une école reconnue.
Au niveau de l’ONU
Ces règles sur l'école à la maison prennent explicitement appui sur la Convention de l'ONU sur les Droits de l'Enfant , notamment dans ses articles suivants :
Article 13 1. L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l'enfant.
Article 15. Les Etats parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique. L'exercice de ces droits ne peut faire l'objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique [...].
Toutes ces dispositions, mesures, conventions, tendant à soustraire les enfants à la famille , à la religion, à la morale sont l'aboutissement de l'idéologie libertaire, égalitaire et licencieuse sur laquelle s'est édifié la Révolution française . François Mitterrand, lors du 275è anniversaire de la Révolution, affirmait à juste titre que ses idées étaient toujours neuves.
3.2 Origine lointaine de cette volonté d’attenter à la liberté des parents
Les lois et décrets pris en matière d'éducation ne sont, en effet, que l'incarnation, dans notre quotidien, des idées, assertions, désirs émis à l'époque par les grands révolutionnaires.
"S'il est bon, écrivait en 1755 Rousseau, dans son Discours sur l'économie politique de savoir employer les hommes tels qu'ils sont, il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient. L'éducation doit servir aux fins de l'Etat.
En 1773, Helvétius tenait que la meilleure éducation était celle qui éloignait le plus les enfants des parents.
En 1783 , Vauréal, théoricien de la pédagogie des Lumières estimait à trois ans l'âge où l'enfant pourrait "être offert à l'éducation nationale (...) comme une masse d'argile préparée et qui appelle la main douée et bienfaisante du potier". (2)
Rabaut Saint-Étienne dans son discours du 21 décembre1792 : attribuait à l'éducation nationale, (qui doit "former le cœur"), le monopole pour "s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance ; car l'enfant qui n'est pas né, appartient déjà à la Patrie".
« Les enfants, déclarait Danton en 1789, appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents. Qui me répondra que ces enfants travaillés par l'égoïsme des pères, ne deviendront pas dangereux pour la République ? C'est dans les écoles nationales que l'enfant doit sucer le lait républicain.»
"Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de tout ce qui lui est opposé." Saint-Just1792 :
Il est imparti à l'École "normale", créée en 1794 de former "un très grand nombre d'instituteurs capables d'être les exécuteurs d'un plan qui a pour but de régénérer l'entendement humain. dans une République de vingt-cinq millions d'hommes que la démocratie rend tous égaux".
De même, on pourrait multiplier les déclarations licencieuses de nos "grands ancêtres qui aujourd'hui ont force de lois.
Morelly, dans son "Essai sur le cœur humain ou principes naturels de l'éducation"(1745) écrit :que la véritable liberté politique de l'homme consiste à jouir sans obstacles et sans crainte de tout ce qui peut satisfaire ses appétits naturels."
L'idéal de Diderot (1713- 1784) animateur de l'Encyclopédie ? "UN carosse, un appartement commode, du linge fin, une fille parfumée" Et celui de Rousseau ? "La nourriture, une femelle et le repos"
"Jouis, voilà ce que la nature ordonne, consens que d'autres jouissent, voilà ce que te prescrit l'équité, mets-les à portée de jouir, voilà le conseil que te donne l'humanité sacrée" (t. 1, p. 33, fin du Discours préliminaire).
3.3 La persévérance révolutionnaire
1789 est la date de naissance, l'année zéro du monde nouveau fondé sur l'égalité. Pas de contrainte extérieure, d'aucune sorte, la conscience reste seule juge des actes, les approuve ou les réprouve ; morale sans sanction, comme sans obligation".
Prémonitoire, ce texte du Convent de la Grande Loge de France daté de "1789 l'était :
Les grands ancêtres sont morts mais le combat dont le but est de soustraire dans le quotidien les enfants à la famille, à la religion, à la morale a été poursuivi sans faille par leurs héritiers.
C'est ainsi qu'en 1871 le Frère.·.Gratien déclarait "La Famille, est l'obstacle à détruire, si l'on veut donner à tous une éducation égale et révolutionnaire.
Même optique chez Viviani, président du Conseil en 1914 : « 11 faut en finir avec la neutralité scolaire, il faut user de contraintes légales à l'égard des familles.. On vous parle de neutralité scolaire mais il est temps de dire que la neutralité scolaire n'a jamais été qu'un mensonge diplomatique et une tartuferie de circonstance Nous l'invoquions pour endormir les scrupules des timorés... Nous n'avons jamais eu d'autre dessein que défaire une université anti-religieuse, et anti-religieuse d'une façon active, militante, belliqueuse ».
En 1925, il est affirmé dans les sphères de l'éducation que: "La morale, enseignée à l'école sera laïque, indépendante de tout dogme, de toutes données religieuses et métaphysiques. Les questions d'ordre transcendantal doivent rester du domaine privé : l'école n'a pas qualité pour les enseigner... Elle fera appel à la raison, respectera la liberté de l'enfant.
Dans le plan LANGEVTN WALLON de 1945 on peut lire : « C'est à l' Education Nationale qu'incombe la mission de l'éducation pour tous les enfants » Plan auquel s'est attelée toute la longue série des ministres de l'Education Nationale, qui se sont succédés jusqu'à ce jour.
Affirmation réitérée dans la revue de l'EDUCATION NATIONALE, en 1954 : -La famille était jadis un temple, un état, un atelier, elle est encore un hôtel.- mais elle perdra à son tour ce caractère. La famille n'est plus une école à peine une nursery.
M CHATEAU, professeur de psychologie et de pédagogie à la faculté de Bordeaux en 1965 déclarait à son tour que de plus en nombreux étaient « ceux oui pensent que la chute de la famille est inévitable devant le rôle important que vont avoir les écoles, les communautés d'enfants, les mouvements de Jeunesse, qui ne doivent pas compléter la famille mais la remplacer ».(3)
En 2005, en toute logique, il est notifié dans le rapport Fillon que dans les classes maternelles, si possible dès 2 ans, c'est la recherche autonome qui sera favorisée.
Et aujourd'hui, pour lutter contre la discrimination, le rapport Attali veut établir la mixité sociale au sein de l'école à l'aide du bon scolaire. Chaque parent pourra l'utiliser dans un établissement public ou privé qui sera tenu de respecter dans son enseignement les valeurs de la République qui sont celles de la non-discrimination absolue, du relativisme extrémiste et des droits de l'homme : la contraception, l'avortement, l'eugénisme, l'homosexualité et demain l'euthanasie.
Depuis la Révolution "nous sommes en révolte contre l'autorité divine et humaine". "Rien ne se fera dans ce pays tant qu'on n'aura pas changé l'état d'esprit qui y a introduit l'autorité catholique". Georges Clemenceau.
Depuis 200 ans, c'est un fait, on assiste à une entreprise de renversement total de l'ordre des choses voulu par Dieu.
Bâtir le monde autrement que Dieu l'a bâti tel est, en effet, la volonté de tout le monde politique . En bons héritiers de la Révolution ils veulent "Changer le peuple, le renouveler, changer ses idées, changer ses lois, changer ses mœurs, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire, puisque tout est à créer. "
Faire face à cette démocratie (de moins en moins) sournoisement totalitaire.
Qu'attendre d'une démocratie où l'Etat, maître de l'Education Nationale", forge les esprits dès la maternelle. Rien.
Il n'y a pas une famille qui ne soit pas touchée dans ses œuvres vives.
Vain serait de penser pouvoir soustraire ses enfants à cette démocratie sournoisement totalitaire dans des mouvements, œuvres , moyens annexes, en oubliant notre engagement personnel de parents.
Les lois pour interdire les œuvres annexes sont prêtes. Les lois sur la discrimination, la loi sur les sectes, la Halde sont autant de lois sur les suspects comme l'étaient celles de 1793, qui ont ouvert la voie à la terreur et au génocide de la Vendée.
Seuls, aujourd'hui,, ceux qui auront compris ce que l'on peut appeler l'esprit fondamental de la Révolution auront quelques chances d'en préserver leurs enfants et pourront la combattre efficacement.
A une condition, ne pas en rester aux analyses, aux diagnostics et de passer à l'offensive et pour cela , dans un premier temps, trouver les parents soucieux de l'avenir de leurs enfants et décidés de rebâtir le monde sur ses fondements naturels et chrétiens pour, ensemble, alerter les personnes autour de nous : La défense des libertés est quelque chose qui tient à cœur les Français. Ce combat l’AFS veut le mener. Avec vous ?
1) Cf. : la prise de position de Mgr Cattenoz sur la question.
2) Selon Le Robert : philosophe français du XVIII siècle dont la vie et la personnalité sont mal connues.
3) Souligné par nous.





