• Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Famille Education des petits et des ados Les prétextes pour ne rien faire

Les prétextes pour ne rien faire

Envoyer Imprimer PDF


Former des hommes de caractère

 

SOMMAIRE

LES PRÉTEXTES POUR NE RIEN FAIRE

  • Il est trop tard
  • Il est impossible de remonter le courant
  • Il faut intégrer nos enfants dans le monde


QUEL EST LE PROBLÈME ?

  • Les deux dimensions de la formation
  • Les difficultés spécifiques de l'heure
  • L'empirisme en éducation ?


QUELS OBJECTIFS DONNER À L'ÉDUCATION PAR LA FAMILLE ?

  • Nécessité de la famille
  • Qu'est ce que l'éducation ?
  • L'éducation des tout petits
  • Y a-t-il une hiérarchie des valeurs à transmettre ?
  • La coopération de l'école et de la famille


PRENDRE LE BON CAP

Aujourd'hui trop d'individus ne forment plus qu'un morne troupeau que l'on conduit où l'on veut, à vrai dire au désastre. N'ayant pas de guide moral intérieur, ils suivent le penchant de leurs passions, exacerbées par ceux qui vivent de leurs égarements. En bien des domaines, il leur faudrait par ascèse, tailler, se couper de leurs parties gangrenées. Personne n'a assez de caractère pour le faire. Et de proche en proche, le pourrissement s'étend.

Mais, aujourd'hui comme toujours, quoi qu'on puisse en penser, les bons éléments ne manquent pas. Qu'un seul vrai surgisse, et il sera tout étonné du nombre de soldats qu'il rassemblera.

Il n'y a pas de chefs, il n'y a pas de caractères. Donc, il faut en former, il faut en préparer. Il faut préparer la relève des responsables aveulis. Mais des prétextes sont avancés pour ne rien faire dans ce domaine. Ils sont propagés par les ennemis de la foi ou par les victimes de la propagande.

Les arguments avancés pour se laisser aller semblent se regrouper selon trois grands types :

  • Il est trop tard, la situation est définitivement compromise,
  • Il est impossible de remonter le courant,
  • Il est plus réaliste de veiller à ce que nos enfants s'intègrent bien dans ce monde nouveau.

L'éducation, c'est à dire la formation de personnalités solides et rayonnantes, paraît aux yeux de certains comme une tâche qui demande des délais que l'urgence n'accordera pas. C'est quand même la seule solution et la brièveté supposée du délai est une raison de plus pour s'y mettre tout de suite. On sait aussi que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui. Lyautey qui était un homme d'action avait, dit-on, coutume de dire : « Ne nous hâtons pas, nous sommes en retard » ; cela signifiait pour lui la nécessité de prendre le temps de bien faire, surtout quand on est en retard.

D'autres pensent surtout que la tâche est trop difficile, pour ne pas dire impossible. En fait, contrairement à ce qu'on imagine il n'est pas très difficile, dans ce domaine, d'aller à contre-courant de tout, ou à peu près : il y a, chez tous les jeunes, une force de contestation qui peut être utilisée. Pratiquement, c'est surtout la volonté des parents qui faiblit parce qu'ils ne croient plus à la valeur pratique de leurs principes moraux.

En effet : pour l'essentiel, la crise sociale et morale que tout le monde déplore aujourd'hui a sa cause profonde dans la dégradation des pouvoirs légitimes.

A force de se voir court-circuités, les parents finissent par tout supporter. A force de tout supporter, ils finissent par tout admettre. Qu'arrive-t-il quand un "pouvoir" légitime est empêché de s'exercer ? II s'avilit. Il s'avilit d'abord à ses propres yeux et il s'avilit aux yeux de ceux dont il a la responsabilité.

Cette démission concerne d'ailleurs d'autres responsables légitimes, aussi Louis d'Anselme poursuivait :

C'est le cas des chefs d'entreprises, cadres et agents de maîtrise qui "n'ont plus de contact" avec leurs ouvriers... ou qui l'ont beaucoup moins que les syndicats marxistes qui les ont court-circuités. C'est le cas des agents de police ou des gendarmes qui "n'en veulent plus" parce que trop souvent les "politiques" ont fait chorus avec la presse politisée contre "la répression" (même celle qui protège les honnêtes gens contre le banditisme).

C'est ainsi que les cités se défont. Quand trop longtemps l'autorité réelle a été neutralisée, elle sombre dans le doute ; le doute engendre le silence (les "majorités silencieuses" !) ; le silence engendre la mauvaise conscience ; la mauvaise conscience engendre soit le pourrissement et l'avilissement des caractères (on pactise, on se "rallie", on se justifie), soit la révolte (qu'elle soit fasciste, poujadiste, ou gauchiste).

(...)

Il y a défaitisme lorsque les responsables de la vie sociale ont non seulement accepté la défaite, mais qu'ils en viennent à la justifier.

D'autres encore s'imaginent qu'il serait important que leurs enfants soient bien intégrés dans leur milieu, soient bien socialisés comme ils disent. Ce qui signifie en réalité qu'ils souhaitent que leur progéniture soit conformée au milieu ambiant. Aussi ne doit-on pas s'étonner de voir leurs enfants [de "bonne famille" !] partir moralement à la dérive, dans la surprise, la tristesse ou la résignation de ces parents. Ces différents sentiments apparaissent d'ailleurs successivement et parfois s'achèvent même dans la justification de l'inconduite de leurs rejetons. Saint Paul nous a pourtant bien mis en garde : Ne vous conformez pas au siècle.

Finalement ces faux arguments ne sont que la transposition à peine camouflée de l'abandon au sens de l'histoire que voulaient nous inculquer les communistes. Nous avons, pour notre part, la certitude qu'en politique le désespoir est une sottise absolue : Dieu mène le monde et remportera la victoire finale malgré les assauts des troupes du Prince de ce monde. Et le Vainqueur récompensera les combattants qui auront supporté le poids de la bataille et Il ne manquera pas de traiter comme il convient ses ennemis, les traîtres et les déserteurs.

Il est essentiel de comprendre qu'il y a deux domaines distincts dans la formation des jeunes :

l'un consiste à développer l'intelligence et à meubler la mémoire, c'est l'instruction ;

l'autre vise à former le jugement et à orienter la volonté vers le vrai, le bon, le bien et le beau, c'est l'éducation.

Ce qui explique la formule Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. L'escroc étudie le droit pour présenter son piège de manière plausible. L'avocat marron...

A force de ne pas parler de morale ou de la dénigrer (cf : le slogan non à l'ordre moral !) on en arrive au diagnostic de C.S. Lewis dans The Abolition of Man, un essai moderne sur l'éducation :

Nous avons fabriqué des hommes sans coeur et nous en attendons qu'ils se montrent vertueux et magnanimes. Nous nous gaussons de l'honneur et nous sommes surpris de découvrir des traîtres parmi nous.

Par ailleurs, si nous caricaturons la moralité en en faisant une pudibonderie obsédante et rigoriste, nous le paierons cher ; nous paierons avec nos enfants.

En France, depuis plusieurs siècles, de grands efforts ont été consacrés à l'instruction. La pédagogie de la transmission du savoir a fait l'objet de multiples recherches, travaux et publications. L'effort s'est porté sur l'acquisition des sciences et des techniques qui, même si elles sont nécessaires, sont insuffisantes pour gérer correctement une vie.

Pie XI dénonçait déjà cette erreur dans l'Encyclique Divini illius Magistri, en disant :

Pour les situations et les emplois de la vie terrestre et temporelle, on réclame de longues études et une préparation soignée, mais pour ce devoir fondamental de l'éducation des enfants, aujourd'hui, nos éducateurs ne feront que peu de chose ou rien, enfoncés qu'ils sont dans le souci du temporel.

Pour donner une éducation familiale, c'est-à-dire pour exercer à la vertu, cinq considérations mettent en évidence cinq obstacles :

 

Première considération : l'éducation quasi spontanée qui se faisait au sein de la famille, par les parents et les grands parents, est quasiment interrompue. Les grands parents ne vivent pas avec les parents et donc pas avec les enfants (sauf exceptions). De plus les parents eux-mêmes sont souvent dans l'incapacité - matérielle au moins - de prendre réellement en charge l'éducation des tout petits, par suite du travail salarié des deux époux.

L'importance du rôle des grands parents dans la transmission de l'éducation a été reconnue par le sinistre Pol Pot au Cambodge : il a fait assassiner dans son pays toutes les femmes de plus de trente quatre ans pour couper la transmission culturelle et "faire enfin table rase du passé" dans son peuple. Cette raison du génocide m'a été présentée comme un trait de génie par un Français, élève d'Alain Touraine comme Pol Pot. Le commentaire illustre l'état d'égarement où se trouvent nos contemporains et pas seulement les plus jeunes, et la grave menace d'un totalitarisme auprès duquel communisme et nazisme feraient figure de simples «incivilités».

 

Deuxième considération : la formation livresque est, elle aussi, difficile : il existe certes des livres qui traitent d'un ou deux aspects du problème comme l'éducation de la volonté, que l'on veut d'ailleurs plus renforcer qu'orienter vers le bon et le bien, etc. Assez rares sont les livres qui ont pour objet de faire acquérir un comportement général vertueux et conforme à la morale et, de plus, leur diffusion est faible.

Ne serait-ce que pour les tout petits, on se rappelle peut être qu'un certain docteur Spock avait publié un livre (J'élève mon enfant) qui s'est vendu, dit-on, à plus de dix millions d'exemplaires. Pourtant un jour il déclara qu'il s'était trompé et en refit une édition différente qu'il a quand même vendue à plus d'un million d'exemplaires. Qu'est ce qui prouve que cette deuxième version serait bonne ?

Si au lieu de livres nous considérons les périodiques, nombreux sont ceux qui donnent des conseils pédagogiques qui peuvent intéresser ceux qui n'ont rien reçu par tradition familiale. Pourtant, même quand ils sont valables, ces conseils n'arrivent pas forcément au moment opportun.

 

Troisième considération : Une grave erreur de notre enseignement public a été acceptée, même chez les meilleurs. Il veut développer l'individualisme : il considère l'individu comme la seule réalité authentique et en quelque sorte absolue, pour mieux le fondre dans un magma commun. En vérité, l'individu n'existe que par la famille, la société, la patrie dont il reçoit, avec la vie, tous les moyens de vivre. Il est d'ailleurs aisé de le constater : les époques où l'individualisme fait la loi, sont celles qui comptent le moins d'individualités véritables, le moins de personnalités affirmées. Notre époque le vérifie.

L'individualisme n'a rien de commun avec le respect de la personne humaine sous les apparences duquel il a essayé parfois de se camoufler. L'éducation donnée par la famille enseignera donc, avec le respect de la personne humaine, la solidarité familiale, le service de la société, et l'amour de la patrie. Elle ne prétendra pas à la neutralité. La vie n'est pas neutre, elle consiste à prendre parti hardiment : il n'y a pas de neutralité possible entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre la santé et la maladie, entre l'ordre et le désordre, entre la France et l'Anti-France.


Quatrième considération : La méconnaissance du péché originel. Une autre grave illusion est aussi à la base de notre système éducatif : croire qu'il suffit d'instruire les esprits pour former les cœurs et pour tremper les caractères. Il n'y a rien de plus faux et de plus dangereux que cette idée. Depuis le péché originel, le cœur humain ne va pas "naturellement" à la bonté ; la volonté humaine ne va pas naturellement à la fermeté, à la constance, au courage. Le jeune a besoin pour y arriver et pour s'y fixer, d'une vigoureuse et opiniâtre discipline qui, progressivement, sera consentie, voire recherchée par l'intéressé. Vous le savez bien, parents qui me lisez : un enfant bien élevé ne s'obtient pas sans un usage vigilant, à la fois inflexible et tendre, de l'autorité parentale.


Cinquième considération : Le rôle déséducateur de la société.

La société actuelle a une influence fortement anti-éducative par ses modes, ses mœurs (drogue, concubinage...), sa presse, ses théories soixante-huitardes etc. Cela impose la nécessité d'aller à contre courant. Cette ambiance putride réalise une agression permanente contre le bien, le vrai et même le beau. Dans ces circonstances, la formule du Christ : « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire » prend toute son importance.

 

Étant données ces difficultés, ne resterait-il que l'empirisme ? Cela reviendrait à faire de nos enfants des cobayes, sachant que les résultats risqueraient d'être catastrophiques pour eux et désolants pour leurs parents.

Pour atténuer l'aspect empirique de l'éducation, les Associations Familiales Catholiques ont conçu les «chantiers-éducation» : des parents se réunissent et mettent en commun leurs réflexions sur un aspect de l'éducation de leurs enfants. Cette formule a du bon : elle réunit des personnes responsables (les parents) dont la mission est d'éduquer. Il est certain que le souci de leurs enfants conduira ces parents vers des solutions plausibles.

Pourtant cette formule, malgré l'amélioration certaine qu'elle représente, peut quand même donner de fausses solutions. En effet une action éducative ne prouve sa valeur qu'une dizaine d'années plus tard, au moins. Aujourd'hui, il est à craindre que les parents ne mettent en commun des solutions suggérées par les nombreux médias dont les conseils «pédagogiques» n'ont que peu de rapport avec les enseignements de la Foi et de la vraie sagesse.


Cela nous incite à rechercher une voie plus fiable.

 

La famille ?

La famille est une communauté conduite par les parents au bénéfice des enfants. Les jeunes enfants peuvent grandir seuls, mais ils ne peuvent s'éduquer eux-mêmes. Les enfants devraient être le premier centre d'amour et de prévenances dans une famille. Ure Bronfenbrenner, psychologue à l'université Cornell, a dit un jour que « pour son développement un enfant requiert le sacrifice et le dévouement irrationnel d'un ou plusieurs adultes qui prennent soin de lui et partagent leur vie avec lui ». Quand on lui demanda ce qu'il entendait par                      « dévouement irrationnel », il répondit qu'on devait penser à           « quelqu'un ayant une immense affection pour le gamin ». Après tout, la famille n'est-elle pas le premier et le meilleur service de santé, d'éducation et d'assistance sociale ?

Pour l'Église, et c'est là son enseignement constant, la mission d'éducation revient, de droit comme de devoir, aux parents qui sont et qui doivent rester les premiers responsables.

Dans son encyclique Divini Illius Magistri, le Pape Pie XI remarque avec douleur comment trop souvent les parents ne sont pas ou sont peu préparés à remplir leur fonction d'éducateurs. Il conjurait, au nom du Christ, les pasteurs d'âme

de mettre tout en œuvre dans les instructions, les catéchismes, par la parole et les écrits pour que les parents chrétiens connaissent bien, non seulement d'une façon générale, mais en détail, leurs devoirs ... et aussi les méthodes les plus propres à réaliser efficacement cette éducation, en plus du bon exemple de leur propre vie.

Lorsque la famille se porte bien, normalement, les enfants aussi. Mais aujourd'hui il y a trop de familles qui ne se portent pas bien. Les responsables politiques veulent trouver des substituts à la famille. Mais le meilleur de ces substituts est à la famille ce qu'une prothèse est à un organe naturel. Il se peut qu'il fonctionne bien ; il peut même fonctionner longtemps. Mais il ne peut avoir la même excellence que la famille naturelle. Pourquoi ? Parce que l'amour d'un père ou d'une mère pour un enfant ne peut pas être fidèlement reproduit par une personne, aussi efficace soit-elle, payée pour prendre soin de l'enfant.

Benoît XVI affirme :

L'Église ne peut cesser d'annoncer que, conformément aux plans de Dieu, le mariage et la famille sont irremplaçables et n'admettent aucune autre alternative.

En février 2005, Jean Paul II avait convoqué la cinquième rencontre mondiale des familles à Valence. Benoît XVI, dans sa lettre de confirmation de cette convocation, déclare que si les peuples veulent « donner un visage vraiment humain à la société», ils « ne peuvent ignorer le bien précieux de la famille, fondée sur le mariage ».

Dans un de ses derniers textes (mai 1968), l'abbé Berto écrivait :

La fin de l'éducation est que l'enfant en vienne à préférer librement, et pour toujours, le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l'injuste, le beau au laid, et Dieu à tout (...). Dans cette éducation totale, faite de contrainte, de persuasion et surtout d'amour véritable, il y a la plus grande preuve de respect que nous puissions donner à nos enfants. Oui, nos enfants ont le droit d'être élevés dans la vérité (...). Inspirer à l'enfant la volonté sans réserve ni retour de vivre dans le vrai, (voilà) le principe de toute éducation.

Dans son encyclique Divini illius Magistri, Pie XI a fait l'observation suivante :

Si l'objectif complet de l'éducation est de former l'homme dans cette vie mortelle de telle façon qu'il soit capable d'atteindre sa fin dernière, à laquelle son Créateur l'a destiné, il est évident qu'il ne peut pas y avoir de véritable éducation qui ne soit pas totalement orientée vers ce but.

Il appartient aux familles d'élever leurs enfants dans un esprit de courage et d'énergie orientée vers le bon, le beau, le bien, le respect de la vérité.

L'éducation donnée doit naturellement s'adapter à chaque enfant. C'est aussi pour cela que le rôle de la famille est si important. De plus, l'enfant évolue avec l'âge et donc les méthodes éducatives et les objectifs recherchés respecteront et, tout à la fois, dirigeront cette évolution.

Il convient donc de former le caractère et exercer aux vertus, c'est à dire à la prise d'autonomie qu'il faut donner progressivement en fonction de l'âge : de zéro à six/sept ans, de sept ans à l'adolescence et de l'adolescence à la "majorité".

Nous examinerons rapidement quelques aspects spécifiques de l'éducation des tout petits, et donnerons des lignes générales pour les plus âgés.

Son importance

L'importance de la première éducation familiale est reconnue par les pédagogues. Les parents doivent certes consacrer leurs soins au développement physique du bébé, mais, parce qu'il est devenu fils de Dieu par le baptême, ils doivent aussi commencer son éducation spirituelle. Le pape Pie XII recommandait aux parents chrétiens de préparer, dès avant la naissance, la pureté de l'atmosphère familiale dans laquelle les yeux et l'âme de l'enfant s'ouvriront à la lumière et à la vie.


Le rôle prépondérant de la mère

C'est à la mère, avant toute autre personne, que revient la responsabilité principale de l'éducation du tout petit enfant. Dès les premiers mois et pendant les premières années, le père a évidemment le droit (et le devoir !) d'aider la mère dans cette tâche, mais en gardant à l'esprit que c'est elle qui mène le jeu et que la cohérence et la solidarité des parents doit être sans faille.

Ceux qui ont observé les bébés ont vu leurs yeux mobiles et interrogateurs se fixer sur ceci ou sur cela, suivre un mouvement, un geste... Ils manifestent très tôt de la joie ou de la peine, de la colère ou de l'entêtement, indices des passions qui se nichent dans le cœur humain, avant même que les petites lèvres aient su articuler un mot. L'esprit de l'enfant est comme une page vierge où s'écrivent les images et les idées des choses que rencontrent ses sens au travers desquels lui est transmise la vie du monde.

Dès les premiers symptômes

Pour former le petit d'homme on commencera dès les premiers symptômes à atténuer ou à corriger les défauts émergents. La fermeté des parents est un bon prélude à la fermeté des résolutions dans le cours de la vie. Les enfants, en grandissant sous l'influence de parents à la volonté ferme et bonne, dédaigneuse de la colère et de la violence, constante et forte, exempte de faiblesses ou d'incohérence, apprendront de bonne heure à voir en elle l'interprète d'une volonté plus haute, celle de Dieu. L'enfant inscrit et enracine de cette façon les premières puissances morales qui forment un caractère prompt à se dominer dans les incommodités et les contrariétés, il devient intrépide devant la lutte ou le sacrifice car il est pénétré du sens chrétien du devoir.

Formation religieuse

Soyons bien conscients que la formation religieuse peut commencer dès le temps de la grossesse, quand la maman prie à haute voix pour le petit qu'elle attend.

Normalement, le tout jeune doit apprendre à prier en même temps qu'il apprend à parler à ses parents. Ensuite, il faut évidemment enseigner le catéchisme catholique, le vrai et non l'un de ces "parcours" qui semblent destinés à faire perdre la foi à ceux qui s'y aventurent et que l'on prétend nous "imposer."

Nous avons le témoignage d'un curé transmis par Mgr Ferrand, archevêque de Tours et, à l'époque, président de la Commission épiscopale de l'enseignement religieux, dans sa lettre pastorale pour le carême 1959 :

«Vingt-trois années de catéchisme fait à des enfants de plus de sept ans, me prouvent que si la détermination religieuse n'a pas été faite avant cet âge, c'est pratiquement en vain qu'on s'efforce d'exercer une influence sérieuse sur l'enfant. Autant vaut s'exercer à remplir un tonneau sans fond».

A l'enfant catéchisé, on fera connaître la vie des saints. Pour les plus jeunes, il existe des bandes dessinées qui peuvent être utilisées même si leur forme semble avoir vieilli. Mais pour les plus grands il existe d'excellents livres qui peuvent les enthousiasmer.

Une direction vigilante est indispensable pour éviter que soient compromis ou faussés, l'éveil normal et le fonctionnement régulier de l'intelligence et de la volonté. Le tout petit, sous un regard de tendresse, par une parole qui commande, doit apprendre à ne pas céder à toutes ses impressions, à discerner, avec le développement de la clarté de sa raison, et à dominer la variabilité de ses sensations, à commencer, en un mot, sous la direction et les avertissements maternels, le travail de son éducation.

L'éducation à la liberté doit se faire dès la plus tendre enfance ; en pratique, au fur et à mesure que l'enfant devient capable d'échafauder ses premiers raisonnements : vers deux ans le petit passe par une phase d'opposition systématique, la phase du non. Il faudra alors ne pas manquer de le contraindre intelligemment mais irrésistiblement à l'obéissance. Quand cette obéissance sera bien inculquée, on passera, en accompagnant le développement intellectuel de l'enfant, à l'apprentissage de la liberté. C'est-à-dire qu'il faut abandonner progressivement le dressage propre au bébé inintelligent pour aider l'enfant à agir spontanément dans le sens du bien. Certes il lui arrivera de faire des erreurs. On laissera faire celles qui entraîneront une sanction de la nature des choses, surtout si les risques sont faibles et si le jeune a été préalablement alerté sur les risques encourus. Il en déduira que les orientations données par son éducateur ne le sont pas pour le brimer mais pour le protéger.

 

La vérité

Pour Mgr Freppel, il est certain que le respect de la vérité et les principes vrais sont à transmettre en priorité. Cette transmission comporte, en premier, le contenu de la Foi:

Le plus grand malheur, pour un siècle ou un pays, c'est l'abandon ou l'amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste ; on ne se relève jamais du sacrifice des principes. Les caractères peuvent fléchir à des moments donnés et les moeurs publiques recevoir quelque atteinte du vice ou du mauvais exemple, mais rien n'est perdu tant que les vraies doctrines restent debout dans leur intégrité. Avec elles, tout se refait tôt ou tard, les hommes et les institutions, parce qu'on est toujours capable de revenir au bien lorsqu'on n'a pas quitté le vrai. Ce qui enlèverait jusqu'à l'espoir même du salut serait la désertion des principes, en dehors desquels il ne se peut rien édifier de solide et durable.

On constate de nos jours une désaffection pour la vérité. Elle est souvent perçue comme inefficace ou inadaptée dans le monde d'aujourd'hui et même, quelquefois, elle est refusée par principe.

Aussi, le plus grand service qu'un homme puisse rendre à ses semblables, aux époques de défaillance ou d'obscurcissement, c'est d'affirmer la vérité sans crainte alors même qu'on ne l'écouterait pas ; car c'est un sillon de lumière qu'il ouvre à travers les intelligences, et si sa voix ne parvient pas à dominer les bruits du moment, du moins sera-t-elle recueillie dans l'avenir comme la messagère du salut.

On constate aussi que tous ceux qui ont recherché la vérité, ont trouvé Notre Seigneur Jésus Christ au bout de leur quête. C'est d'ailleurs normal : Il a dit qu'Il est la Vérité.

La recherche de la vérité naturelle est déjà l'amorce d'un attrait vers la vérité surnaturelle.

Le respect de la vérité s'oppose au mensonge qui est toujours une forme de peur ou de lâcheté. Cela ne veut pas dire qu'il est obligatoire de dire la vérité de manière blessante, la charité doit toujours l'accompagner sans la masquer.

 

L'usage de la liberté

Les éducateurs détaillent à l'envi toutes les circonstances qui entraînent les jeunes à se mal conduire. Sans doute ont-ils raison quand ils flétrissent les nombreuses séductions exercées par le vice. Il en est d'insidieuses. C'est le cinéma lorsqu'il attire et déforme ; ce sont les dancings qui énervent et sapent le vrai sens de l'amour ; ce sont les lectures perverses et pornographiques qui émoussent le sens de la famille, le respect d'un idéal. C'est la radio, la télévision, et que sais-je encore...

Tout cela est parfaitement vrai, mais de quoi s'agit-il ? Il y a toujours eu des tentations pour les jeunes gens, et si elles sont plus fortes aujourd'hui, ces derniers ont-ils été formés pour résister en proportion de leur emprise ? Il est facile de dire : « Ils ne savent pas user de leur liberté ». Soit, mais quand et comment, pendant les années où ils étaient sur les bancs de l'école, les a-t-on initiés aux viriles exigences de la liberté ?

La liberté dépend de ce que nous aimons

Toute la valeur morale d'un homme dépend de l'usage qu'il sait faire de sa liberté. Or, comme l'expose très clairement G. Thibon :

L'homme n'est pas libre dans la mesure où il ne dépend de rien ni de personne : il est libre dans l'exacte mesure où il dépend de ce qu'il aime et il est captif dans la mesure où il dépend de ce qu'il ne peut aimer.

Notre puissance d'attachement détermine notre capacité de liberté. Si terrible que soit son destin, celui qui peut tout aimer est toujours parfaitement libre, et c'est dans ce sens qu'il est parlé de la liberté des saints. A l'extrême opposé, ceux qui n'aiment rien ont beau briser des chaînes et faire des révolutions : ils restent toujours captifs. Tout au plus arrivent-ils à changer de servitude, comme un malade incurable qui se retourne sur son lit.

Ainsi le problème de la liberté ne se pose pas en termes d'indépendance, il se pose en termes d'amour. Il importe donc de faire aimer les vertus, de les faire admirer, et c'est pour cela que l'étude (ou au moins la connaissance) de la vie des héros et des saints est une nécessité.


Le jugement et la volonté

La formation au jugement, et la formation à la volonté sont réalisés au cours de l'entraînement à la liberté. C'est à partir de là que bifurquent les deux ensembles de méthodes en vigueur où des valeurs identiques font l'objet d'estimations différentes.

Deux tentations extrêmes

Ou bien on met l'accent sur le règlement, la contrainte, les portes fermées, les sanctions, punitions et récompenses ; on tient à l'ordre extérieur pour sauver les apparences. On craint ou l'on s'oppose aux objections des élèves ; la perfection, c'est l'enfant «bien sage», celui qui se tait, se soumet sans rien dire, accepte un sacrifice en silence, baisse les yeux et se montre capable de «faire comme tout le monde». En fait, ceci trahit une certaine affinité avec le nivellement du communisme, destructeur par essence de la personnalité. On est donc resté au dressage du bébé sans intelligence initiale. Le rejet de ce dressage apparaîtra alors au jeune comme une libération.

Nous admettons bien entendu la discipline militaire ou ecclésiastique pour les adultes. Chez eux, cet ordre extérieur peut être l'expression d'une adhésion intérieure totale. Il en va tout autrement de l'enfant, qui doit être progressivement éclairé et aidé «en dedans» à accepter les disciplines inhérentes à la communauté. Ce qui veut dire que l'enfant passe progressivement de l'obéissance du dressage, nécessaire chez le tout petit, à l'exercice de l'autonomie.

Ou bien au contraire souffle un vent de "liberté" qui va trop loin et permet une certaine anarchie. Très peu enclins à la discipline extérieure, les éducateurs laissent l'enfant apprendre les leçons de la vie par le truchement des réactions qu'il rencontre. Ils insistent sur l'ordre intérieur : agir selon sa conscience, peu importe le qu'en dira-t-on. Le règlement est à leurs yeux un cadre rigide, une loi stagnante, ignorant trop souvent la vie qu'elle ne peut dès lors que freiner. Ce serait un modèle plausible, à la condition - non réalisée - d'un monde extérieur qui serait lui-même policé et dans lequel avant d'être hors la loi, le délinquant serait hors la morale et ressentirait la réprobation du milieu. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

L'autorité est nécessaire. La psychologie enseigne que le père a pour rôle d'incarner l'autorité et que son absence est dommageable pour le développement de l'enfant.

Le nécessaire apprentissage des vertus

Nous devons comprendre que le rôle de nos foyers et de nos  écoles est, en partie, d'aider à former des caractères heureux et bien équilibrés chez nos enfants.

Si un gamin sait clairement, parce qu'on le lui a appris, que les drogues, le dévergondage, la violence sont des choses mauvaises, sa propre santé physique et morale n'en sera que meilleure. Multipliez cette leçon un million de fois - c'est-à-dire enseignez-la un million de fois - vous obtiendrez un bien-être plus grand et plus répandu, moins de drames personnels, moins de violence sociale et moins de vies gâchées, moins de morts.

Une société se caractérise par sa morale individuelle, qui accumule un capital social de génération en génération au profit de ses enfants. Les conditions de la vie privée sont un des fondements de l'esprit public. Mais nous devons en permanence soutenir, renforcer les convictions privées, et c'est le travail des adultes. C'est notre mission.

La lecture d'exemples d'actes moralement bons, est importante pour l'éducation des jeunes. Les Français ont la chance d'être citoyens d'un pays si fort imprégné de christianisme que certains personnages de leur histoire ont eu une vie susceptible d'exciter l'admiration et de porter à la vertu : Bayard, du Guesclin, Louis XI, le chevalier d'Assas, Raoul Follereau, des chefs militaires comme Foch, Weygand, Lyautey, Pétain, Gallieni (pour n'en citer que quelques uns) sont dignes d'être étudiés voire admirés.

Nos adversaires sont conscients de la force éducative des exemples. Avant même 1968, une institutrice de l'école laïque est en rendez-vous avec le conseiller pédagogique de l'université de Nancy. Elle le consulte pour le choix d'un livre de lecture pour les jeunes de sa classe. Sur les rayons de la bibliothèque, elle prend un livre. Le conseiller lui dit : « Non pas celui-là, les histoires qu'il donne sont morales. Prenez plutôt celui-ci, les histoires n'ont pas de morale. » Qu'on ne s'étonne plus des résultats d'une telle censure.

Les sanctions dans l'éducation

Une des questions qui se posent à l'éducateur est celle des moyens de "motivation" qu'il peut mettre en œuvre pour pousser au bien et écarter du mal.

La Bible dit : « Celui qui épargne la baguette hait son enfant. » Donc les châtiments corporels ne sont pas à exclure à priori. Mais une histoire orientale, illustre à sa façon l'adage « in médio stat virtus », que nous traduirons librement : la sagesse est entre deux folies.

Deux bandits vont être pendus ensemble. Sur le point de mourir l'un dit à l'autre : « Je suis ici parce que ma mère ne m'a pas assez puni quand j'étais jeune. » L'autre lui répond : « Et moi, parce qu'elle m'a trop puni. »

Nous avons évoqué la question des sanctions dans une étude antérieure. Mais il est important de rappeler que dans le registre des sanctions il y a aussi les récompenses. Ces récompenses ne sont pas que financières : cela peut être un témoignage de satisfaction ou de fierté des parents suite à une bonne action. Et ce type de récompense doit être fréquent. Certes la bonne éducation demandait telle ou telle réaction de la part de l'enfant. Les parents ne doivent pas pour autant la considérer comme naturelle. Ils manifesteront, même brièvement, leur satisfaction par un : « C'est bien ! » ou « Je suis fier de toi ! »

Au lieu de morigéner et de défendre, il faut proposer, entraîner et construire progressivement tout un arsenal de petites qualités - de toutes petites vertus - à la mesure de l'enfant, mais grandes par la solidité qu'elles donneront à la base de l'édifice moral.

Quant aux sanctions négatives, elles ne doivent pas être données sous l'effet de la colère, car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. Il serait malsain d'invoquer la loi de Dieu pour une désobéissance à la moindre demande des parents. Par contre, ces derniers rehaussent leur autorité devant l'enfant s'ils lui disent : « Si je te donne un ordre contraire à un commandement de Dieu, tu as le devoir de me désobéir. »

La discipline de l'école doit épauler la discipline de la famille, elle ne peut la remplacer complètement. Ainsi se forment les hommes et les peuples forts. Cette mission d'éducation n'est, certes pas, le but de notre éducation prétendue nationale, ni d'ailleurs de celles des écoles qui se croient catholiques alors qu'elles ont lié leur sort au Mammouth au point d'être obligées de suivre servilement les programmes et les méthodes "pédagogiques" officielles qui, trop souvent, ont fait la preuve de leur nocivité. L'école unique est un mensonge parmi beaucoup d'autres, c'est, sous couleur d'unité, une école de division, de lutte sociale, de destruction nationale.

Nous aurons donc à choisir des écoles où une saine vision des choses sera à l'honneur. Les plus grands sacrifices seront faits pour que nos enfants y soient inscrits. Si au contraire nous sommes obligés de choisir d'autres écoles, nous devrons faire preuve d'une extrême vigilance pour contrer les maximes perverses qui y sont enseignées et pour former aux qualités opposées. Cela demandera un gros investissement personnel du père et de la mère travaillant en étroite cohérence et cohésion.

Les écoles professionnelles sont, semble-t-il, moins nocives. Les parents doivent se convaincre, en France particulièrement, qu'il n'est pas moins noble et pas moins profitable, même pour l'esprit, de manier l'outil que de tenir la plume, et de connaître à fond un métier, que d'avoir sur toutes choses des clartés superficielles. Leur idéal ne doit plus être la sécurité d'un fonctionnaire irresponsable, mais l'initiative du chef, la passion de l'œuvre et de sa qualité. Restituer dans toute leur plénitude ces vertus d'homme, c'est l'immense problème qui se pose à nous. Il faudra que les maîtres de notre enseignement primaire se pénètrent, eux aussi, de cette idée et sachent en pénétrer leurs élèves.

Il faut donc prendre et garder le bon cap. Il n'y a rien à faire d'autre. C'est le devoir. C'est le salut. C'est la volonté de Dieu. C'est justement pour cela qu'on peut se mettre à la tâche avec confiance, en commençant dès le plus jeune âge (importance cruciale des premières années, jusqu'à 7 ans).

Il y a chez nos jeunes des trésors inemployés de générosité. Et l'on constate aujourd'hui que de plus en plus de personnes jeunes ou moins jeunes ont faim et soif, sans toujours s'en rendre compte, de références morales claires. Il faut savoir cependant leur transmettre le message de manière adaptée.

Les objectifs de l'éducation familiale sont les mêmes quelles que soient les périodes vécues : inculquer des principes sains et solides, refuser les idéologies, résister aux engouements, parfois, à des éducateurs, s'affirmer différents, d'une différence de bon aloi, éviter ou limiter les contacts déprimants, favoriser les rencontres qui élèvent, choisir les livres, les biographies de héros et de saints qui enseignent le vrai sens de la vie et qui stimulent l'ardeur.

Cela fait apparemment beaucoup de choses. Mais l'essentiel passe en fait par la vie en commun au sein de la famille dont les exemples vivants sont d'une grande force, quand ils sont corroborés par un enseignement qui en fait prendre conscience.

Les enfants doivent être avertis qu'ils ne sont pas seulement spectateurs de leurs propres vies, qu'ils doivent en être les acteurs et ne pas se laisser simplement conduire. Cette leçon s'apprend par la pratique de l'effort.

Dieu appelle ses créatures, ses enfants, à l'exaltation de toutes leurs possibilités. Dieu, éducateur de l'humanité, ne peut être que le premier à aider les éducateurs. Il faut le prier, demander avec insistance son secours. Prions aussi la Très Sainte Vierge, Mère et Éducatrice. Seul, on ne peut rien. Avec Dieu et la Vierge, on peut tout.

André Frament



AFS n° 11 p.  44.

Louis d'Anselme in AFS n° 30 p. 20.

Louis d'Anselme ibidem.

Cf. : AFS n° 99 p. 46 à 50.

A partir de cet âge, m'a expliqué mon interlocuteur, les femmes de ce pays sont grand mères.

C'est l'erreur du personnalisme en éducation. Voir à ce sujet l'article du Père Jean Dominique (AFS n° 204, août 2009) : « L'éducation par la famille : un antidote au personnalisme ambiant ».

Cité par Pie XII alloc. Aux mères de familles italiennes 26/10/1941 Cf. : L'Éducation coll. Les Enseignements Pontificaux ; Desclée. n°400 p. 519.

Certaines institutions, dans lesquelles se dévouent des prêtres et des éducateurs chrétiens obtiennent d'excellents résultats dans l'éducation qu'elles donnent car les membres de ces institutions sont surtout guidés par la charité qui inspire leur dévouement. Nous pensons par exemple au magnifique travail qui se fait à Riaumont, la citadelle de l'espérance.

Lettre au Cardinal Trujillo.  Cf.  Zenit.org du 30 mai 2005.

Cité par AFS n° 105.

Cf : AFS n°160 p. 43-44. : Un prêtre français... demanda à quel âge les parents Tchèques, fidèles au Christ commençaient l'éveil religieux de leurs enfants. «Dès le début, lui fut-il répondu. Quand la maman se relève, huit jours après la naissance, les parents font la prière autour du berceau. Au début, l'enfant ne comprend rien, mais il a vu»... Ces parents de Tchécoslovaquie faisant la prière auprès du berceau huit jours après la naissance, nous transmettent tout un enseignement : Que faire pour apprendre à un enfant à parler? Rien. Nous parlons devant lui et petit à petit il forme ses mots et entre dans la conversation.

De même, que faire pour lui apprendre à prier? Rien, sinon qu'il voie et qu'il entende. L'apprentissage de la conversation avec Dieu doit se faire en même temps que l'apprentissage de la conversation avec les hommes.

Cette obligation est un abus de droit : Pour l'Eglise, les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants.

Semaine Religieuse du diocèse de Tours, 6 février 1959. Cf. : AFS n° 160.

G. THIBON, Retour au réel, p.146.

G.  THIBON, Ibidem.

Cf. : AFS n° 99 p. 46 à 50.

Ce roi, dénigré dans les manuels de l'éducation nationale, est réhabilité de manière indiscutable par le livre de l'historien américain Paul Murray Kendall : Louis XI (Fayard).

Par exemple : Un Lyautey Inconnu - par André Le Révérend, Librairie Académique Perrin Paris 1980 ou Weygand années 1940-1945 par Georges Hirtz.

Cf. : André Frament, Autorité des parents, liberté des enfants, AFS n° 161 [juin 2002] pages 5 à 14 et en particulier 12 à 14.

Jac. 1, 20.

Cf. : AFS n° 173 : chronique d'une scolarité en décomposition de Rémi Fontaine ou AFS n° 172 : Le cerveau cet inconnu des pédagogues. Par le Dr Ghislaine Wettstein-Badour.

Cas hélas fréquent de parents qui ne peuvent pas financièrement faire autrement. Dans ce cas il faut demander l'aide de Dieu pour soi et pour les enfants.

Notre ami le docteur Fournier par exemple, s'est constitué des argumentaires concis et clairs qui ont fait leurs preuves auprès de personnes de différents milieux. Mais il insiste sur le fait que chacun doit réaliser ces documents pour qu'ils soient adaptés à la personnalité de celui qui les utilise.


 

 
Una Voce France
Boutique en ligne Una Voce: on y trouve le meilleur du chant grégorien !