Les illusions naturalistes
sur l'amour de Dieu et du prochain
Dans un monde imprégné de naturalisme, il est relativement[1], facile, pour un catholique, de devenir naturaliste sans même s'en apercevoir. Redoutable illusion. Nous pensons utile, à ce titre, de publier ci-dessous un sous-chapitre de la brochure du père Emmanuel « Le naturalisme »[2], intitulé « Les illusions naturalistes sur l'amour de Dieu et du prochain ». [3]
Quand la colère de Dieu a déchaîné sur une population ce fléau redoutable qu'on nomme la peste, il en est qui en sont atteints et frappés à mort ; il en est d'autres qui, sans être précisément touchés par le fléau, en subissent cependant un malaise quelquefois considérable.
Le naturalisme est pour les âmes une véritable peste. Ceux qui en sont atteints en plein sont par là même mis hors des voies du salut. Semblables à ces pestiférés qu'il faut nécessairement isoler du reste des hommes, ils s'excommunient eux-mêmes. Le naturalisme, dans ce cas, est poussé jusqu'à l'hérésie formelle, renouvelant les impiétés d'Arius et de Pélage, et assumant sur lui tous les anathèmes dont l'Eglise a frappé ces épouvantables hérésies.





