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Ordre naturel et ordre surnaturel

France, fille ainée de l'Eglise

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France, fille ainée de l'Eglise

L’évangélisation des Gaules.

Le Baptême de la France à Reims.

La vocation de la France.

Jeanne d’Arc : sacre de Reims et renaissance française.

Les patronnes secondaires de la France.

Les bergères de la France chrétienne.

 

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les illusions naturalistes sur l'amour de Dieu et du prochain

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Les illusions naturalistes

sur l'amour de Dieu et du prochain

  

Dans un monde imprégné de naturalisme, il est relativement[1], facile, pour un catholique, de devenir naturaliste sans même s'en apercevoir. Redoutable illusion. Nous pensons utile, à ce titre, de publier ci-dessous un sous-chapitre de la brochure du père Emmanuel « Le naturalisme »[2], intitulé « Les illusions naturalistes sur l'amour de Dieu et du prochain ». [3]

Quand la colère de Dieu a déchaîné sur une population ce fléau redoutable qu'on nomme la peste, il en est qui en sont atteints et frappés à mort ; il en est d'autres qui, sans être précisément touchés par le fléau, en subissent cependant un malaise quelquefois considérable.

Le naturalisme est pour les âmes une véritable peste. Ceux qui en sont atteints en plein sont par là même mis hors des voies du salut. Semblables à ces pestiférés qu'il faut nécessairement isoler du reste des hommes, ils s'excommunient eux-mêmes. Le naturalisme, dans ce cas, est poussé jusqu'à l'hérésie formelle, renouvelant les impiétés d'Arius et de Pélage, et assumant sur lui tous les anathèmes dont l'Eglise a frappé ces épouvantables hérésies.

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Les vertus cardinales et la cité juste

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LES VERTUS CARDINALES

ET LA CITE JUSTE

 

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Pour être heureux autant qu'on peut l'être ici-bas, il faut vivre selon l'ordre moral : être vertueux et éviter les vices, encore plus que la peste. Or, les vertus morales forment un édifice harmonieux ; si une seule s'effondre, tout l'ensemble est en danger. Si on n'est pas honnête, ou si on n'est pas sincère, ou courageux, la vie entière sera désorganisée, désordonnée. Dans la vie morale, comme dans un édifice, il y a des piliers qui supportent l'ensemble ; ce sont les vertus cardinales : le mot cardinal vient d'un terme latin (cardo), qui signifie pivot, charnière, ou, au sens figuré, élément principal, base. Dans l'édifice des vertus morales quatre vertus supportent l'ensemble des bonnes dispositions : la prudence, le courage, la tempérance et la justice, vertus cardinales.

Cette charpente de la vie morale est décrite par Platon ; il sera suivi par Aristote, les Stoïciens, puis par toute la tradition chrétienne. La manière de les concevoir diffère, bien que le fond reste le même.

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Le naturalisme, voilà l'ennemi

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Le naturalisme, voilà l'ennemi

 

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«Vous enseignerez que Jésus-Christ n'est pas facultatif et qu'en dehors de sa loi révélée, il n'existe pas, il n'existera jamais, de juste milieu philosophique et paisible où qui que ce soit, âme d'élite ou âme vulgaire, puisse trouver le repos de sa conscience et la règle de sa vie» (cardinal Pie).

Au dernier Synode des évêques pour l'Europe, à l'automne 1999 à Rome, le cardinal Varela, archevêque de Madrid et rapporteur général du synode, a prononcé un long rapport introductif dont le ton inhabituel a été remarqué. Sa vigoureuse dénonciation de «l'humanisme immanentiste», de la «mode des interprétations sécularisantes de la foi», de la «sécularisation interne», qui sévissent dans l'Église, souligne la nécessité de bien connaître cet ennemi qui ronge la société chrétienne : le naturalisme.

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Réflexion sur la discipline

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Réflexion sur la discipline

charles_maurras 

 

Charles Maurras, qui fut, pour la religion catholique, un grand apologiste de l'extérieur[1], a souvent exprimé son admiration pour ce qu'il appelle l'«esprit classique», la romanité, autrement dit pour l'ordre et la discipline catholiques et les fruits de civilisation qui en résultent.

«Maurras voit dans l'esprit classique l'opposé de la Révolution, car le premier est la marque de la romanité alors que la seconde est précisément issue du rejet de l'esprit catholique»[2].

Évoquant le libre examen protestant qui permet à chaque fidèle d'interpréter la Bible selon sa fantaisie, il écrit :

«Ce biblisme sans frein emportait ou bien bouleversait tout d'abord cette discipline mentale, morale, esthétique, cette raison, ce droit, cette loi, ce goût qui rassemblaient tout le capital civilisateur de l'esprit classique»[3].

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