• Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Politique

L'affaire Gouguenheim

Envoyer Imprimer PDF

 

L’affaire Gouguenheim   

 

1 Les faits 

Un livre

M. Sylvain Gouguenheim est professeur d’Histoire médiévale à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon (Lettres et Sciences Humaines). Il a publié un livre : Aristote au Mont Saint Michel (1) qui porte en sous titre : Les racines grecques de la pensée médiévale. On sait que les œuvres des penseurs grecs ont été recherchées, transférées, étudiées, assimilées et valorisées par l’Occident Chrétien au cours des mille ans (ou presque) que subsista l’Empire Romain d’Orient après la fin de l’Empire Romain d’Occident. 

Le travail dont le livre rend compte

Mille ans ! La durée qui sépare l’an mille de l’an 2000 ! Comment peut-on faire croire que pendant un aussi grand laps de temps, il n’y aurait pas eu d’échanges intellectuels associés aux échanges commerciaux et diplomatiques ? Des dizaines de politiques (2), d’érudits, de clercs ont rapporté ou fait venir des Grecs un grand nombre de manuscrits dont l’histoire n’a pas retenu tous les noms. Comme l’exprime l’historien Fernand Braudel : « La plupart des transferts culturels s’accomplissent sans que l’on connaisse le nom des camionneurs » Redécouvrir le nom des acteurs de ces transferts est un problème qui intéresse les érudits. Pendant cette très longue période, les moines copistes, dans le scriptorium de leurs monastères, recopiaient à la main, les textes du savoir à transmettre(3) car on n’avait pas encore découvert l’imprimerie. 

Lire la suite...
 

S'appuyer sur la vérité

Envoyer Imprimer PDF

 

Pour répondre à l'invitation du Pape nous reproduisons  une réflexion sur la vérité et sa nécessité même quand il s'agit d'exercer sa liberté. Cette étude a été publiée dans le numéro 184 de l'AFS

 

 S’APPUYER SUR LA VÉRITÉ

****

«Dans un monde où, au fond, le scepticisme a contaminé jusqu'à de nombreux chrétiens, on tient pour scandaleuse la conviction de I'Église qu'il y a une Vérité avec une majuscule, et que cette Vérité peut être connue, exprimée et, dans une certaine mesure, définie de façon précise »  (Cardinal Ratzinger)[1]

Le bon sens et la philosophie chrétienne définissent la vérité comme la conformité entre la pensée et le réel.(Adaequatio rei et intellectus = (ad)équation de la chose et de l’intelligence)

Cette définition suppose l’existence distincte d’un sujet qui pense et de l’objet de sa pensée, c’est-à-dire l’existence d’une réalité extérieure et indépendante qui ne se limite d’ailleurs pas au monde matériel accessible aux sens.

Le problème de la vérité est intimement lié à celui de la liberté.

Lire la suite...
 

L'urgence de la contre révolution

Envoyer Imprimer PDF

L'urgence de la contre-révolution

 ***

Ayant la joie et l'honneur de présider à la fois France Jeunesse Civitas et Belgique et Chrétienté, j'ai suivi avec attention la journée du 10 juin durant laquelle on votait tant en France qu'en Belgique pour le renouvellement des assemblées parlementaires.

Dans les deux cas, les gagnants sont issus de la droite molle et le courant catholique et patriote se voit privé de toute représentation.

Le moment est donc venu de tirer quelques conclusions utiles.

 

L'indispensable aspect surnaturel

Ce serait une erreur fondamentale de croire que nous pourrions gagner un jour par le seul moyen des urnes.

Ce serait une erreur également d'exclure le combat pour la conquête des urnes.

L'heure doit être à la reconstruction d'un tissu naturel indispensable à la diffusion de notre doctrine. Les maux qui ravagent notre civilisation ne seront pas résolus par une droite molle. En vérité, nous le savons, si l'on veut traiter le problème dans son ensemble et non pas simplement en surface mais en profondeur, la seule réponse qui convient est la mise en application de l'ordre social chrétien.

Comment envisager un tel objectif au vu de l'état de pourrissement de notre société ?

D'abord en comprenant le principe des moyens naturels surnaturalisés, c'est-à-dire l'impossibilité de rétablir l'ordre naturel sans le recours au surnaturel. De façon trop régulière, ceux qui jusqu'à présent ont envisagé le combat pour la défense de notre civilisation l'ont fait de façon naturaliste, souhaitant volontiers l'ordre admirable engendré par le catholicisme mais négligeant de prier. Or, la gravité de la situation, la simple analyse froide et méthodique des faits, notamment démographiques, devraient faire comprendre qu'il est raisonnablement devenu plus que jamais impossible d'espérer le salut de nos patries et de nos peuples sans un secours divin.

Le combat contre-révolutionnaire ne l'est authentiquement que lorsqu'il se soumet humblement à ce besoin du surnaturel.

 

Combattre sur tous les plans

Une fois cet élément bien assimilé et accepté, il s'agit de comprendre que la révolution est partout et que le combat contre-révolutionnaire doit donc être porté dans tous les domaines. Le politique. L'économique. Le social. L'éducation. La famille. L'éthique. Mais aussi le culturel.

 

Le culturel

J'insiste sur le culturel parce que c'est un élément essentiel pour la reconquête des esprits et pourtant très négligé par nos milieux. Toutes les représentations artistiques (musique, littérature, peinture, dessin, sculpture, architecture, photographie, cinéma, théâtre,...) sont des vecteurs de communication et portent un message sous-jacent, même involontaire. Le bien. Le mal. Le relativisme. La beauté. La laideur. L'indifférentisme.

Il est de grande importance que le combat contre-révolutionnaire investisse le domaine culturel.

Encore faut-il ne pas se tromper dans l'ordre des choses.

Lorsque je vois circuler parmi nos jeunes une vidéo de rap prétendu identitaire et catholique, cela révèle une fois de plus l'état de confusion des esprits. Il est illusoire de prétendre amener à la beauté en utilisant la laideur. Ce faisant, il est bien naïf de croire qu'on ramènera de la sorte des brebis égarées. Par contre, il est fort probable qu'on égarera des brebis saines en perturbant leur discernement par rapport à une musique qui nous est étrangère et qui est intrinsèquement mauvaise.

 

Le tissu naturel

Oui, il nous faut veiller à consolider ce qu'il nous reste de bonne presse, de bonnes maisons d'édition, qui seront sans doute mises à rude épreuve si, au lendemain de ces bouleversements électoraux, le découragement ne fait pas rapidement place à une volonté de nous organiser de façon intelligente.

Oui, il nous faut veiller à croître l'importance de nos bonnes écoles si essentielles à la formation des nouvelles générations et à leur préservation des mensonges et des immoralités imposées dans l'école sous contrat.

Oui, il nous faut veiller à proposer à nos familles des activités suffisamment nombreuses et diversifiées pour qu'elles ne doivent pas, pour se divertir, aller ailleurs et être sujettes à de mauvaises influences.

Oui, il nous faut veiller à développer les mouvements de jeunesse et à inculquer dès la plus tendre enfance les valeurs saines.

Oui, il nous faut veiller à multiplier les cellules de réflexion, les cercles de formation, les sessions, les ateliers pratiques, les retraites spirituelles et à entretenir l'âme et l'esprit.

Oui, il nous faut veiller à organiser des réseaux professionnels, à faire preuve de solidarité bien ordonnée.

Oui, il nous faut veiller à prendre la bonne habitude, dans nos consommations de biens ou nos besoins de métiers de services, de privilégier les nôtres.

Oui, il nous faut veiller à structurer des réseaux d'entraide pour nos familles dans le besoin, nos malades, nos personnes âgées.

Oui, il nous faut veiller à régulièrement témoigner publiquement de notre Foi et de notre patriotisme.

Oui, il nous faut veiller à être suffisamment présents sur le terrain pour imposer nos thèmes dans les débats et insuffler parmi la population une meilleure compréhension de l'indispensable besoin de moralisation de la société.

Oui, il nous faut veiller, dans cette nouvelle épreuve, à nous détacher plus que jamais du matérialisme et des mondanités pour nous consacrer généreusement à l'apostolat et au combat contre-révolutionnaire.

Oui, il nous faut veiller à étendre notre réseau d'influence, à peser dans la vie professionnelle, économique, sociale, culturelle.

Lorsque ce tissu naturel sera suffisamment étendu et organisé, lorsque suffisamment d'entre-nous auront pris part à ce combat contre-révolutionnaire et que celui-ci aura été mené avec le souci de l'aspect surnaturel, alors les urnes pourront être un moyen de plus d'avancer vers l'ordre social chrétien.

Oui, pour disposer de bonnes lois, il nous faut envoyer dans les assemblées de bons représentants, soucieux du bien commun.

Mais pour que nous soyons en mesure de les y envoyer, il faut d'abord travailler par la reconstruction du tissu naturel à  la rechristianisation de la société.

Sans cela, la confusion générale ne ferait que gagner du terrain, l'acculturation se répandre, l'amour de la patrie disparaître, le sentiment d'identité se dissoudre.

Les participations aux élections ne seraient plus alors qu'une série de reculades assurées de façon supplémentaire par le phénomène du vote ethnique et la terrible réalité démographique.

 

Mais en politique le désespoir est une sottise.

Sonnons le tocsin. Lançons-nous dans ce défi.

La contre-révolution doit être.

Dieu le veut ! 

Alain Escada,

président de France Jeunesse Civitas et de Belgique et Chrétienté

 

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/

http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

 

 

 

 

 


Una Voce France
Boutique en ligne Una Voce: on y trouve le meilleur du chant grégorien !

Who's Online

Nous avons 4 invités en ligne

Random Image

No images

A ne pas manquer !

Una Voce France
Boutique en ligne Una Voce: on y trouve le meilleur du chant grégorien !
Catholiques du Val d'Oise
L'action locale de laïcs catholiques dans la Cité.
Acim, infirmières et médecins catholiques
Infirmières, médecins et professionnels de santé catholiques.
Institut Civitas
Pour une cité catholique !
Passez à l'action !

Sondage

Le bulletin de l'AFS est...