«Ô liberté, que de crimes
on commet en ton nom!»
(AFS n° 118)
QUELQUES RAPPELS SUR LES NOTIONS
D'ORDRE, DE LIBERTÉ, DE LIBÉRALISME
Les controverses sur les plans politique et religieux utilisent à longueur de journée le thème de la liberté sans que soit défini le contenu du mot.
Qu'il suffise de citer ici deux exemples:
- «Voilà mon ambition pour la France : l'égalité des chances, la liberté, l'Europe», déclarait Edouard Balladur, donnant ainsi sa version personnelle de la devise nationale.
- «C'est autour de la notion de liberté qu'il faut maintenant nous interroger sur ce qui se joue dans l'institution catholique :
- Qu'en est-il de la liberté de conscience du croyant dans des ouvrages comme le Catéchisme universel et l'encyclique "Veritatis splendor"?» : ainsi commence un document intitulé «Pistes de recherches en vue de la rédaction des articles de la charte de Partenia», diffusé par la revue Golias.
Comme nous y invitent implicitement Edouard Balladur et la revue Golias, nous présentons quelques rappels sur cette notion de liberté aussi importante en politique qu'en religion et sur les notions connexes d'ordre et de libéralisme... nous souvenant qu'en politique comme en tout autre domaine se vérifie la remarque de Charles Maurras : « les idées approximatives et mal définies n'ont jamais poussé à l'action».
LA NOTION D'ORDRE
Pourquoi commencer par l'ordre quand on cherche à préciser le concept de liberté ? Parce que la vraie liberté, étant une liberté ordonnée et non un absolu, ne se comprend, comme nous le verrons, que par référence à un ordre.
Ordre et finalité
En partant d'exemples courants (l'ordre dans la chambre, dans l'atelier; une place pour chaque chose et chaque chose à sa place...), on voit que la notion d'ordre se rattache à celle de finalité.
Et quand la finalité change, l'ordre change lui aussi.
Soit l'exemple d'un moteur d'auto.
Les pièces de ce moteur peuvent être en désordre si, le moteur étant démonté, elles se trouvent dispersées sur le sol du garage.
Elles sont nécessairement dans un certain ordre quand le moteur fonctionne.
Elles sont également en ordre (mais un ordre différent) quand elles sont disposées sur un tableau dans un but d'enseignement... ou stockées comme pièces de rechange dans un magasin.
Pour le même jeu de pièces, à trois finalités différentes, correspondent trois ordres distincts.
D'où les définitions classiques de l'ordre :
- «recta dispositio rerum ad finem» (une disposition des choses correspondant au but à atteindre)
- la relation intelligible qui peut être saisie entre une pluralité de termes (relation intelligible, donc correspondant à un certain but...)
- l'unité du multiple.
«Le rapport de la raison et de l'ordre est extrême, disait Bossuet. L'ordre ne peut être remis dans les choses que par la raison ni être entendu que par elle. Il est ami de la raison et son propre objet» [1]
Ordre des agents physiques et ordre des volontés libres
Il existe deux grandes catégories d'ordres que Bossuet appelle ordre des agents physiques et ordre des volontés libres.
L'ordre des agents physiques (pensons à l'exemple de la mécanique céleste) répond à des lois.
L'ordre des volontés libres possède, lui aussi, ses lois qui sont de deux sortes :
- celles qui s'imposent à nous sans que nous puissions nous y soustraire : il s'agit de lois qui établissent des correspondances statistiques et constituent ce que l'on appelle parfois la «physique sociale» [Exemple : la corrélation entre extension du divorce et délinquance juvénile];
- celles qui s'imposent à nous sur le plan moral, mais que nous avons la possibilité de transgresser : loi naturelle, décalogue, loi évangélique, loi ecclésiastique, loi civile.
Les trois lois promulguées par Dieu dans l'ordre moral [2]
- La loi naturelle
Elle peut être définie comme : «Cette lumière de la raison placée en nous par Dieu lors de notre création et par laquelle nous savons ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter».
- La loi mosaïque (ou loi ancienne)
Elle fut donnée aux Hébreux sur le mont Sinaï; elle contient les commandements de Dieu, ou décalogue (codification de la loi naturelle) et les préceptes moraux, liturgiques, judiciaires qu'Israël devait observer jusqu'à la venue du Messie.
- La loi évangélique (ou loi nouvelle) :
«Elle est (...) l'œuvre du Christ et s'exprime particulièrement dans le sermon sur la Montagne» (Catéchisme de l'Église catholique, §1965).
«Les préceptes moraux de la loi mosaïque ne pouvaient être abrogés puisqu'ils sont dans la loi naturelle; Notre-Seigneur, en les promulguant de nouveau, surtout dans le sermon sur la Montagne, les précise, insiste sur les péchés de pensée, sur l'amour du prochain, (...) ajoute les conseils évangélique » (Dictionnaire de théologie catholique, article Loi, col. 889)
Commentaire sur ces trois lois
- Loi de crainte et loi d'amour
«La loi de Moïse est dite loi de crainte : elle fait des esclaves - des esclaves de la loi - tandis que la loi d'amour du Christ fait des hommes libres. La loi de crainte conduit aux biens temporels; la loi d'amour conduit aux biens éternels. La loi de crainte est lourde; la loi d'amour est légère. Mais la loi d'amour ne vient pas abolir la loi de crainte; elle vient l'accomplir, c'est-à-dire lui apporter la plénitude à laquelle elle était destinée». (Jean Madiran, op.cit., p.17)
- Les commandements de Dieu présents dans les trois lois
«Les commandements de Dieu ont reçu ce nom parce que c'est Dieu Lui-même qui les a imprimés dans l'âme de tout homme, qui les a promulgués sur le mont Sinaï dans la loi ancienne gravée sur deux tables de pierre, et c'est Jésus-Christ qui les a confirmés dans la loi nouvelle». (Catéchisme de saint Pie X)
Loi ecclésiastique et loi civile
Dieu a fondé deux sortes de société dont !es chefs font des lois en son nom : une société spirituelle qui est 1'Eglise et des sociétés temporelles.
La loi de l'Église, ou loi ecclésiastique, comprend surtout les commandements de 1'Eglise et le code de droit canon.
La loi civile, codifiée dans les diverses législations nationales, se définit comme «une ordonnance de la raison, découlant de la libre volonté du législateur et se surajoutant à la loi naturelle à titre de conséquence ou de détermination» (Vocabulaire de la philosophie, de Jolivet).
Le partage des idées politiques
Ces notions d'ordre et de loi sont fondamentales en politique. Le vrai partage des idées politiques s'établit en effet non pas tant sur les concepts de droite et de gauche au contenu souvent mal défini, mais sur la fidélité à l'ordre des choses (naturel et surnaturel) ou sur le refus de ce même ordre.
LA LIBERTÉ
Le mot «liberté» implique l'idée d'absence de lien (ou de contrainte). On est libre quand on n'est pas lié. Aux différentes catégories de liens (ou de contraintes) correspondront les différentes catégories de liberté.
On distingue, de façon classique :
- La liberté physique (correspondant à l'absence de lien physique).
Exemple : je suis (physiquement) libre de sortir de ma chambre, si je n'y suis pas enfermé à clef.
- La liberté psychologique ou libre arbitre (correspondant à l'absence de lien psychologique résultant du fait que mon intelligence et ma volonté fonctionnent normalement; elle se définit comme : «la faculté de choisir les moyens qui conduisent à un but déterminé»).
Le libre arbitre appartient en propre aux êtres intelligents. Les animaux ne le possèdent pas (ils sont mus par leurs instincts); les fous l'ont perdu.
- La liberté morale (correspondant à l'absence de lien moral, autrement dit d'obligation morale interdisant l'acte envisagé).
Exemple : je suis (moralement) libre de manger de la viande si, sur ce point, je ne suis pas lié par une obligation (commandement de l'Eglise sur l'abstinence par exemple).
Illustrons ces distinctions par un exemple :
Je suis libre de partir en Suisse faire du ski :
- si mon état physique me le permet (je n'ai pas de jambe cassée... c'est la liberté physique).
- si je suis capable de prendre cette décision (liberté psychologique).
- si aucune obligation ne me retient dans mon pays (c'est la liberté morale; je n'ai pas de vieille mère à soigner; je ne suis pas convoqué demain pour le service militaire...).
Quand ces trois conditions sont remplies, autrement dit quand il n'y a ni contraintes physiques, ni contraintes psychologiques, ni contraintes morales venant s'opposer à l'acte envisagé, celui-ci peut être dit pleinement libre.
Telle est la vraie conception de la liberté. Il s'agit dune liberté ordonnée, c'est-à-dire réglée par l'ordre du vrai et l'ordre du juste.
On voit tout de suite qu'il n'y a pas opposition entre la liberté ainsi conçue et la loi :
«Du moment que "la vraie perfection de tout être c'est de poursuivre et d'atteindre sa fin", que la liberté est "la faculté de choisir les moyens qui conduisent à un but déterminé" (libre arbitre) - que la loi n'est que l'ordre authentique des moyens à la fin, on en conclut que la liberté trouve sa perfection dans la soumission à la loi même et devient "faculté de se mouvoir dans le bien" (liberté morale). En Dieu elle est parfaite parce que identique à la loi éternelle»[3].
On voit également qu'il n'y a pas opposition entre la liberté et l'autorité. Normalement, l'autorité du chef a pour objet d'ordonner la liberté de ses subordonnés, de lui fixer un cadre.
FAUSSE LIBERTÉ ET LIBÉRALISME
La fausse liberté
La vraie liberté comporte donc trois composantes : physique, psychologique et morale.
Personne ne met en doute la réalité de la composante physique; celle de la composante psychologique est assez généralement admise; mais l'on voit souvent éliminée la composante morale. Cette fausse conception d'une liberté sans référence morale s'appelle liberté libérale (ou licence).
Les partisans de la liberté libérale ne tiennent pas compte des contraintes morales parce que, pour eux, la morale est chose facultative, purement subjective : dans ces conditions, comment pourrait-on transformer en obligation universelle ce qui n'est qu'une matière à option?
On voit les conséquences d'une liberté ainsi conçue, dans l'affaire de l'avortement par exemple : «VOUS considérez l'avortement comme un crime; mes conceptions morales sont différentes; à quel titre pourriez-vous m'imposer votre morale et m'interdire d'avorter ?».
Le libéralisme
Une telle conception de la liberté est au cœur de ce qu'on appelle le libéralisme.
Le libéralisme se définit comme la théorie faisant de la liberté un absolu. Celle-ci est alors considérée comme la notion par rapport à laquelle tout doit être réglé dans l'ordre humain; elle ne doit pas être entravée et ne saurait être elle-même réglée par l'ordre du vrai et l'ordre du juste.
On distingue le libéralisme dans l'ordre de la pensée et le libéralisme dans l'ordre de l'action. Nous n'aborderons ici que le premier.
Le libéralisme dans l'ordre de la pensée
- Dans cet ordre, le libéralisme tient pour respectables toutes les idées, toutes les opinions. «Je respecte les idées des autres» est une expression typiquement libérale[4].
Dès lors, il n'existe plus de vérités universelles s'imposant à tous. La vérité (qu'elle soit philosophique, religieuse, morale, politique...) devient subjective (autrement dit variable d'un sujet à l'autre : la vérité de Pierre n'est pas celle de Paul); elle doit être constamment remise en question.
On rejoint la théorie philosophique dite «nominalisme» (selon laquelle les concepts, les idées, ne seraient que des étiquettes et n'auraient pas de correspondance avec la réalité); et l'on aboutit à ce qui s'appelle aujourd'hui pluralisme et serait mieux désigné par l'expression anarchie intellectuelle.
- Donnons quelques illustrations de cette forme de libéralisme :
En religion : le libéralisme se traduit par la théorie du libre examen, l'une des bases du protestantisme. Il en résulte un subjectivisme religieux qui tend à faire disparaître les notions de dogme, de doctrine, de règle de foi :
«N'y ayant pas de limite au libre examen, le protestantisme créait une religion illimitée, donc indéfinie, donc indéfinissable, qui ne saurait pas, le jour où le libre examen lui apporterait l'athéisme, si l'athéisme fait partie d'elle-même ou non; une religion qui ne saurait pas où elle s'arrête ni où elle va (...). Toute la libre pensée étant impliquée dans le libre examen, (...) toute l'anarchie intellectuelle était contenue dans le protestantisme dès qu'il cessait d'être un catholicisme radical»[5].
En morale : pouvoir penser ce que l'on veut conduit chacun à faire, de sa propre conscience, la règle suprême de la morale; c'est le kantisme : «Pour donner un fondement à la morale, Kant s'est contenté de transposer dans l'ordre pratique le subjectivisme surnaturel de son maître Luther»[6].
En politique : il n'y aura pas d'ordre transcendant s'imposant à l'activité politique; il n'y aura donc pas de loi morale invariable que 1'Etat doit respecter et faire respecter[7]. Toutes les idées, les opinions, les croyances seront considérées (en principe du moins) comme également valables[8].
Pour illustrer une telle forme de libéralisme, citons deux déclarations de candidats aux Présidentielles reproduites dans La Croix du 15 mars 1985.
«Toutes les formes d'opinion, de croyance et de conviction sont admises, dès lors qu'elles n'enfreignent pas les principes de la République» (Edouard Balladur).
«L'Etat républicain est un État laïc qui respecte toutes les croyances» (Jacques Chirac).
Répercussion du libéralisme intellectuel sur l'état d'esprit de celui qui y adhère
La liberté de pensée (pouvoir penser ce que l'on veut) conduit souvent au scepticisme le plus radical... et à l'exaltation de la volonté de puissance, selon la remarque d'Albert Camus dans son livre
L'homme révolté (p.16): «Rien n'étant vrai ni faux, bon ou mauvais, la règle sera de se montrer le plus efficace, c'est-à-dire le plus fort. Le monde, alors, ne sera plus partagé en justes et en injustes mais en maîtres et en esclaves».
LE LIBÉRALISME,
PARTIE INTÉGRANTE DE L'IDEOLOGIE MAÇONNIQUE
L'idéologie maçonnique se divise en deux composantes : l'occultisme (appelé parfois illuminisme) pour les hauts grades, le rationalisme pour les bas grades[9].
«la franc-maçonnerie spéculative, écrit Daniel Béresniak, depuis le XVIIIème siècle (est) partagée entre l'illuminisme (...) et les Lumières»[10].
Nous ne nous intéressons ici qu'au rationalisme (ce que Béresniak appelle «les Lumières»), et plus exactement à la partie philosophique du rationalisme.
Elle se résume ainsi : «Il n'y a pas de vérité universelle; toute vérité est particulière, subjective et évolutive». Nous retrouvons la caractéristique même du libéralisme dans l'ordre de la pensée.
«Nous nous garderons d'oublier, explique Michel Baroin, que la Franc-maçonnerie dès l'origine est l'ennemi de tout absolu, qu'elle proclame que la vérité n'est jamais acquise. (...) Tout est relatif toute fin est transitoire, tout pouvoir est contestable»[11].
«Tout est relatif>». Cette affirmation justifie la définition du rationalisme maçonnique donnée par le journaliste du Monde, Henri Tincq : «Le relativisme érigé en dogme»[12].
COMMENT LUTTER CONTRE LE LIBÉRALISME ?
Le libéralisme - autrement dit une fausse conception de la liberté - se trouve ainsi à l'origine d'une bonne partie des désordres politiques et religieux qui affectent nos sociétés chrétiennes depuis plus de deux siècles.
On comprend le cri attribué à madame Roland, lorsqu'elle monte sur l'échafaud en 1793 : «O liberté, que de crimes on commet en ton nom!»... et les jugements très durs des papes contre le «libéralisme soi-disant catholique»[13], jugements dont voici un exemple :
«Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange de principes (...). Ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris...[14]. Ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau... »[15].
Il faut donc lutter contre le libéralisme.
Sur le plan doctrinal, il suffit de faire preuve de bon sens et de posséder quelques bases faciles à acquérir.
On montre aisément que les thèses libérales (respect de toutes les opinions, pas de vérités universelles, refus d'un ordre transcendant auquel tout homme doit se soumettre...) sont à la fois contraires au sens commun et sources de catastrophes en tous domaines.
Par quelles doctrines de salut faut-il remplacer en politique cette idéologie funeste? Par le décalogue explicité et complété par la doctrine sociale de 1'Eglise :
- Par le décalogue, c'est-à-dire par les commandements de Dieu (ce qui est autrement plus précis et contraignant qu'un simple recours à des valeurs mal définies). Le décalogue est en effet l'une des bases de tout ordre social digne de ce nom.
- Par la doctrine sociale de I'Eglise :
«La force des sociétés, disait saint Pie X, est dans la reconnaissance pleine et entière de la royauté sociale de Notre- Seigneur et dans, l'acceptation sans réserve de la suprématie doctrinale de Son Eglise»[16].
Répétons-le, il s'agit là de bases doctrinales faciles à acquérir et qu'un laïc n'a pas le droit d'ignorer.
Ne soyons pas coupables de paresse intellectuelle en ce domaine et sachons éviter ce reproche de saint Pie X (13 décembre 1908) :
«De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c'est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens».
Un texte de Joseph de Maistre, écrit dans le style quelque peu solennel de son époque, nous servira de conclusion.
«La génération présente est témoin de l'un des plus grands spectacles qui ont jamais occupé l'œil humain : c'est le combat à outrance du christianisme et du philosophisme[17]. La lice est ouverte, les deux ennemis sont aux prises et l'univers regarde».
Dans un tel combat, il ne faut ni se trouver du mauvais côté, ni jouer le rôle de simple spectateur, ni s'endormir.
A.L.
[1]«Connaissance de Dieu.. », 1, VIII, cité par le dictionnaire Le Robert
[2] Sur ce sujet, voir la brochure de Jean Madiran : Court précis de la loi naturelle selon la doctrine chrétienne, diffusion Difralivre. En vente à 1'A.F.S
[3] Abbé A. Roussel, docteur en philosophie, Libéralisme et catholicisme, p. 11.
[4] Une chose est de respecter la personne qui profère une idée fausse, autre chose est de respecter cette idée fausse elle-même
[5] Texte du philosophe A. Fouillte cité par Robert Beauvais, Nous serons tous des protestants, p. 12
[6] Mgr Julien, Bossuer et les protestants, p.325
[7] Dans de telles conditions, s'il existe encore une morale imposée par l'État, elle ne sera qu'un reflet du consensus et variera avec lui
[8] Et comme il faut bien faire un choix si l'on veut que la société soit gouvernée, on s'en remettra à la fiction de la «volonté générale» s'exprimant par le suffrage universel ou par le vote des députés. Cf. l'article 6 de la « Déclaration des droits de l'homme » de 1789 : « la loi est l'expression de la volonté générale ». A noter que cette Déclaration constitue l'une des chartes du libéralisme politique
[9] Voir la brochure A.F.S. Connaissance élémentaire de la franc-maçonnerie
[10] Juifs et francs-maçons, p.33
[11] Michel Baroin, ancien grand-maître du Grand-Orient, émission faite à "Radio- France", le 4 février 1979 et reproduite dans le Courrier hebdomadaire de Pierre Debray du 22 février 1979.
[12] Le Monde du 16 novembre 1985
[13] Pie IX, <Bref aux rédacteurs d'un journal catholique de Rodez», décembre 1876
[14] Gouvernement révolutionnaire de Paris, 28 mars-28 mai 1871
[15] Pie IX, allocution à des pèlerins de Nevers, juin 1871
[16] St Pie X, lettre du 22 octobre 1913
[17] Joseph de Maistre appelle «philosophisme» l'idéologie des «Lumières» du XVIIIme siècle, autrement dit le libéralisme introduit dans la société chrétienne par le protestantisme et la franc-maçonnerie. Voir à ce sujet les documents A.F.S. déjà cites Connaissance élémentaire du protestantisme et Connaissance élémentaire de la franc-maçonnerie.





