D’autres bulles, médiatiques, idéologiques, artistiques, craqueront.

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La bulle immobilière et la bulle financière ont craqué. Pour une raison simple qu’avait exprimée Keynes en son temps : « Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel. » Les bulles éclatent quand la distorsion entre le virtuel et le réel devient trop insupportable.
La bulle médiatique : Tôt ou tard, ce qui s’est passé pour l’immobilier et la Bourse atteindra la bulle médiatique. Déjà les gouvernants commencent à souffrir de l’excès d’annonces : quand il y a trop d’annonces, les effets d’annonce n’ont plus d’effet. La difficulté des hommes politiques à reprendre le contrôle de la situation des marchés financiers s’explique par cela.![]()
La bulle artistique, qui a fait s’envoler les prix des « non-œuvres » de « l’art contemporain », a connu sa première crise : A Hong Kong, le 4 octobre, Sotheby’s n’a pu écouler plus d’un tiers des productions quelle a mises en vente. Or le krach de « l’art contemporain » risque d’être particulièrement spectaculaire car, si un bien immobilier ou une entreprise peuvent être surévalués, ils représentent toujours une réalité
physique et économique ; les œuvres « d’art contemporain », elles, n’ont d’autre valeur que celle que le snobisme de l’hyperclasse mondiale veut bien leur accorder… tant qu’elle en a les moyens.
La bulle de l’idéologie dominante, devenue idéologie unique, est, elle aussi, fragile. Le dogme des bienfaits de la mondialisation est désormais controversé. La chute de l’argent roi et les limites de la consommation à crédit peuvent laisser place à un certain retour des valeurs traditionnelles. Quant aux grands récits culpabilisateurs de l’antiracisme, ils ne tiennent plus que par la force de la répression : l’antiracisme, véritable « communisme du XXIe siècle », en a aussi la fragilité.![]()
L’éclatement de ces bulles n’est pas probable, il est certain. La seule question qui se pose, c’est : quand ?
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EXTRAIT de Polemia





