• Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Médias Désinformation La fausse démocratie européenne

La fausse démocratie européenne

Envoyer Imprimer PDF

La fausse démocratie Européenne.

 

La question des aliments issus du clonage animal a mis en évidence la volonté du Conseil de l’Europe de faire fi de l’opinion publique européenne et de ses représentants élus.

Le 17 mars 2011, après de longues négociations nocturnes (9 heures), le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen n'ont pas réussi à se mettre d'accord au sujet de la réglementation à appliquer en ce qui regarde les aliments issus du clonage animal.

 

drapeau_europeenLa Commission européenne et le Conseil des ministres sont favorables au clonage animal à des fins alimentaires en Europe, tandis que le Parlement européen le refuse, à l'image de l'opinion publique européenne qui y est opposée.

 

Gianni Pittella, président de la délégation du Parlement européen et Kartika Liotard, rapporteur, ont déclaré à ce sujet :

Le Parlement a fait des efforts considérables pour parvenir à un compromis, mais la position du Conseil ne le reflète pas. Il est tout simplement incroyable:

* que le Conseil, composé des mêmes partis politiques que le Parlement européen, ne puisse pas accepter la position du PE sur l'interdiction de denrées alimentaires provenant d'animaux clonés et de leur descendance…

* que  le Conseil soit prêt à fermer les yeux sur l'opinion publique ainsi que sur les problèmes d'éthique et de bien-être animal associés au clonage.

 

Ils ont déclaré aussi … Les négociations pourront avoir un résultat positif uniquement si le Conseil va à la rencontre des attentes des consommateurs sur la question du clonage. Si les positions du Conseil et de la Commission demeurent exclusivement liées aux intérêts commerciaux, le Parlement n'acceptera pas n'importe quel accord".

Une ultime réunion de conciliation était programmée le lundi 28 mars 2011.

 

L'Agence européenne de sécurité des aliments déclare n'avoir mis en lumière aucun risque de santé publique mais les députés s'inquiètent du bien-être animal : de nombreux animaux clonés meurent prématurément ou sont malformés. Ils sont préoccupés aussi de questions éthiques ainsi que de la réduction de la diversité génétique et, partant de là, de la résistance aux maladies.

 

La proposition de compromis rejetée, arguments contre arguments, les deux parties se sont rencontrées une dernière fois lundi soir. Sans leur accord, la législation européenne ne peut évoluer. Malgré une concession majeure des parlementaires européens, prêts à abandonner l'interdiction de mise sur le marché contre un étiquetage des produits dérivés d'animaux clonés, les Etats n'ont pas voulu infléchir leur position. Tout au plus acceptaient-ils un étiquetage limité à la viande de bœuf.

 

 « Il est très frustrant de constater que le Conseil (représentant les Etats membres) n'a voulu pas écouter l'opinion publique », ont regretté le président de la délégation du Parlement Gianni Pittella (Socialistes et démocrates) et le rapporteur Kartika Liotard (Gauche unitaire). « Nous avons fait un effort énorme pour arriver à un compromis mais nous n'étions pas prêts à trahir les droits des consommateurs. (…) L'étiquetage de tous les produits alimentaires issus de la descendance des animaux clonés représente un strict minimum ».

 

 

 

 
Una Voce France
Boutique en ligne Una Voce: on y trouve le meilleur du chant grégorien !