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Les menteurs professionnels

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Les menteurs professionnels

 

Monsieur  Daniel Hamiche avait été invité à visionner le 10 avril l'émission des « infiltrés » sur les catholiques, programmée pour le mardi 27 avril. Le débat contradictoire sur cette émission a été empêché par ses auteurs : sur le plateau il n'y a pas eu  en présence les protagonistes publiquement incriminés dans le reportage et les journalistes déguisés qui l'ont réalisé. Par contre  des personnes de parti pris (on pourrait dire sectaires)  ont sévi sans aucun souci d'objectivité. Et tout cela est subventionné par l'impôt des français.

On ne reviendra pas sur le non respect de la charte des journalistes qui ont enquêté à la manière du KGB (ou, si vous préférez, de la Gestapo). Ils voulaient faire un procès comme ceux que savait organiser le génial père des Peuples, le Camarade Staline à Moscou dans les années 30. Ces procès, on ne le sait plus, (sauf si on l'a appris en dehors de la télévision) avaient pour but, non de chercher la vérité et la justice, mais de liquider des opposants au régime.  Nos journalistes télé d'aujourd'hui semblent nostalgiques de ce « bon vieux temps ».

Ils ont enquêté pendant un an, disent-ils, pour trouver matière à une charge. Si la perversion de ces personnes avait un fondement sérieux, il n'aurait pas fallu autant de temps pour relever des points critiquables.

Ils ont fait un amalgame (association artificielle d'idées) entre une école catholique et un groupe de jeunes qui ont passé l'âge de fréquenter cette école. Il y a eu d'autres amalgames aussi malhonnêtes  et comme l'a dénoncé Daniel Hamiche :

Les axiomes de base du reportage sont les suivants : traditionalistes = nazis ; écoles hors contrat = couveuses de fascistes ; prêtres en soutane = aumôniers de la L.V.F. La "reductio ad hitlerum" en quelque sorte...

Dans le peu de temps dont disposait Daniel Hamiche, il a dénoncé les caricatures de ce reportage : la caricature donnée de ce groupe Dies Irae, la caricature de l'assimilation du traditionalisme en général avec ce groupe en particulier, et la caricature des écoles hors contrat avec ce que le reportage nous disait de celle de Bordeaux.

Seule  une volonté de désinformer  peut justifier l'utilisation de tels procédés.  Sinon pourquoi ?

De mon côté, j'ai retrouvé le climat de haine et le vocabulaire des communistes staliniens auxquels j'ai eu l'occasion de me heurter quand j'étais étudiant à Nancy. En ce temps là, les staliniens et leurs complices taxaient d'anticommuniste primaire et viscéral celui qui refusait leur propagande mortelle pour les libertés. Et ils accusaient de fascisme ceux qui ne se contentaient pas de parler mais agissaient aussi pour les contrer. J'ai donc eu l'honneur d'être traité de fasciste de ce fait.

En voyant l'émission en différé sur Internet les souvenirs du passé ont ressurgi. On présente comme des fascistes des jeunes qui - horreur suprême - ont le culot de se procurer un local de réunion. Et qui plus est, de vouloir l'aménager pour le rendre convivial. Ces jeunes ont aussi l'impudence de se former sur le plan doctrinal, comme physiquement pour être capable de se défendre et de défendre leurs idées pour garder leur identité française.

Dans ce monde qui nous parle de tolérance et de respect des idées de l'autre, il leur est reproché d'avoir mis au mur des drapeaux des soldats de Franco  (je ne sais pas si c'est vraiment le cas, je ne les connais pas)  Mais Franco a libéré l'Espagne de la dictature des communistes qui avait commencé, dès leur prise du pouvoir, par l'assassinat des opposants, et de membres du clergé.  Cela a motivé l'action de Franco.

Communistes (Staliniens et Trotskistes) et Anarchistes, aidés par les socialistes français ont multiplié les massacres et les destructions gratuites de monuments du patrimoine espagnol en haine de la Foi Catholique. On retrouve les mêmes alliances aujourd'hui.

Après les destructions immenses et les massacres révolutionnaires, ces alliés dans la révolution se sont liquidés à qui mieux-mieux, et, pillage final, les communistes ont volé la réserve d'or de l'Espagne au profit des staliniens d'URSS qui ne l'ont jamais rendu.

Le pacte Germano Soviétique  signé par  Molotov (côté  URSS) et Ribbentrop (côté Nazi) a libéré Hitler du souci d'un deuxième front et lui a permis de concentrer ses forces sur son front occidental. Les communistes ont alors prôné la collaboration avec les allemands et le sabotage de l'effort de guerre de la France. Quand Hitler a fait l'erreur d'attaquer l'URSS alors, et alors seulement, les Communistes ont fait de la résistance. Il s'agissait non d'aider  la libération de la France mais d'aider l'URSS.

Franco a empêché les troupes nazies de prendre Gibraltar,  permettant la reconquête de l'Europe  à partir de la base de l'Afrique du Nord Française.

Nous savons que le communisme, sous ses différentes variétés est  à l'origine de 100 millions de morts. Pardonnez du peu. On a le donc droit d'admirer Franco et pour sa victoire sur les communistes et pour son refus, malgré les pressions, de favoriser les visées d'Hitler.

Une volonté de nuire

Daniel Hamiche témoigne :

L'émission « Les Infiltrés » a bien été modifiée... comme l'annonçait Me Solange Doumic lundi sur Radio Courtoisie dans le Libre-Journal de Philippe Maxence. La pression mise sur France 2 et Capa aura servi à quelque chose !

« Bonsoir, Didier Hamiche » : c'est par ces mots que David Pujadas me salua lors du petit tour des présentations des invités au débat suivant la diffusion du reportage « À l'extrême droite du père », sur un plateau de France 2 le samedi 10 avril dernier. Je précisais à David Pujadas, dans un demi-sourire, que mon prénom était « Daniel »... Avez-vous, hier au soir lors de la télédiffusion du reportage et du débat, entendu cette bévue de Pujadas ? Non ! Vos oreilles ne vous ont pas trompés et vous avez bien entendu Pujadas me saluer d'un « Bonsoir, Daniel Hamiche ». Ce qui veut dire que cette petite phrase a été ré-enregistrée postérieurement au 10 avril. Cela laisse quand même peser un soupçon sur les méthodes de ces journalistes : eux peuvent réenregistrer leurs textes et commentaires, mais vous, sur le plateau - soi-disant dans les conditions du direct - ne pouvez pas le faire, et ma demande officielle de disparaître de ce débat, au nom de mon droit à l'image et du fait que j'ai été trompé sur l'objet du débat, n'a pas été respectée. Deux poids, deux mesures.

Beaucoup plus grave que cette anecdote.

Le reportage que j'ai vu le samedi 10 avril n'est pas identique à celui que j'ai vu, ainsi que les téléspectateurs, hier au soir : une séquence en a été supprimée....

Daniel Hamiche relève ici une réalité dont les téléspectateurs perdent conscience : les images de la télévision sont  trafiquées en fonction des idées de celui qui fait l'émission. Talleyrand disait déjà : « Donnez moi quinze lignes d'un homme et  je le fais pendre ». Avec les images découpées, redistribuées voire retravaillées on peut faire dire n'importe quoi à une personne. On peut même donner de lui des images de gestes qu'il n'a pas faits.  Quand on voit la malhonnêteté intellectuelle des auteurs de l'émission les infiltrés, tous les doutes sont licites.

Par ailleurs ces journalistes et présentateurs se sentent au dessus des lois, refusant d'obtempérer à une demande officielle de Daniel Hamiche de ne pas apparaître dans le débat. Cela aussi les juge.

 

Cela montre l'actualité de l'analyse faite depuis 1992 dans le journal « Le Monde » par Bertrand POIROT DELPECH de l'Académie Française, praticien des médias et journaliste :

Personne n'échappe à nos condamnations, comme si sagesse et bonne conduite étaient devenues l'apanage des journalistes. Qu'on permette à l'un d'eux, l'un de nous, de s'interroger sur l'effronterie qu'il y a à nous ériger, comme nous le faisons, en juges sans appel de la moralité publique. Nous nous indignons des indiscrétions judiciaires et des lynchages médiatiques, alors qu'il dépend essentiellement de nous qu'ils aient lieu ou non.

A la classe politique, nous reprochons sa corruption et son impunité, mais nous tenons à ce que les citoyens ignorent : nos voyages organisés, les liens matrimoniaux de certaines de nos stars avec des ministres, les charges d'Etat que nous valent nos assauts de courtisanerie, nos retournements de veste maquillés en preuve de talent, nos éclectismes calculés, nos ralliements monnayés, les salaires de nos vedettes, le culot avec lequel nous ne reconnaissons plus nos erreurs, nos sociétés de production montées grâce à nos emplois publics, nos cumuls et échanges d'influence entre l'édition, la critique et les jurys de prix, le népotisme dans le recrutement des rédactions et des équipes d'émissions, la complaisance des matraquages promotionnels, nos privilèges fiscaux, notre complicité active dans les atteintes à la vie privée et autres coquineries ordinaires qui nous indignent tant chez les autres...

Les difficultés économiques de la presse nous rendent moins regardants sur l'éthique et l'étiquette, la gêne n'entraînant à la vertu que si on a jamais rien connu d'autre. Audience, tirage et carrière nous tiennent lieu de déontologie. Si nous égalons en impunité les notables que nous accusons d'être intouchables, c'est tout bonnement que la technologie audiovisuelle a centuplé sans contrepoids la puissance qui était la notre lors de la loi de 1881 et qui nous a valu à l'époque le surnom de « quatrième pouvoir ». De quatrième, nous sommes passés le premier en étendue et en irresponsabilité, faute d'en rencontrer un autre qui nous contienne.

Songeons que la liberté d'expression, clef de toutes les autres libertés, est tombée à notre discrétion absolue. A notre seul gré, et sans répondre devant quiconque, nous donnons et retirons la parole aux chefs d'Etat comme aux élus ou aux experts, condamnés à s'expliquer en quelques secondes et à manger dans notre main, ce qui ne compte pas pour peu dans le déclin de leur crédit et pourrait bien miner le notre. Nous faisons et défaisons les réputations, à la tête du client ou à la solde d'une publicité d'autant plus crainte que sa manne se raréfie. A notre seul profit, la vieille règle des prétoires s'est inversée avec une force qui vaut tous les privilèges de juridiction : l'accusation dont nous tenons la place règle elle-même le débat, coupe la chique à tout le monde et se réserve le dernier mot.

M. POIROT-DELPECH nous donne l'illustration, moderne et toujours actuelle, de la réflexion d'Esope, l'esclave philosophe Grec, selon laquelle la langue, qui peut être la meilleure des choses, peut devenir la pire des chose quand des vicieux s'en servent.

 

 

 
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