L'acceptation silencieuse
d'une maladie mortelle
« Veritas, cum minime defenditur, opprimitur » 1[1]
Dans l'avertissement placé en tête de son livre La révolution copernicienne dans l'Eglise (paru en 2002)[2], Jean Madiran écrivait :
Pendant le concile, un moine bénédictin rentrant d'Indochine me donnait, après quelques jours seulement à Rome, son impression ou son intuition : on est passé du théocentrisme à un anthropocentrisme.
Cela s'appelle, n'est-ce pas ? une révolution copernicienne. L'homme, désormais au centre, n'est même pas l'homme de la loi naturelle. C'est, au contraire, celui de la primauté de l'action sur la contemplation. Et ce sont les calculs démocratiques prenant le pas sur la révélation divine, le pastoral devenu plus précieux que le dogmatique, le sociologique l'emportant sur le religieux, le monde comptant davantage que le ciel. Telle est « la crise de l'Eglise », telle est, d'abord dans l'Eglise, la « déchristianisation » générale.[3]






