Le Christ-Roi frappé d'interdit à Paris ?
Sous ce titre, dans Présent du 10 avril 2009, Jean Madiran commente la mesure prise par le maire du 18e arrondissement de Paris, Daniel Vaillant, et visant le pèlerinage Chartres-Paris organisé par la Fraternité saint Pie X : lui interdire de célébrer la messe du lundi de la Pentecôte au pied de la basilique du Sacré-Cœur comme cela avait été fait pour les vingt pèlerinages précédents.
C'est notre bon confrère l'hebdomadaire Minute qui nous a fait connaître le « vœu présenté par Daniel Vaillant et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés » pour que « cette manifestation » de la FSSPX, c'est-à-dire la messe, ne soit autorisée « dans aucun espace public ». Cette messe était célébrée, depuis des années, au pied de la basilique du Sacré-Cœur.
On cherche dans le « vœu présenté par Daniel Vaillant » la raison d'une telle interdiction. Il n'y en a qu'une : « Cette secte chrétienne prône le retour du Christ-Roi. »
Commentaire :
Faut-il rappeler, à cette occasion, le sort que la déclaration conciliaire sur le liberté religieuse a fait subir au Christ-Roi :
Les droits du Christ sur la société civile - autrement dit la doctrine de la royauté sociale de Notre-Seigneur - avaient été magnifiquement rappelés par le pape Pie XI dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, instaurant la fête du Christ-Roi.
Sans nier formellement cette doctrine, la déclaration conciliaire impose à l'Etat des principes et des obligations nouveaux (éviter toute inégalité juridique et toute discrimination pour motif religieux ; donner aux groupes religieux une très large liberté d'action couvrant les domaines politique, éducatif, culturel, caritatif et social) qui la rendent inapplicable. [1]
[1] Brochure AFS « La liberté religieuse trente ans après Vatican II », p.78. Voir aussi la brochure AFS « Connaissance élémentaire de la laïcité » et le texte du père Joseph de Sainte Marie cité dans le n° 203 de l'AFS, p 98 - 99.





