• Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Religion Crise dans l'Eglise Aide-mémoire sur l'oecuménisme

Aide-mémoire sur l'oecuménisme

Envoyer Imprimer PDF

Aide-mémoire sur l'œcuménisme

 

Sommaire

  • 1. La doctrine traditionnelle sur l'unité des chrétiens
  • 2. La nouvelle doctrine sur l'unité des chrétiens, appelée œcuménisme
  • 3. Comparaison de ces deux doctrines
  • 4. Conséquences de l'œcuménisme

Conclusion

Annexe : Quelques exemples d'activités œcuméniques récentes.

*

Le mot « œcuménisme » évoque l'idée de l'unité des chrétiens. Or, comme le remarque Romano Amerio, [1] la variation de ce concept « est sans doute la plus importante qui se soit produite dans le système catholique depuis Vatican II ».

Nous sommes donc conduits à comparer deux doctrines, la doctrine traditionnelle sur l'unité des chrétiens et la doctrine postconciliaire se rattachant a ce qu'on appelle aujourd'hui œcuménisme.

 

•1.      La doctrine traditionnelle sur l'unité des chrétiens

Elle est exposée, entre autres documents, dans l'encyclique de Pie XI Mortalium animos, du 6 janvier 1928 et dans l'Instruction sur le mouvement oecuménique, promulguée par le Saint Office le 20 décembre 1949.

Elle peut être ainsi résumée :

«1° "L'Église catholique possède la plénitude du Christ" et n'a pas à la perfectionner par l'apport des autres confessions.

2° II ne faut pas poursuivre l'union par la méthode d'une assimilation progressive des diverses professions de foi ni au moyen d'une adaptation du dogme catholique à quelque autre.

3° L'unique vraie union des Églises ne peut se faire que par le retour (per reditum) des frères séparés à la vraie Église de Dieu. [2]

4° Les séparés qui se réunissent à l'Église catholique ne perdent rien de substantiel de ce qui appartient à leur profession particulière, mais le retrouvent au contraire identique dans une dimension complète et parfaite («completum atque absolutum»).

La doctrine (...) de l'Instruction comporte donc que l'Église de Rome est le fondement et le centre de l'unité chrétienne; que la vie historique de l'Église, qui est la personne collective du Christ, ne peut se faire autour de plusieurs centres (les diverses confessions chrétiennes) qui auraient un centre plus profond situé en dehors de chacune d'elles; et enfin que les séparés doivent se diriger vers le centre immobile qui est l'Église du service de Pierre. L'union oecuménique trouve donc sa raison d'être et sa finalité en quelque chose qui existe déjà dans l'histoire, qui n'est pas un avenir, et que les séparés doivent reprendre» (Iota Unum, p.452-453).

Deux points sont à noter :

  • - il y a une inégalité fondamentale entre l'Église catholique qui possède la vérité et la succession apostolique et les autres confessions chrétiennes qui ne possèdent ni l'une ni l'autre;
  • - l'union recherchée suppose un centre fixe (l'Église catholique) et un retour à ce centre des «frères séparés».

 

•2.      La nouvelle doctrine sur l'unité des chrétiens, appelée œcuménisme

Le mot œcuménisme n'apparaît que tardivement dans les textes pontificaux [3]. Il désigne à la fois un mouvement, un comportement et une doctrine.

Le dictionnaire Le Robert le définit : « mouvement favorable à la réunion de toutes les Églises chrétiennes en une seule ».

L'œcuménisme comme doctrine et comportement est ainsi présenté dans l'Enciclopedia Cattolica italienne par le père Camille Crivelli s.j.

L'oecuménisme présuppose comme base l'égalité de toutes les Églises devant le problème de l'union. Et cela sous le triple aspect psychologique, historique et eschatologique :

a) psychologiquement toutes les Églises doivent se reconnaître également coupables de la séparation, de sorte que, au lieu de s'accuser l'une l'autre, chacune doit demander pardon;

b) historiquement aucune Église, après la séparation, ne peut se croire l'Église unique et totale du Christ, mais seulement une partie de cette unique Église : en conséquence, aucune ne peut s'arroger le droit d'obliger les autres à retourner à elle, mais plutôt toutes doivent sentir l'obligation de se réunir entre elles, pour reconstituer l'Église Une et Sainte fondée par le Sauveur; (...)

c) eschatologiquement [4], l'Église future, résultante de l'union, ne pourra être identique à aucune des Églises aujourd'hui existantes. La Sainte Église oecuménique, qui surgira dans cette nouvelle Pentecôte, surpassera également toutes les confessions chrétiennes particulières. [5]

L'idée-clef de l'œcuménisme ainsi défini est symbolisée par l'image du miroir éclaté : les églises chrétiennes (y compris l'Église catholique) sont comparées aux morceaux d'un miroir éclaté, morceaux de valeur égale et qu'il s'agit de rassembler pour reconstituer le miroir qui, une fois reconstitué, représente l'Église future.

Le père Crivelli concluait : «On voit tout de suite que de telles théories sont en opposition avec la foi catholique».

A vrai dire, ces théories ne sont pas tellement nouvelles ; elles ont été défendues depuis plus d'un siècle par des protestants. Dans la première moitié du XXe siècle, des précurseurs comme l'abbé Portal [6], dom Lambert Beauduin, o.s.b. [7], l'abbé Couturier [8], Jacques Maritain [9], le futur cardinal Congar [10] ont suscité un mouvement d'idées en leur faveur. Elles se sont développées dans l'Église à la suite du Décret sur l'œcuménisme (Unitatis redintegratio) du concile Vatican II qui leur a ouvert la voie. Elles ont trouvé un puissant appui dans l'encyclique « Ut unum sint » de Jean-Paul II (25 mai 1995). [11]

 

•3.      Comparaison de ces deux doctrines sur l'unité des chrétiens

Le tableau ci-dessous résume en les comparant les caractéristiques des deux doctrines sur l'unité des chrétiens, la traditionnelle et la nouvelle.

Doctrine traditionnelle

Doctrine nouvelle dite œcuménique

Type de réunion envisagé

 

Réunion par retour à l'unique Église des chrétiens séparés de Rome par le schisme et l'hérésie

 

Réunion par recomposition en un seul tout de toutes les Églises chrétiennes considérées comme égales entre elles.

 

Doctrine

1. L'Église est une

L'unité est l'une des «marques» de l'Église (une, sainte, catholique et apostolique)... et non un objectif à poursuivre comme s'il n'était pas déjà réalisé[12].

 

2. « Hors de l'Église, pas de   salut »[13].

 

 

  • 1. Aucune Église ne peut aujourd'hui revendiquer le privilège d'être l'unique Église.

 

 

 

 

2.    En attendant l'unité future, chacun fait normalement son salut dans sa propre Église.

 

     

 

3. Il y a une inégalité fondamentale entre l'Église catholique qui possède la vérité et la succession apostolique et les autres Églises chrétiennes qui ne possèdent ni l'une ni l'autre.

3. Il y a égalité entre toutes les Églises chrétiennes, fragments d'égale valeur d'un grand tout à recomposer.

 

                                               Attitude

1. Les Églises protestantes sont considérées beaucoup plus comme des obstacles au salut que comme des moyens de salut.

 

2. Souci d'accueillir et de convertir les chrétiens séparés de Rome. Prières à cette intention.

1. Toutes les Églises chrétiennes sont considérées comme des moyens de salut [14].

 

2. Marche vers l'unité («conversion au Christ total») par les activités religieuses interconfessionnelles, la vie en commun - En attendant l'unité future, chacun reste fidèle à sa propre Église et conserve sa doctrine en cherchant à l'approfondir.

 

 

•4.      Conséquences de l'œcuménisme

  • La perte du sens de l'hérésie

Voici un passage de l'encyclique Ut unum sint (25 mai 1995) dans laquelle Jean-Paul II faisait le point sur l'œcuménisme en se référant fréquemment au décret conciliaire correspondant.

Il faut passer d'une position d'antagonisme et de conflit à une position où l'un et l'autre se reconnaissent mutuellement comme des partenaires. (Encycl. Ut unum sint, § 29).

Attitude particulièrement dangereuse dans le cas de rapports œcuméniques avec les protestants.

Considéré désormais comme un ami avec lequel il fallait fraterniser, le protestantisme devait nécessairement être réévalué :

A la suite de ce "fruit" particulièrement choyé du Concile (l'œcuménisme), une "réévaluation" du protestantisme s'est mise en route partout chez les catholiques, devant laquelle certains protestants lucides n'ont pas pu cacher leur surprise. Le Concile avait préparé cette étonnante réhabilitation du protestantisme dans la mesure où il décrivait les communautés religieuses issues de la Réforme avec une partialité difficilement surpassable. On n'y releva que des aspects positifs. Le mal immense que le protestantisme a apporté sur la terre et l'agressivité contre l'Église catholique qu'il manifeste encore aujourd'hui partout où ses affaires ne sont pas favorisées par l'Église catholique, tout cela a été omis. L'Église doit payer cher cette erreur des Pères conciliaires. [15]

 

  • La Nouvelle messe

On sait que la réforme liturgique a été opérée en tenant compte de requêtes essentielles des réformateurs, à tel point qu'un professeur de théologie à la faculté protestante de Strasbourg, G. Siegwalt, a pu écrire :

Il n'y a rien dans la messe maintenant renouvelée, réformée, qui pourrait gêner vraiment le chrétien évangélique, ou qui pourrait le gêner plus que ne peuvent le gêner tels éléments, réels ou absents, du culte protestant. [16]

  • La protestantisation des catholiques

Des mariages mixtes multipliés - une catéchèse commune... donc réduite aux points communs - une liturgie protestantisée - un développement de l'illuminisme sous couvert de Renouveau - les divergences doctrinales considérées soit comme secondaires, soit comme éléments d'enrichissement au nom du pluralisme doctrinal - le succès en milieu catholique d'une méthode d'apostolat d'origine et d'esprit protestant, les parcours alpha [17] - l'oubli du danger pour la foi que représentent les idées, le tour d'esprit, le prosélytisme protestants... tels sont quelques-uns des effets de l'œcuménisme actuellement pratiqué.

Celui-ci a donc contribué à faire perdre leur identité à beaucoup de catholiques et à les transformer en membres d'une sorte de dénomination protestante nouvelle. [18]

On comprend qu'étudiant ce phénomène, le professeur Georg May, doyen de la faculté catholique de droit canonique de l'Université de Mayence, ait donné à son petit livre déjà cité le titre L'oecuménisme, levier de la protestantisation de l'Église.

 

CONCLUSION

Sachons nous garder de l'œcuménisme tel qu'il est pratiqué aujourd'hui ; il risque de nous faire perdre la foi.

Comme le remarque Georg May, il s'avère particulièrement dangereux quand il est pratiqué avec des protestants :

C'est faire preuve de profonde confusion mentale que d'espérer recevoir précisément d'une alliance avec le protestantisme une impulsion pour un renouveau de l'Église. Car le protestantisme, vu de l'Histoire, est un mouvement d'apostasie hors de l'Église catholique, et, aujourd'hui encore, il cherche de façon constante à faire des conquêtes au détriment de l'Église catholique. Il est en outre, de par ses liens avec le rationalisme et le naturalisme, incapable de maintenir les valeurs essentielles du christianisme sans les transformer. L'aptitude à réduire tout ce qui est chrétien est innée chez lui. [19]

 

ANNEXE Quelques exemples récents d'activité œcuménique

  • 17 au 24 juin 1993 - Les accords de Balamand

La Commission internationale mixte pour le dialogue entre l'Église Catholique et « l'Église Orthodoxe », réunie à Balamand au Liban, a émis une déclaration dans laquelle il est dit :

1) que la réunion avec Rome des actuelles Églises orientales uniates (c'est-à-dire unies à Rome), qui avaient justement abandonné le schisme, a « comporté en conséquence la rupture de la communion avec leurs Églises mères d'Orient » (n. 8). Les communautés schismatiques orientales sont ainsi indûment reconnues comme de véritables Églises légitimes ;

2) que le zèle des Églises catholiques orientales uniates pour la conversion de ceux qui demeurent encore dans le schisme a été erroné et déplorable : en effet - poursuit le document - « pour légitimer cette tendance, source de prosélytisme, l'Église catholique développa la vision idéologique selon laquelle elle se présentait comme l'unique dépositaire du salut » (n. 10). Mais cette conception dérivait de l'« ecclésiologie dépassée du retour à l'Église catholique » (n. 30), c'est pourquoi « cette forme                       d' "apostolat missionnaire" » décrite ci-dessus et qui a été appelée "uniatisme" ne peut plus être acceptée ni comme méthode à suivre, ni comme modèle de l'unité cherchée par nos Églises » (n.12). Désormais, en effet, « l'Église catholique et l'Église orthodoxe se reconnaissent réciproquement comme Églises sœurs » {n. 14), c'est pourquoi « il ne s'agit pas de chercher la conversion des personnes d'une Église à l'autre pour assurer leur salut » (n. 15) et « l'action pastorale de l'Église catholique, tant latine qu'orientale [...} ne vise plus au prosélytisme [c'est-à-dire à l'apostolat - Ndr] parmi les orthodoxes » (n. 22) [20]

  • 31 octobre 1999 - L'accord d'Augsbourg

Le 31 octobre 1999, à Augsbourg en Allemagne, le cardinal Cassidy, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et l'évêque luthérien Christian Krause, président de la Fédération luthérienne mondiale, ont signé une Déclaration officielle commune de la Fédération luthérienne mondiale et de l'Église catholique.[21]

Dans son livre Le Concile œcuménique Vatican II - Un débat à ouvrir, Mgr Gherardini voit dans cet accord, se rapportant à la doctrine luthérienne sur la justification par la foi seule, « un consensus stupéfiant » entre catholiques et protestants, les catholiques ayant tendance à adopter la position protestante :

(Je donnerai) un seul exemple (...) : le consensus stupéfiant sur la doctrine luthérienne de la « justification » (laquelle, pour celui qui a un minimum d'information, concerne la doctrine du péché originel, ses effets dévastateurs sur la nature humaine, sa rémission par la grâce seule, indépendamment de tout apport de la liberté, son application purement extérieure par les mérites du Christ qui couvriraient le péché, avec pour conséquence que le justifié reste en même temps sanctifié et pécheur, « simul iustus et peccator »).

J'ai rappelé plus haut que Luther précisément (en 1537) aurait été disposé à tout type de concession à l'égard du « papisme » ; mais une seule chose ne pouvait être remise en question : la doctrine de la justification par la foi seule.

Il aura fallu cinq siècles, mais il a été contenté : celui qui lui a donné raison, qui donc a porté dans l'antichambre de la foi sa doctrine, c'est finalement le post concile. [22]

  • 2004 - L'unité diversifiée entre chrétiens

Dans son livre précité, Mgr Gherardini montre que l'œcuménisme post conciliaire est passé du concept d'« unité élargie » au concept d' « unité diversifiée ».

L'unité élargie est réalisée entre chrétiens qui restent ce qu'ils sont (catholiques, orthodoxes, anglicans, calvinistes...) et s'unissent pour des motifs non confessionnels :

(L'unité élargie, c'est) l'unité d'un grand entassement, qui se présente comme intégration de l'hétérogénéité dogmatique et disciplinaire, et sur le visage duquel ont totalement disparu les signes qui assimilent analogiquement l'Église à l'unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. [23]

L'unité diversifiée n'est autre chose que l'unité élargie mais considérée comme étant la véritable unité catholique, la véritable catholicité.

De l'unité élargie, l'œcuménisme passe (et, malgré le manque de logique, c'est paradoxalement évident) à l'unité diversifiée. L'effronterie œcuménique arrive à un point tel que, en commémorant les quarante années du décret Unitatis Redintegratio, le responsable du Conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des chrétiens ose présenter l'unité diversifiée comme l'unique plénitude de communion et donc de « catholicité dans sa signification originelle qui n'est pas confessionnelle, mais qualitative... parce qu'elle réalise tous les dons que les Églises particulières et confessionnelles peuvent apporter » (l'Osservatore Romano, 12 novembre 2004, p. 19).

Absurdités colossales !

Il est impossible de deviner quelle est leur justification. L'unique chose évidente est que ce sont, précisément, des absurdités : elles répugnent à la droite raison avant même que de s'opposer à la foi et, sous ce dernier aspect, elles crient vengeance devant Dieu. [24]

 

Arnaud de Lassus

 

Livres et brochures traitant d'oecuménisme

(en vente à l'AFS)

 

  • Le concile oecuménique Vatican II - Un débat à ouvrir de Mgr Gherardini (2010 - 264 p. - 15 €). L'oecuménisme y est traité au chap IV et au chap. VIII.

 

  • Iota Unum de Romano Amerio (1987 - 660 p. - 32 €). L'oecuménisme est traité au chapitre XXXV).

 

  • Connaissance élémentaire du protestantisme d'Arnaud de Lassus (1995 - 111 p. - 9,15 €). Le présent aide-mémoire reprend en la complétant le chapitre XIII de cette brochure.

 

  • L'oecuménisme levier de la protestantisation de l'Église de Georg May (1990 - 31 p. - 4,50 €).

 

  • La dimension oecuménique de la réforme liturgique de l'abbé Grégoire Célier (1987 - 111 p. - 10,50 €).

 


[1] Auteur du livre Iota Unum sur la crise doctrinale et disciplinaire dans l'Église, souvent cité dans l'AFS. Voir les recensions figurant dans les n° 74 (décembre 1982) et 117 (février 1995) de l'AFS.

[2] Cf. ce passage dans l'encyclique Mortalium animos de Pie XI : « L'union des chrétiens ne peut être procurée autrement qu'en favorisant le retour des dissidents à la seule et véritable Église du Christ, qu'ils ont eu jadis le malheur d'abandonner ».

[3] On ne le trouve pas dans le livre L'Église de la collection « Les enseignements pontificaux » des moines de Solesmes rassemblant les principaux textes pontificaux sur l'Église publié entre 1740 et 1959. (On y trouve en revanche l'expression « Mouvement œcuménique ».)

[4] Comprendre : du point de vue du résultat à obtenir dans le futur.

[5] Cité par le Courrier de Rome, novembre 1992.

[6] Promoteur d'une tentative de rapprochement en 1896 entre l'Église anglicane et Rome.

[7] Cf. le livre de Louis Bouyer, Dom Lambert Beauduin, un homme d'Église, edit. Casterman.

[8] L'un des promoteurs de la semaine de prières pour l'unité des chrétiens (1935).

[9] Cf. son livre L'humanisme intégral paru en France en 1936 et traduit en italien par l'abbé Jean-Baptiste Montini, futur pape Paul VI.

Sur la pensée de Maritain, voir le livre de l'abbé Meinvielle De Lammenais à Maritain (édité par la Cité catholique).

[10] Cf. l'article « Le cardinal Congar » dans le n° 120 (août 1995) de l'AFS.

[11] Voir les passages de cette encyclique cités dans la brochure AFS « Connaissance élémentaire du protestantisme » p. 66 à 68.

[12] Cette unité peut sans doute être approfondie (cf. la prière du canon de la messe), mais elle a toujours existé.

[13] Sur ce point de doctrine, voir la lettre de la Sacrée Congrégation du Saint Office à l'archevêque de Boston, 8 août 1949. On trouvera ce texte en annexe à la brochure A.F.S. Le Renouveau charismatique aujourd'hui.

[14] Elles seraient des moyens de salut du fait - en particulier - de la part de vérité qu'elles enseignent. Sur ce sujet, voir le § «La part de vérité» de l'article « Le cardinal Congar » du n° 120 de l'A.F.S., p. 26.

[15] Georg May, L'œcuménisme, levier de la protestantisation de l'Église, p. 5.

[16] «L'intercommunion», Documentation catholique n° 1555, 18 janvier 1970,  p. 96; cité par G. Celier La dimension oecuménique de la réforme liturgique,   p. 62.

[17] Méthode d'apostolat « offrant à toute personne la possibilité de discuter de Dieu et d'explorer la foi chrétienne dans une atmosphère conviviale et détendue » (Nicky Gumbel). La foi chrétienne en cause est celle qui se limite aux points communs au catholicisme et au protestantisme.

[18] Un sondage de 1995 a mis en évidence cette catégorie nouvelle de catholiques et en a chiffré l'effectif : en cette année 1995, 450 000 catholiques pouvaient être considérés comme se rattachant à la mouvance protestante. Voir à ce sujet Le Figaro et Le Monde du 19 octobre, La Croix du 20 octobre, Famille chrétienne du 26 octobre 1995.

[19] Georg May, op. cit., p. 61-62.

[20] Don Andrea Mancinella, 1962 - Révolution dans l'Église - Brève chronique de l'occupation néo-moderniste de l'Église catholique p. 166. (Livre édité en 2009) L'auteur résume, en en citant des passages, l'essentiel de la déclaration de Balamand. Voir, dans le n° 204 (août 2009) de l'AFS, la recension de ce livre important.

[21] Sur ce sujet, voir dans le n° 147 (février 2000) de l'AFS l'article « L'accord d'Augsbourg du 31 octobre 1999 - Une désinformation sous couvert d'œcuménisme ».

[22] Mgr Gherardini, op. cit., p. 221.Sur ce livre particulièrement important, voir l'article ci-joint « Une critique officielle du Concile et du postconcile ».

[23] Mgr Gherardini, op. cit., p. 107.

[24] Ibid

 
Una Voce France
Boutique en ligne Una Voce: on y trouve le meilleur du chant grégorien !