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NOTRE-DAME de GUADALUPE Ses apparitions et son portrait miraculeux ∞∞∞∞∞∞ |
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I - Les apparitions de Notre-Dame à Juan Diego
Notre-Dame de Guadalupe est, pour la Sainte Vierge, l'équivalent de ce qu'est le Saint Suaire pour le Christ. En effet les deux portraits, celui de Jésus sur son linceul et celui de Marie sur la tunique d'un Aztèque, Juan Diego, ne sont pas les projections d'un peintre. La ressemblance avec leur modèle est parfaite puisqu'ils sont acheiro-poiétiques, non faits de main d'homme car de création divine. En laissant leur empreinte sur un tissu, Jésus et Marie nous ont donné les signes visibles de leur présence sur terre il y a 2000 ans. Mais ces signes n'ont pu être observés et interprétés dans leur richesse qu'aux 20e et 21e siècles grâce au développement de la science et des différentes techniques photographiques, microscopiques, numériques, satellitaires, etc. qui prouvent le caractère surnaturel de ces empreintes. Le Linceul de Turin et le portrait de N.D. de Guadalupe ([1]), en 1531 au Mexique, sur le poncho de Juan Diego sont deux signes de la Miséricorde Divine pour illuminer nos cœurs et nos âmes. Face au Christ qui s'est livré pour nous et au sourire tendre et bon de la Madone, nous devons nous réveiller de la nuit de l'apostasie et entrer dans leur amour.
Table des matières
I Les apparitions de Notre-Dame à Juan Diego
- 1 Juan Diego
- 2 Le récit des apparitions, le « Nican Mopohua »
- 3 Les apparitions de Notre Dame de Guadalupe
- 4 Des miracles dûs à Notre-Dame de Guadalupe
II Preuves scientifiques de l'authenticité de son portrait miraculeux
- 1 Le tissu du poncho de Juan Diego est inaltéré
- 2 L'image de Notre-Dame de Guadalupe n'est pas peinte
- 3 Le portrait est structuré sur le nombre d'or
- 4 Le miracle dans le miracle : le fœtus lumineux de Jésus
- 5 Les yeux de la Sainte Vierge sont toujours vivants
III La conjonction des symboles
- 1 Le nom, espagnol et nahuatl, de Guadalupe
- 2 La couleur bleue turquoise du manteau de Notre-Dame
- 3 La topographie du Mexique sur la robe de Notre-Dame
- 4 La constellation du Lion, le «Nahui Ollin»
- 5 Le reflet des constellations sur les étoiles du manteau
IV Conclusion : Le sens de ce portrait
Avant d'étudier les apparitions de Notre-Dame à Guadalupe et les preuves de l'authenticité miraculeuse de son portrait, nous allons décrire la personnalité de Juan Diego.
I/ 1) Juan Diego
On a cru longtemps que Juan Diego était un paysan illettré. S'il cultivait la terre, comme tous les hommes de son époque, les archives les plus récentes montrent que c'est un prince aztèque. C'est le troisième enfant de Netzahualpilli, empereur d'Acolhuacan-Texcoco et de la princesse Azcaxochitli. Il est né en août 1474 à Cuauhtitlan dans le quartier de Tlayacac près de Mexico et est mort le 15 mai 1548, à près de 74 ans. Juan Diego est son nom de baptême mais son nom originel est Cuauhtlatoatzin qui signifie en nahuatl, la langue aztèque, «celui qui parle comme un aigle». Or l'aigle est à la fois le symbole de Saint Jean qui sera son saint patron et celui de Quetzalcoatl, le serpent à plumes, un dieu solaire, civilisateur. Ayant perdu très jeune son père, le futur Juan Diego fut élevé par son oncle paternel, Juan Bernardino, et reçut une éducation princière. Il bénéficia d'une formation militaire et obtint le grade de chevalier- aigle. Juan Diego aurait combattu, comme capitaine, dans les armées de son frère avec Cortès contre Moctezuma, l'empereur de Tenochtitlan-Tlatelolco. Il suivit aussi un enseignement religieux et devint prêtre de Tonantzin et de Quetzalcoatl. Mais il remplacera Quetzalcoatl chargé de créer une humanité nouvelle par Jésus, l'Homme Nouveau, Fils de Dieu et Fils de l'Homme, Parfaitement Homme- parfaitement Dieu, comme l'a proclamé le concile de Chalcédoine en 451. Et Notre-Dame se substituera à Tonantzin qui signifie en nahuatl «notre mère», la mère des dieux vénérée sur la colline de Tepeyac près de Mexico, lorsqu'Elle y apparaîtra comme Mère de Dieu et Mère des hommes. Nous verrons que la Sainte Vierge ne cesse dans cette apparition, non pas de contrer théoriquement les dieux aztèques mais de les effacer avec une infinie bonté par l'évidence de la vérité divine.
Tous les nobles avaient au moins deux épouses auxquelles ils pouvaient adjoindre des concubines. Le futur Juan Diego eut donc deux femmes: Papatzin, devenue après son baptême Béatrice, et Malitzin dont le nom chrétien est Maria Luisa. Elle était sa cousine germaine, la fille de son oncle Juan Bernardino. Il restera avec elle après sa conversion au catholicisme. Ils eurent une fille, Juana Maria, dont les descendants furent retrouvés récemment. De Papatzin il aura 3 enfants dont les noms de baptême sont Miguel, Juan Cortès et Maria de Guadalupe. Lorsque, pour ne pas être polygame, il dut se séparer de Papatzin, il la maria avec son frère Ixtlilxochitl. Juan Diego fut baptisé en présence de Cortès en 1519 avec sa femme, ses frères et sœurs, des gens de la cour et du peuple. Son parrain serait Diego de Ordas, d'où son nom de Diego. Après la mort de sa femme en 1529, avec qui il vivait en totale continence depuis leur baptême, Juan Diego retourna auprès de son oncle, baptisé également.
Si Juan Diego et sa famille purent être baptisés, c'est grâce aux franciscains. Les missionnaires accompagnèrent toujours les guerres de conquêtes. Chateaubriand l'explique dans son si beau style : « Lorsque l'Europe régénérée n'offrit plus aux prédicateurs de la foi qu'une famille de frères, ils tournèrent les yeux vers les régions où des âmes languissaient encore dans les ténèbres de l'idolâtrie. Ils furent touchés de compassion en voyant cette dégradation de l'homme ; ils se sentirent pressés du désir de verser leur sang pour le salut de ces étrangers » (« Génie du Christianisme », Livre 4, chap. 1°, « Idée générale des missions », ed. Emile Ponge, 1862, p.330, 331). Les missionnaires ne tardèrent pas à accompagner la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb le 12 octobre 1492 et Hernan Cortès, le conquistador espagnol, débarqua au Mexique un vendredi saint le 22 avril 1519. Après un long siège il s'empara le 13 août 1521 de Tenochtitlan, la très belle capitale aux cascades et aux jardins suspendus des Aztèques, ceux d'Aztlan, au nord-ouest du Mexique. Ses hommes la détruisirent pour y bâtir Mexico. C'est alors que Cortès demanda à Charles-Quint de lui envoyer des franciscains missionnaires pour évangéliser les Aztèques. Lorsqu'il reçut les religieux, après leur avoir baisé les mains, imité par les dignitaires indiens, Cortès fit ce discours aux Aztèques: « Toute autorité vient de Dieu et l'empereur (Charles-Quint) qui est le plus grand seigneur de la terre et qui m'a délégué la sienne, la tient lui-même de Dieu. Qui plus est, ce pouvoir qui nous échoit est de portée limitée : il ne touche que les corps et les biens des hommes, l'extérieur et le visible, le périssable et le corruptible. Au contraire, ces frères, dans leur pauvreté, détiennent le pouvoir sur les âmes immortelles et chacune d'elles a plus de prix que tout l'or et l'argent du monde...et ce pouvoir, c'est aussi de Dieu qu'ils le tiennent » (P. Brune ([2]), p. 122). Les Franciscains furent si convaincants qu'en 10 ans, de 1521 à 1531, 9 millions d'Indiens sur les 25 millions d'habitants du Mexique se convertirent au catholicisme. La religion d'amour qu'est le christianisme ne pouvait que séduire les Aztèques, las de leur religion sanguinaire. Chaque année, il y avait au moins 20.000 enfants et jeunes gens capturés dans les guerres, faites exprès pour ramener des prisonniers et leur arracher le cœur en sacrifice au soleil. Car seul le sang d'êtres purs pouvait, croyaient-ils, nourrir le soleil et maintenir la vie. En 1487, pour fêter l'inauguration du temple de Tenochtitlan voué au dieu Huitzilipochtli, dieu de la guerre et du soleil, 80 à 10.000 Indiens lui furent sacrifiés. Les Franciscains apprirent aux Aztèques que Jésus, le Dieu Rédempteur, s'étant sacrifié pour sauver les hommes, avait mis fin aux sacrifices humains. Chez les Aztèques, par une inversion de la Rédemption, c'est le sang versé par l'homme qui sauve la vie du dieu. Au contraire, pour les Chrétiens, c'est Dieu qui sauve l'homme par Son Incarnation, Sa Passion Rédemptrice et Sa Résurrection.
I/ 2) Le «Nican Mopohua»
Si nous connaissons le récit des apparitions de Guadalupe et le dialogue entre la Sainte Vierge et Juan Diego, c'est grâce au «Nican Mopohua», titre en nahuatl qui signifie «Voici le récit». Il a été écrit vers 1540 par Antonio Valeriano, neveu de l'empereur aztèque. Etant né en 1520, il avait 11 ans au moment où les apparitions se sont produites et 28 ans à la mort de Juan Diego. On pourrait même parler d'interview car Valeriano, rencontrant souvent Juan Diego, a retranscrit ce que lui disait le voyant. Il a certainement lu à Juan Diego son témoignage et celui-ci en a confirmé la justesse. Ayant appris le castillan (l'espagnol) et le latin à 16 ans au collège franciscain Santa Cruz de Tlatelolco, il a transcrit le témoignage de Juan Diego en nahuatl, mais pas avec les signes pictographiques, symboliques, de cette langue mais avec les caractères de l'écriture latine. C'est la première fois que le nahuatl est écrit en caractères latins. Le langage de Valeriano est très poétique ([3]). Les Aztèques appellent la poésie «Flor y Canto», «Fleur et Chant», car les fleurs et les chants montrent la beauté de la nature créée par Dieu. La Sainte Vierge annonce par ce récit une bonne nouvelle : celle d'être la mère bienveillante et compatissante de tous les hommes, toute-puissante auprès du cœur de Son Fils. Après avoir écrit son récit à 20 ans, Valeriano sera professeur puis vice-recteur au collège des franciscains. Puis il devint juge et gouverneur de Mexico pendant 35 ans. Il mourut en 1605, à 85 ans.
I/ 3) Les apparitions de N.D. de Guadalupe
Comme les 5 Plaies du Christ, la Sainte Vierge est apparue 5 fois à Juan Diego, du 9 au 12 décembre 1531 : 2 apparitions le samedi comme les plaies des deux mains, 2 le mardi comme les plaies des deux pieds et une comme la plaie au cœur, le dimanche, jour de la messe et donc du Sacrifice du Christ.
Première apparition, le samedi 9 décembre 1531 au matin
Il fait encore nuit lorsque Juan Diego, 57 ans, se dirige vers Tlatelolco afin d'assister à la sainte messe et de poursuivre son instruction religieuse auprès des Franciscains qui l'avaient préparé au baptême 12 ans auparavant. Il fait au moins 2 fois par semaine ce trajet de 30 Kms à pied aller et retour. Depuis la mort de sa femme, deux ans auparavant, il ne vivait plus que pour les choses du ciel. Le soleil se lève tandis que Juan Diego arrive au pied de la colline de Tepeyac, à 5 Kms de Mexico. Il entend un chant si mélodieux, si surnaturel, si inouï, au vrai sens du mot c'est-à-dire «jamais entendu», qu'il se demande s'il n'est pas au paradis «dans la Terre Fleurie dont parlaient les Anciens», relate le «Nican Mopohua», le récit des apparitions. Puis les oiseaux se taisent, comme recueillis. Il entend alors une voix très douce et tendre qui l'appelle en nahuatl, sa langue maternelle. Comme Marie parle à un prince, elle utilise la terminaison «tzin» qui indique la noblesse mais est aussi un diminutif affectueux. Le P. Bruno Bonnet-Eymard dit qu'aucune traduction ne saurait rendre « la nuance d'exquise courtoisie, de quasi révérence qui relève la familiarité contenue dans le suffixe nahuatl «tzin» ». On retrouve cette même politesse de Notre-Dame à Lourdes, dont on fête le cent cinquantenaire en cette année 2008, lorsqu'elle demande à Bernadette, une bergère : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ? » La Sainte Vierge interroge Juan Diego. « Juantzin, Juan Diegotzin, mon petit Jean, où vas-tu ? ». Il voit alors une jeune femme au visage de métisse (elle est appelée sur son portrait «Morenita», «la petite brune »), attendant un enfant qui va bientôt naître. L'ampleur de sa tunique, son genou gauche en avant, sa ceinture à double pan remontée par le ventre gonflé, révèlent qu'elle est enceinte: d'après les gynécologues, elle en est à son sixième mois. Marie est d'une beauté et d'une douceur qui ne sont pas de la terre. « Ses vêtements, écrit le Nican Mopohua, resplendissaient autant que les rocs escarpés de l'extrême pointe de la colline qui, sous l'éclat de ces brillants rayons, prenaient l'apparence de diamants. Les cactus, les nopals, toutes les plantes qui poussent là paraissaient transformés en gerbes d'émeraude tandis que les troncs d'arbre et les branches semblaient faits d'or poli et que l'on eût pris le sol pour du jaspe diversement nuancé ». La Sainte Vierge avait une allure si royale et paraissait si jeune, 15 ans environ, que lorsqu'elle lui demanda : «Ecoute, mon petit enfant, le plus petit, où vas-tu ?», Juan Diego lui répondit en reliant la pureté enfantine et la majesté royale de Marie: « Ma Dame, mon Enfant, ma Reine, je m'en vais aux affaires de Dieu » puisqu'il allait à la messe et écouterait ensuite l'enseignement sur Dieu. Marie se présente alors à Juan Diego : « Sache et tiens pour certain, mon fils, le plus petit, que je suis Marie la toujours Vierge, Mère du Vrai Dieu, de Celui par qui tout vit, le Créateur des hommes, le Maître de ce qui est tout autour et tout à côté, près de tout, le Seigneur du ciel et de la terre. Je désire très ardemment, et c'est ma volonté, qu'en cet endroit on me construise mon petit teocalli ». Ce mot signifie « maison de Dieu ». Le mot « teotl » en nahuatl a le même sens que le grec « theos », « dieu » et « calli » signifie « maison ». Les teocalli désignaient les sanctuaires que les Mexicains élevaient à leurs dieux, au sommet de hautes pyramides où ils immolaient les victimes humaines. Au contraire, dans la Maison de Dieu voulue par la Sainte Vierge, sera célébré le Saint Sacrifice du Christ qui annule tous les faux sacrifices. « Là je le montrerai, je l'exalterai, je le donnerai aux hommes par la médiation de mon amour, de mon regard compatissant, de mon aide secourable, de mon salut ». Notre-Dame parle de la médiation de son amour puisqu'Elle est Médiatrice des grâces divines : toutes passent par Elle. On ne peut avoir l'amour de Jésus si on croit pouvoir se passer de Sa Mère. Pour la construction de ce sanctuaire, de cette chapelle, la Sainte Vierge demande à Juan Diego d'aller voir l'évêque et de lui transmettre sa volonté. Dans toutes ses apparitions, Elle demande à la personne à qui Elle apparaît de voir le prêtre, l'évêque, et éventuellement, comme à la Salette, le pape. Elle est respectueuse de la hiérarchie catholique à laquelle elle se soumet et à qui Elle soumet ceux à qui Elle apparaît.
Deuxième apparition, le samedi 9 décembre 1531 au soir :
Juan Diego s'acquitte de sa mission mais l'évêque franciscain Juan de Zumarraga, un basque espagnol de 63 ans, après l'avoir écouté, ne croit pas un mot de son récit. Il repart et rend compte de son échec à la Sainte Vierge qui lui dit de retourner chez l'évêque. Comme Juan Diego est très humble, il lui dit qu'Elle ferait mieux de s'adresser à un « noble estimé, connu, respecté, honoré car je suis un homme de la campagne, un portefaix, le plus rustre, le dernier du village ». La Sainte Vierge insiste : « Il est absolument nécessaire que ce soit toi mon fils, toi le plus petit, et je t'ordonne d'aller de nouveau voir l'évêque ». Peut-être l'a-t-elle choisi car ayant été prêtre de l'ancienne religion, celle de Tonantzin et de Quetzacoatl, il va devenir le témoin de la religion nouvellement apparue au Mexique, de la vraie religion. Juan Diego promet à la Dame d'accomplir sa volonté.
« Alors que tout était encore dans la nuit » Juan Diego fait les 15 km à pied, entend la messe puis se rend au palais de l'évêque. Mgr de Zumarraga l'écoute un peu plus longuement que la veille et lui dit de demander à la Dame de « donner un signe manifeste de son identité et de sa volonté ».
Troisième apparition, le dimanche 10 décembre 1531 au soir
Juan Diego revoit la Sainte Vierge et lui fait part de la requête de l'évêque. Elle lui dit : « C'est bien, mon petit enfant, tu reviendras ici demain pour porter à l'évêque le signe qu'il t'a demandé ». Mais de retour chez lui, ou plutôt chez son oncle, il découvre que celui-ci est très malade. Le lundi 11 décembre, Juan Diego ne peut donc retrouver la Sainte Vierge. Il va chercher un médecin et reste toute la journée au chevet de son oncle pour veiller sur lui. Quand vient la nuit, son oncle va encore plus mal. Il demande à son neveu d'aller le lendemain matin à Tlatelolco chercher un prêtre qui le confessera et le préparera à mourir.
Quatrième apparition, le mardi 12 décembre 1531 au matin
Il faisait encore nuit lorsque Juan Diego sortit pour aller chercher un prêtre. Il fit un détour par rapport à son chemin habituel afin de ne pas être arrêté par la Sainte Vierge tant il était pressé de secourir religieusement son oncle. Mais la Sainte Vierge lui apparaît et lui demande : « Qu'y a-t-il le plus petit de mes fils ? Où vas-tu ? Vers où te diriges-tu ? ». Juan Diego lui répond : « Ma petite, ma toute petite, ma Reine, je te demande de me pardonner, accorde-moi encore un peu de patience ». Il lui dit qu'il transmettra son message à l'évêque le lendemain, mais aujourd'hui il doit aller chercher un prêtre et veiller sur son oncle. Marie le rassure, très maternelle : « Mon petit, le plus petit...ce qui t'afflige, ce qui t'effraye, n'est rien. Que ton visage ne se trouble aucunement, non plus que ton cœur. Ne crains pas cette maladie, ni aucune autre épreuve, n'aie nulle angoisse, nulle peine. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère ? N'es-tu pas sous mon ombre, sous ma protection ? Ne suis-je pas ta fontaine de vie ? N'est-ce pas moi qui suis ta santé ? N'es-tu pas au creux de mon manteau, enserré dans mes bras ? ...Que la maladie de ton oncle ne t'afflige pas, car pour l'instant il n'en mourra pas. Sois sûr qu'il est déjà guéri ». Au moment même où la Sainte Vierge prononce ces paroles, elle apparaît à Juan Bernardino, l'oncle de Juan Diego et le guérit. Il avait alors 71 ans et vivra encore 13 ans. Confiant en la parole de la Sainte Vierge, Juan Diego décide de ne plus aller à Tlatelolco et lui demande le signe voulu par l'évêque. Notre-Dame lui dit d'aller au sommet de la colline de Tepeyac, dont le nom signifie « cime aiguë de rochers » tant elle est escarpée et pierreuse, cette colline où était adorée Tonantzin, la mère des dieux selon les Aztèques, d'y cueillir des fleurs et de les lui apporter. Or c'était le 11 décembre, en plein hiver et Tepeyac, près de Mexico, se trouve à 2.250 mètres d'altitude. Cependant, là où auparavant il n'y avait que chardons et épines, Juan Diego découvre de magnifiques fleurs de la région de Castille, en particulier des roses qui embaument et brillent sous les gouttes de rosée. Il en fait une gerbe qu'il place dans son ayate, sa tunique tissée en fibre de maguey, une sorte d'agave, de cactus. Puis Juan Diego redescend vers la Sainte Vierge.
Cinquième apparition, le mardi 12 décembre 1531
La Mère de Dieu prend les fleurs, les dispose dans la tunique de Juan Diego et précise : « Mon fils le plus petit, ces fleurs variées sont la preuve, le signe que tu porteras à l'évêque ». Juan Diego retourne alors au palais de l'évêque mais les serviteurs ne veulent pas l'introduire auprès de celui-ci et se moquent de lui. Pendant 1h1/2 Juan Diego reste debout, appuyé contre un mur, la tête basse. Les serviteurs de l'évêque finissent par remarquer que Juan Diego porte quelque chose dans son poncho, noué pour que les fleurs ne tombent pas, et il s'en dégage un parfum extraordinaire. Ils voient une tige qui dépasse du manteau, essaient de la tirer, mais n'y parviennent pas. Très étonnés, ils en rendent compte à l'évêque qui le fait appeler. Juan Diego dit à Mgr de Zumarraga que la Sainte Vierge lui a demandé d'aller cueillir des fleurs pour lui donner le signe qu'il désirait. Juan Diego déploie alors sa tunique, les fleurs tombent et sur la tunique se trouve imprimée le portrait de la Sainte Vierge. Elle a les mains jointes, les yeux baissés, et est revêtue d'un voile constellé de 46 étoiles d'or. Enceinte, car elle nous donne Notre- Seigneur, elle a un visage très doux et rayonnant et un regard d'une tendresse et d'une pureté si humaine et surnaturelle, que le prélat et ceux qui l'entourent, bouleversés, s'agenouillent. Mgr de Zumarraga, qui sera nommé « protecteur des Indiens » par le roi Philippe II, demande pardon à la Sainte Vierge de n'avoir pas immédiatement réalisé sa volonté. Le Père Bruno Bonnet-Eymard, le premier à avoir écrit sur elle en France, décrit ainsi Notre-Dame de Guadalupe : « Elle avait un beau visage de jeune fille d'une merveilleuse beauté, un peu brun, éclairé par un délicieux sourire maternel. Elle avait les mains jointes et la tête inclinée à droite, couverte d'un voile où rayonnaient des étoiles d'or et qui tombait jusqu'aux pieds. Elle a la taille d'une enfant de 15 ans et se dresse sur un croissant de lune tout noir sur lequel elle pose le pied droit, chaussé de gris cendré. Elle éclipse le soleil dont les rayons l'entourent comme s'ils jaillissaient de son propre corps, les uns grands et droits comme des épées ; les autres en forme de flamme. Elle est soutenue par un ange cariatide que l'on voit jusqu'à la ceinture, porté par des ailes d'aigle à demi déployées, et dont les pieds semblent se perdre dans la nuée qui nimbe toute la vision ». C'est la Vierge de l'Apocalypse : « Un grand signe parut dans le ciel : une femme vêtue de soleil, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l'enfantement » (Ap. XII, 1 à 3) et la nuée qui la nimbe est celle du Saint Esprit qui la « couvrit de son ombre » (Luc I, 35). L'évêque va garder le poncho de Juan Diego et le met dans son oratoire. Il demande à Juan Diego de rester toute la nuit car il veut entendre, cette fois-ci, le récit complet de l'apparition et de le conduire le lendemain là où il a vu la Sainte Vierge et sur le lieu où elle désire la construction d'une église. Juan Diego l'y emmène donc, le mercredi 13 décembre. Mgr de Zumarraga commande aussitôt la construction du sanctuaire qui accueillit le portrait de Notre-Dame de Guadalupe. En effet, Elle avait dit à Juan Bernardino lorsqu'elle lui est apparue et l'a guéri, qu'il dise à l'évêque qu'elle voulait être invoquée et priée sous le nom de « la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie de Guadalupe ». Nous verrons le sens de ce nom de « Guadalupe » dans la troisième partie « La conjonction des symboles » de notre article. Juan Diego, après les apparitions, se fit construire un petit ermitage près de la chapelle afin de pouvoir être tout près du vénérable portrait de la Sainte Vierge et s'en faire le héraut, le témoin, l'aède tout au long de sa vie, soit pendant 17 ans puisqu'il mourut à 74 ans le 30 mai 1548. Comme il avait une grande dévotion pour l'eucharistie (Marie nous mène à Son Fils), Mgr de Zumarraga lui permit de communier trois fois par semaine, fait rarissime à l'époque. Quatorze jours après l'apparition de Notre-Dame de Guadalupe, on construisit une petite chapelle, dite « des Indiens », puis deux basiliques de plus en plus grandes, la première entre 1609 et 1622 et la seconde, en pierre volcanique, entre 1694 et 1709. De style baroque, elle existe toujours à côté de l'immense basilique actuelle en verre et béton, consacrée le 12 octobre 1976. Située dans la périphérie de Mexico, accessible par le métro, elle peut contenir 15.000 personnes sous sa coupole de 35 mètres et 100.000 sur son parvis. Beaucoup de fidèles avancent à genoux sur le parvis. Puis genoux et mains en sang, ils prennent un des trois tapis roulants pour pouvoir vénérer quelques minutes le portrait de la Sainte Vierge, surélevé à 10 mètres du sol et placé sous une vitre blindée à l'abri des balles, et un quatrième tapis roulant les ramène à leur point de départ. La basilique de N.D. de Guadalupe reçoit 20 à 30 millions de fidèles par an et 5.000 en moyenne par jour ce qui, après celle de Saint-Pierre à Rome, en fait le plus grand pèlerinage de la chrétienté, le second étant celui de San Giovanni Rotondo où 8 millions de personnes viennent prier le Padre Pio et le troisième, Lourdes, avec ses 6 millions annuels de pèlerins.
I/ 4) Des miracles dus à Notre-Dame de Guadalupe
En 1544, l'évêque demanda à Juan Diego de le conduire à l'endroit des quatrième et cinquième apparitions. Le voyant, ayant beaucoup de mal 13 ans après à le retrouver, une source en jaillit. Son eau continue à être miraculeuse et guérit les maladies du corps et de l'âme. Son portrait est également miraculeux et a converti très rapidement les Aztèques. C'est aussi à ce portrait, tout autant qu'au rosaire, qu'on doit la victoire de Lépante le 7 octobre 1571. En effet en 1570, Mgr Montufar, le successeur de Mgr de Zumarraga à la tête de l'archevêché de Mexico, fit faire une copie, peinte à l'huile, de ce portrait et l'envoya à Philippe II d'Espagne. Le roi l'offrit à l'amiral Jean Andrea Doria qui commandait la flotte de Don Juan d'Autriche, fils naturel de Charles-Quint et demi-frère de Philippe II. Don Juan d'Autriche attribua sa victoire, à 25 ans, sur les navires de l'empire ottoman, à la puissance bienveillante de la Sainte Vierge et Saint Pie V institua en action de grâces la fête de Notre-Dame du Rosaire à la date du 7 octobre. En 1811, un cardinal de la famille de l'amiral Doria donna cette copie à l'église Santo Stefano à Aveto, dans la province de Gênes. Elle s'y trouve encore, au-dessus de l'autel. Il existe une autre copie du portrait de N.D. de Guadalupe, encore plus précieuse que celle d'Aveto, c'est celle qu'avait Juan Diego. Car pour pouvoir prier devant la Sainte Vierge telle qu'Elle lui était apparue, sans être gêné par l'affluence des fidèles de plus en plus nombreux de la chapelle, Juan Diego demanda à en avoir une copie dans son ermitage et la donna en testament à son fils. Or c'est cette même copie qu'avait Jean-Paul II dans sa chambre au Vatican ! Il faut dire que Jean-Paul II avait une grande dévotion pour Notre-Dame de Guadalupe dont il a dit en 1978, peu avant son voyage au Mexique : « Je me sens attiré par cette Image de Notre-Dame de Guadalupe car son visage est plein de tendresse et de simplicité ». Il s'est rendu 5 fois à Guadalupe: dès son premier voyage apostolique en janvier 1979, le 6 mai 1990 pour la béatification de Juan Diego, en août 1993, en janvier 1999 et le 31 juillet 2002 pour la canonisation de Juan Diego. A son premier pèlerinage, le pape déclara le 27 janvier 1979 : « L'Amérique, qui a été au cours de son histoire et qui demeure un creuset de peuples, a reconnu dans le visage métissé de la Vierge de Tepeyac le grand exemple d'évangélisation parfaitement inculturée qu'est Sainte Marie de Guadalupe. C'est pourquoi non seulement dans le centre et le sud mais aussi le nord du continent, la Vierge de Guadalupe est vénérée comme la Reine de toute l'Amérique ». Il appela d'ailleurs Notre-Dame de Guadalupe « l'étoile de l'évangélisation ». Tant de miracles sont dus à l'intercession de Notre-Dame de Guadalupe qu'on ne peut donner que quelques exemples : l'arrêt d'une épidémie de peste à Mexico qui dura plusieurs mois jusqu'à ce que le chapitre de la basilique entreprenne les démarches pour que Notre-Dame de Guadalupe soit nommée patronne principale de Mexico. Le 27 avril 1737 un édit royal l'autorise. Il y eut de moins en moins de malades et la peste s'arrêta définitivement en août 1737, mois de l'Assomption. Le dernier miracle obtenu par Juan Diego, ce qui a permis sa canonisation le 31 juillet 2002 devant 9 millions de personnes, est particulièrement émouvant. Un jeune drogué, qui s'était jeté dans le vide en 1990, fut emmené à l'hôpital avec plusieurs blessures mortelles au crâne et à la colonne vertébrale. Le médecin qui réceptionna ce blessé aux urgences était le professeur Hernandez Illescas. Observant l'état désespéré du jeune homme qui n'avait que 20 ans, il conseilla à sa mère de prier Juan Diego, ce qu'elle fit, et le garçon guérit. Or Illescas était également astronome et c'est lui qui prouva que la disposition des étoiles sur le manteau de la Sainte Vierge était celle des constellations dans le ciel de Mexico à l'heure où le portrait de Notre-Dame de Guadalupe s'imprimait sur le poncho de Juan Diego. De plus, la guérison de ce jeune mexicain est survenue à la date et au moment de la messe de béatification de Juan Diego célébrée par Jean-Paul II le 6 mai 1990 : le 20 décembre 2001, Jean-Paul II a reconnu officiellement ce miracle. Le 12 mai 1992, Jean-Paul II a consacré dans la basilique Saint Pierre, à gauche de la tombe de l'apôtre Saint Pierre, une chapelle à Notre-Dame de Guadalupe et y a mis le portrait de la « Guadalupana », comme disent les Mexicains. A Notre-Dame de Paris, dans le bas-côté nord de la cathédrale, une chapelle est dédiée également à Notre-Dame de Guadalupe, à la demande des Mexicains de Paris. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge métisse de Guadalupe y est vénérée. Tous les ans, le 12 décembre, à la fête de Notre-Dame de Guadalupe, une messe est célébrée à Notre-Dame de Paris en son honneur. Le 23 janvier 2001, en signant l'exhortation apostolique « Ecclesia in America », Jean-Paul II a fixé la fête de Notre-Dame de Guadalupe pour toute l'Eglise le 12 décembre, jour de la dernière apparition et de l'empreinte du portrait de Notre-Dame sur le poncho de Juan Diego.
La progression de la dévotion personnelle et officielle à Notre-Dame de Guadalupe n'a cessé de croître. Benoît XIV, après avoir reconnu le 21 avril 1754 l'origine surnaturelle du portrait, nomma Notre-Dame de Guadalupe patronne du Mexique et accorda pour le Mexique une liturgie spécifique, un office et une messe avec rite double de première classe et octave. Puis elle fut proclamée Reine du Mexique le 12 octobre 1895 par Léon XIII, l'apôtre du Rosaire, Impératrice des Amériques et « céleste patronne de l'Amérique latine » le 24 août 1910 par Saint Pie X et le 27 janvier 1979, patronne des Amériques, du Nord et du Sud, par Jean-Paul II.
II Preuves scientifiques de l'authenticité du portrait de Notre-Dame de Guadalupe
II/ 1) Le tissu du poncho de Juan Diego est inaltéré
Le poncho de Juan Diego, de 1,68 m sur 1,3 m, est tissé de fibres de maguey ou ayate, espèce appelée également agave, qui constitue avec le maïs la plante nationale du Mexique. Ce tissu est très fragile et ne dure qu'une vingtaine d'années alors que le tissu du poncho se maintient intact depuis 500 ans ! Le poncho est constitué par deux pièces de tissu réunies par une couture verticale en son milieu. Ce tissu sur lequel est empreint le portrait de la Sainte Vierge a subi depuis plus de 500 ans l'humidité et la pollution (Mexico est une des villes les plus polluées du monde). De plus, aux intempéries, à la poussière, il faut joindre la ferveur des fidèles venant embrasser l'Image, la toucher et la frotter de linges et de chapelets censés s'imprégner de sa vertu. Pire encore, le portrait était entouré d'innombrables cierges dont un seul dégage, a analysé Callahan, un rayonnement de plus de 600 microwatts de lumière ultra-violette ! Ce n'est qu'après 116 ans, en 1647, qu'il a été protégé par une vitre en verre. Cependant en 1791, en nettoyant à l'eau forte le cadre en argent de l'image miraculeuse, un peu de ce liquide constitué de 50% d'acide nitrique concentré et de 50% d'eau coula sur la toile en ayate. Un tel liquide sur une toile végétale aussi fragile aurait dû provoquer des dégâts considérables et crever la toile. Mais il n'en fut rien. Un attentat, le 14 novembre 1921, fit sauter les chandeliers, les degrés de marbre de l'autel, les vitres des églises... le portrait de Notre-Dame de Guadalupe resta intact. Autre miracle: Jody Brand Smith et Philip Serna Callahan prouvent le 7 mai 1979 que le poncho de Juan Diego n'est pas froid comme tout vêtement non porté mais conserve la température du corps humain, oscillant autour de 36,6° et de 37°. Smith est professeur assistant de philosophie et de religion au Pensacola Junior College en Floride et Master of Arts de l'université de Miami et Philip Serna Callahan, biophysicien de l'université de Floride, expert en peinture et docteur en philosophie de l'université du Kansas.
II/ 2) L'Image de Notre-Dame de Guadalupe n'est pas peinte
Les professeurs Smith et Callahan font partie de l'équipe de scientifiques de la Nasa qui ont étudié le linceul de Turin et le portrait de Notre-Dame de Guadalupe, dont l'Image est un peu inférieure à celle de la toile : 1,43 m sur 1,55m. En 1979, par une étude du portrait d'abord au microscope puis aux rayons infra-rouges, ils ont prouvé qu'il n'y a ni peinture ni photographie mais une empreinte surnaturelle, acheiro-poiétique, non faite de main d'homme. Seuls les rajouts postérieurs viennent des hommes : il s'agit, en particulier, des rayons métalliques dorés. Ils sont d'ailleurs brunis par le temps et craquelés, alors que le portrait est resté inchangé depuis 5 siècles. Smith et Callahan confirment, par conséquent, les découvertes en 1936 du chimiste de religion juive, le Dr Richard Kühn. Prix Nobel de chimie en 1938 et directeur du département de chimie du Kaiser Wilhelm Institut, Kühn a examiné deux fibres de la tunique, l'une rouge, l'autre jaune, prélevées et apportées en 1936 par Fritz Hahn, professeur à Mexico. Il conclut que la tunique n'a aucune peinture ni colorant, que les pigments colorés, d'origine inconnue, ne viennent pas de notre terre. D'ailleurs l'excès de rayons ultra-violets dûs aux cierges pendant les 116 ans précédant la protection de la vitre aurait décoloré les pigments si ceux-ci avaient été d'origine naturelle. Kühn constate aussi que l'image est imprimée directement sur les fibres sans apprêt ni enduit ni esquisse préalable. Pie XII l'apprenant, a dit de la tilma, la tunique en nahuatl : « Cette œuvre n'est pas de ce monde ». Les couleurs sont aussi intenses qu'au premier jour et à l'inverse des peintures, elles paraissent vives à distance et sont ternes vues de près. Le portrait change de coloration mais aussi de taille selon la distance à laquelle on le regarde.
II/ 3) Le portrait est structuré sur le nombre d'or
L'empreinte de Notre-Dame de Guadalupe est « dessinée » suivant le nombre d'or, comme l'a remarqué le P. Mario Rojas en la photographiant.
La proportion d'or, était aussi appelée à la Renaissance « proportion divine ».Il y a proportion d'or entre deux longueurs quand elles sont entre elles dans la même proportion que leur somme avec la plus grande. Le nombre ainsi trouvé, ou nombre d'or, est égal à (1+√5)/2 soit 1.618. Un tel rapport, au cœur de toute harmonie, est sous-jacent à la plupart des œuvres d'art dont le Parthénon et la pyramide de Chéops. On le retrouve, précise encore le P. Brune, « dans l'organisation de la matière, la disposition des atomes dans les divers composés chimiques (et) dans la forme des cristaux de différents minéraux » (p.54).
II/ 4) Le miracle dans le miracle : Le fœtus lumineux de Jésus
Les couleurs du portrait de Notre-Dame de Guadalupe émettent de la lumière. L'image irradie de la lumière qui émane d'elle continuellement. Cette lumière provient surtout de la partie centrale de la Sainte Vierge, là où est le cœur de Notre Seigneur dans le sein de sa mère. D'après un gynécologue qui a mesuré les dimensions de sa taille, la Sainte Vierge est apparue à Juan Diego, enceinte de 6 mois. Et en posant un stéthoscope très puissant, il entendit battre le cœur de l'enfant à 115, 120 pulsations par minute, comme ceux d'un fœtus de 6 mois. Autrement dit, depuis près de 5 siècles le cœur de Jésus continue à battre et les yeux de la Sainte Vierge sont toujours vivants, comme nous le verrons plus loin. La lumière dont le portrait de la Sainte Vierge rayonne depuis 1531, a dessiné un halo lumineux très intense pendant une heure devant un millier de personnes le 24 avril 2007, sous sa ceinture, là où se trouve son enfant. Cette lumière entourée d'un halo possédait la forme et les mesures d'un embryon flottant à l'intérieur de l'abdomen de Notre-Dame, comme s'il était dans le liquide amniotique. C'était à la fin de la messe célébrée pour les enfants martyrs de l'avortement. Le conseil municipal de Mexico venait le jour même d'autoriser l'avortement jusqu'à 12 semaines de grossesse alors qu'au niveau national l'avortement n'est permis qu'en cas de viol, de grave malformation ou maladie du fœtus ou de danger pour la vie de la mère. Le conseil municipal, très à gauche, dont le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, a adopté cette loi par 49 voix contre 12 et un des parlementaires, Jorge Diaz Cuervo, a eu le front de s'exclamer : « La légalisation de l'avortement est un triomphe historique, un triomphe de la gauche. Aujourd'hui il y a un nouvel air dans cette ville. C'est l'air de la liberté ».
Avec un cadrage et un important grossissement des photos de ce miracle, on observe que la lumière provient réellement du ventre du portrait de la Sainte Vierge. L'ingénieur Luis Girault qui a étudié ce halo a confirmé l'authenticité du négatif de la photo prise par le Père Luis Matos, supérieur de la communauté des Béatitudes. Il a confirmé que le négatif n'avait subi aucune modification, que le halo ne provenait d'aucun reflet mais provenait du corps de Marie. La lumière produite est très blanche, pure et intense, différente des lueurs photographiques produites par les flashes. Ce halo lumineux de Jésus dans le sein de sa mère, le jour d'une loi promulguant l'avortement, est le signe silencieux du Verbe de Vie contre toutes les lois de mort. Le Talmud s'écrie « Les embryons chantent la gloire de Dieu » et David dans le psaume 139 s'adresse ainsi à Dieu : « C'est toi qui as formé mes reins, qui m'a tissé dans le sein de ma mère...Quand je n'étais qu'un embryon, tes yeux me regardaient » (verset 13 et 16). Et si la Mère de Dieu continue à émettre de la lumière par tout son corps, c'est parce qu'Elle reflète le rayonnement de Son Fils qui dit de lui-même : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie » (Jean VIII, 12).
II/ 5) Les yeux de la Sainte Vierge sont toujours vivants
En 1929, Alfonso Marcué Gonzalez, le photographe officiel de la basilique de Guadalupe, découvre avec une loupe l'image d'un homme barbu se reflétant dans l'œil droit de la Sainte Vierge. Mais, craignant les persécutions car le Mexique était gouverné par les Franc-Maçons, les autorités religieuses lui commandèrent de garder le silence. Le 29 mai 1951, un dessinateur, Carlos Salinas Chavez, découvrait à son tour sur photo, avec une loupe à fort grossissement, un homme barbu non seulement dans l'œil droit de la Sainte Vierge mais aussi dans son œil gauche. Le 27 mars 1956, le Dr Javier Torroella Bueno, ophtalmologue, prouvait que l'œil du portrait de la Sainte Vierge était vivant. Il observait la présence d'un triple reflet analysé par les lois d'optique de Samson et Purkinje : lorsqu'un objet se trouve éclairé à une distance précise de l'œil, il se reflète 3 fois dans l'œil : 2 reflets suivent le mouvement de l'ophtalmoscope et un reflet suit le sens contraire. Le buste de Juan Diego apparaît sur la face antérieure de la cornée et sur la face antérieure et postérieure du cristallin. La distorsion des images est en accord avec la courbure de la cornée. Cela n'est possible que pour un œil qui a un relief, une épaisseur en creux, qui est donc vivant, car les yeux morts n'ont ni reflet ni relief et l'existence de reflets dans les yeux n'est connue que depuis 1880 grâce à Helmholtz. Le Dr Torroella Bueno découvre également qu'en approchant une lumière près de l'œil de Marie pour réaliser un fond de l'œil, la pupille de la Sainte Vierge se ferme et, en retirant la lumière, elle se dilate à nouveau comme fait tout œil humain vivant. Le 23 juillet 1956, le Dr Lavoignet, chirurgien des yeux, observe avec son ophtalmoscope, l'instrument qui examine l'intérieur de l'œil, la silhouette d'un homme barbu et peut étudier plus scientifiquement que le Dr Gonzalez le reflet de Juan Diego dans la pupille de Notre-Dame de Guadalupe. Il confirme la découverte du Dr Bueno de la triple image dite de Purkinje-Samson : l'œil perçoit par trois réfractions. Cette loi essentielle de l'optique fut appelée ainsi car elle fut découverte à peu près en même temps par les deux savants qui n'étaient pas au courant des travaux de leur confrère. Ils découvrirent, le Dr Purkinje à Breslau (aujourd'hui Wroslaw) et Samson à Paris ( leurs travaux furent publiés pour le premier en 1832 et pour le second en 1838 ), qu'un objet bien éclairé se reflète dans l'œil trois fois : « La première image, la plus externe, se localise sur la cornée : l'homme barbu vu dans l'œil de la Sainte Vierge a la tête en haut ; la seconde image se trouve sur la face antérieure du cristallin. Elle est inversée : l'homme a la tête en bas et la troisième sur la face postérieure du cristallin permet de voir l'image dans le sens normal » (P. Brune, p.59). En février 1979, par le procédé de digitalisation, c'est-à-dire d'images agrandies 2.000 fois sur une surface de 1 millimètre carré divisé en 27.778 carrés, numérisées par de puissants ordinateurs qui permettent de recomposer les images de la terre captées par les satellites, le Dr José Aste Tönsmann, chef du centre scientifique d'IBM à Mexico, a découvert sur l'iris des pupilles qui ont un diamètre de 8 millimètres, une douzaine de personnes qui contemplent, émerveillées, Notre-Dame de Guadalupe. Sur l'iris des yeux de la Sainte Vierge ( car les images se reflètent sur l'iris ) on remarque « un Indien en train de déplier son manteau devant un franciscain dont on peut voir une larme glisser sur son visage ; un homme du pays, très jeune, la main sur la barbe, avec un air de consternation ; un Indien, torse nu, presque dans une attitude de prière, de vénération étonnée ; une femme aux cheveux crêpus, probablement une Noire, servante de l'évêque ( on sait, par son testament, que Mgr de Zumarraga a accordé la liberté à cette esclave noire, amenée par Cortès ) ; un homme, une femme et des enfants à moitié tondus et d'autres religieux en habits de franciscain » ( le professeur Luca de Tena, reprenant le « Nican Mopohua » ). Et en agrandissant l'iris de l'évêque Juan de Zumarraga, un agrandissement 2.500 fois plus grand que pour l'iris de la Sainte Vierge, le Dr Tönsmann aperçoit Juan Diego montrant à l'évêque son poncho avec l'empreinte de Notre-Dame. Le Dr Tönsmann écrit : « Au moment où Juan Diego fut reçu, la Vierge Marie était présente, invisible aux yeux de ceux qui étaient là, mais voyant elle-même toute la scène et, de ce fait, recevant dans ses yeux les images reflétées de tous les assistants, y compris Juan Diego lui-même. Lorsqu'il déploya la tilma ( le poncho) et que les fleurs tombèrent, l'image de Notre-Dame s'imprima sur Elle, telle qu'Elle était à cet instant-là, c'est-à-dire, portant dans ses yeux le reflet de tout le groupe de personnes qui observait cet événement historique » (P. Brune, p.77). En 1991, le Dr Jorge Escalante Padilla constata la présence d'un réseau veineux sur les paupières avec des signes de micro-circulation artérielle, surtout sur la paupière supérieure de l'œil droit et la cornée des yeux de Notre-Dame de Guadalupe. Nous voyons donc au XXe et au XXIe siècles ce que la Sainte Vierge voyait il y a 500 ans, Ses yeux sont toujours vivants et Elle-même est toujours vivante au ciel comme sur la terre puisqu'Elle continue à nous voir et à irradier la lumière de Dieu.
III La conjonction des symboles
III/ 1) Le nom, espagnol et nahuatl, de Guadalupe
La Sainte Vierge a dit qu'elle souhaitait qu'on l'appelle « Notre-Dame de Guadalupe ». Si elle a choisi ce nom, c'est peut-être pour montrer qu'elle est la Mère des Indiens autant que celle des Espagnols et contribuer ainsi à la paix entre les deux peuples, le conquérant et le conquis. Guadalupe était depuis longtemps un sanctuaire marial important en Espagne où était vénérée, et l'est toujours, « la Vierge de Guadalupe ». Cette dévotion remonte au VIe siècle. Pour remédier à une terrible épidémie de peste qui sévissait à Rome, Grégoire Ier le Grand, pape de 590 à 604 à qui on doit le rite grégorien et la liturgie latine, porta en procession une statuette de la Sainte Vierge sculptée par Saint Luc. Quand il eut achevé les litanies, dites de Lorette, les fidèles entendirent un chœur d'anges chanter dans les cieux le « Regina coeli, laetare, alleluia... » (« Reine du ciel, réjouissez-vous, alleluia ») et le pape répondit : « Ora pro nobis, Deum, Alleluia » (« Priez Dieu pour nous, alleluia »). « On vit au même moment un ange apparaître au-dessus du château Saint-Ange avec une épée ensanglantée qu'il essuya et remit au fourreau. C'était la fin de l'épidémie. La statuette reprit ensuite sa place dans l'oratoire de saint Grégoire » (P.Brune, p.145). Puis cette statue fut égarée. Elle fut retrouvée en 1328 par un bouvier, Gil Cordero, près d'un village appelé « Guadalupe » dans la région d'Estrémadure en Espagne. La Sainte Vierge lui apparut et lui dit : « N'aie pas peur, car je suis la Mère de Dieu par laquelle le genre humain reçut la Rédemption » (P. Brune, p. 147). Elle lui montra l'emplacement de la statue cachée dans la terre. Il prévint le clergé. Beaucoup de malades vinrent et furent guéris en touchant la statue de la Vierge à l'enfant. Un monastère fut érigé à Guadalupe par le roi Alphonse XI pour remercier Notre-Dame de sa victoire à Salido contre les Maures. Elle fut appelée Guadalupe, « fleuve de lumière », du nom du village où on trouva sa statue. Ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle que le monastère de l'Escorial dépassa celui de Guadalupe par sa splendeur. La Sainte Vierge a dit en nahuatl à Juan Diego qu'elle s'appelait « Coatlaxopeuh », « Celle qui écrase le serpent » comme il est écrit dans la Genèse (III, 15). En effet « coa » veut dire « serpent », tla signifie « le » et Xopeuh « écraser ». Or « Coatlaxopeuh » se prononce « Quatlasupe », de même consonance que Guadalupe.
III/ 2) La couleur bleue turquoise du manteau de Notre-Dame
Le manteau est couleur turquoise, du bleu des fresques mayas primitives. Mais alors que le bleu de ces fresques se fane avec le temps et la chaleur, le bleu du manteau de Notre-Dame de Guadalupe est « d'une intensité égale, non fanée, d'un pigment bleu à demi transparent, inconnu, aussi brillant que s'il avait été posé la semaine dernière » constate en 1979 Philip Serna Callahan, biophysicien de l'université de Floride, docteur en philosophie de l'université du Texas et surtout expert en peinture. Il en est de même pour l'éclat et la fraîcheur du rose de la robe.
III/ 3) La topographie du Mexique sur la robe de Notre-Dame
Les dessins des broderies de la robe correspondent aux symboles, riches de sens, utilisés par les Aztèques. Ainsi le nœud noir de la ceinture forme un triangle sombre, la pointe vers le haut, semblable à ceux que l'on voit sur des sculptures mexicaines et sur le calendrier aztèque. Ses deux parties inférieures se terminent par des plis qui rappellent les pieds d'un vase aztèque. La broche qui ferme l'encolure de la robe a la croix qui figure sur la voile des bateaux espagnols de Cortès et que portent les missionnaires. Et la robe de la Sainte Vierge dessine la topographie du Mexique. Les pictogrammes sur les manches représentent les volcans du Popocatépetl et du Iztaccihuatl et au-dessus des mains jointes en prière le volcan du Malitzin. Le côté droit de la robe figure un signe indiquant le Citlatépetl et à gauche le Cofre de Perote. Sur la partie inférieure, chacun des dessins reproduisant le signe de la colline correspond à l'une des montagnes de la cordillère qui traverse le Mexique d'est en ouest. La partie orientale de la Sierra Madre, près du golfe du Mexique, se trouve à la place de la tête de la Sainte Vierge tandis que l'ange qui la soutient atteint l'Océan Pacifique. Les différents signes de la robe correspondent à la carte du Mexique à une échelle de 1/1.000.000.
III/ 4) La constellation du Lion, le « Nahui Ollin »
Sous la ceinture de Notre-Dame, sur son ventre, se trouve une fleur de feu, une fleur rouge de quatre pétales autour d'un petit cercle. Ce quinconce s'identifie au Nahui Ollin, le centre du monde chez les Aztèques. Cette fleur se trouve au centre du calendrier solaire et représente le point de contact de la terre et du ciel, de notre monde et de l'au-delà. Cette fleur ne se voit qu'une seule fois sur la tunique, à l'endroit où la Sainte Vierge porte l'Enfant Divin, le Roi du monde, le Soleil de Justice. Neuf autres fleurs symbolisent les montagnes du Mexique.
III/ 5) Le reflet des constellations sur les étoiles du manteau
Les étoiles sur le manteau bleu de Notre-Dame de Guadalupe sont au nombre de 46 et correspondent aux constellations du ciel à 10h26 du matin, au moment exact du solstice d'hiver du 12 décembre 1531, moment où l'Image de la Sainte Vierge s'imprime sur le poncho de Juan Diego. Pourquoi le solstice d'hiver ? Parce que les Aztèques craignaient, en voyant raccourcir la durée du jour, que le soleil finisse par s'éteindre. Mais à partir du solstice, la lumière du soleil revient peu à peu et les jours s'allongent. C'est pourquoi Dieu a fait naître le 25 décembre Jésus, la Lumière du monde, de nos âmes et nos cœurs. Les chercheurs ont fait cette hypothèse : « Puisque les broderies de la tunique sont une carte du Mexique, les étoiles du manteau sont peut-être le reflet, la projection de celles qui se trouvaient le 12 décembre 1531 au-dessus de Mexico et au-dessus de la tête de la Sainte Vierge ». Or on peut reconstituer maintenant, avec les planétariums, le ciel tel qu'il était en n'importe quel endroit de la terre et à n'importe quelle époque. C'est le Dr Armando Garcia de Leon qui, le 22 décembre 1981, a reconstitué le ciel tel qu'il était au-dessus de Mexico le 12 décembre 1531 à 10h26. Cet astronome travaille au département des éphémérides de l'Université Nationale Autonome de Mexico et il eut recours au planétarium Spitz Junior, construit par Armonic Read Corporation, qui se trouve à l'observatoire Laplace de Mexico. Le Dr G. de Leon constata que les étoiles sont disposées sur le manteau de Notre-Dame comme si Elle s'était tournée à ce moment-là vers l'ouest. Les constellations qui étaient alors au nord figurent sur le côté droit de son manteau (à gauche, pour nous observateurs). Les étoiles qui étaient au sud se trouvent sur le côté gauche de son manteau (à droite pour nous). Les étoiles du manteau de Marie reflètent le ciel et sont vues du ciel et non de la terre. On trouve la couronne boréale sur le front de Marie, la constellation de la Vierge sur sa poitrine, la constellation du Lion sur son ventre avec son étoile principale Regulus, le petit Roi, l'Enfant-Jésus Roi. A la hauteur des genoux, il y a le signe des gémeaux et sous les pieds, au-dessus de l'ange, Orion. Rappelons que la constellation du Lion est en nahuatl, le « Nahui Ollin ». Ce centre du monde des Aztèques se trouve là où est le cœur du Roi du Monde, du Dieu Amour, qui fait « mouvoir le soleil, la lune et les étoiles », selon le beau vers du « Paradis » de Dante.
IV Conclusion : Le sens de ce portrait
Pourquoi la Sainte Vierge a-t-elle souhaité imprimer son portrait sur le poncho de Juan Diego, de telle sorte que les symboles aztèques rejoignent les symboles espagnols et sont tous deux cosmiques, comme les constellations du ciel sur les étoiles du manteau de Notre-Dame de Guadalupe ou la carte du Mexique sur sa robe ? C'est pour nous montrer qu'Elle est notre Mère, toujours vivante, comme le montre la vie de ses yeux, la Mère de la Vie (le cœur de l'Enfant Jésus continue à battre en Elle ) et aussi la Reine de la terre et du ciel, des anges et des hommes. Il faut se laisser gouverner par Elle, conduire par Elle pour avoir part au Royaume de Son Fils. C'est urgent puisque Notre-Dame a dit à Sœur Lucie de Fatima qui en a fait part au P.Fuentes le 26 décembre 1957, que nous étions dans les derniers temps du monde. Par suite : « Ou nous sommes à Dieu, ou nous sommes au démon. Il n'y a pas de moyen terme ». Benoît XVI déclarait le 16 septembre 2007 à Castel Gandolfo, en s'adressant à une délégation de l'Aide à l'Eglise en Détresse, l'A.E.D. : « Je voudrais vous demander de vous laisser éclairer par la bonté de la Sainte Vierge et d'apprendre de la tendresse de son amour pour Son Fils Jésus, à surmonter avec patience et joie les difficultés de la vie quotidienne ». Le pape rejoint ainsi ce qu'a révélé Notre-Dame de Guadalupe à Juan Diego et qu'elle dit à chacun de nous : « Je suis Votre Mère Miséricordieuse, la tienne et celle de tous ceux qui vivent unis sur cette terre et la Mère de tous ceux qui, pleins d'amour pour moi, crieront vers moi et mettront leur confiance en moi ».
Michèle Reboul
N.B. Une cassette ou un CD (chacun à 12 € port compris) d'une conférence de Michèle Reboul sur les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe peut être demandée en lui écrivant par l'intermédiaire de l'A.F.S.
([1]) Des articles sur le Linceul de Turin et Notre-Dame de Guadalupe se trouvent dans le recueil d'articles religieux, « L'Invisible Infini » de Michèle Reboul, éd. François-Xavier de Guibert, 2004, 458 p., 30e.
([2]) « La Vierge du Mexique ou le miracle le plus spectaculaire de Marie » du Père François Brune, Préface de Didier van Cauwelaert, éd. « Le jardin des livres », 2002, 285p. , 21e.
([3]) Même si on trouve le Nican Mopohua dans le livre du P. Brune, la traduction en est plus poétique dans le livre de Jean Mathiot et Jean-Pierre Rousselle, « Guadalupe, La Dame du Ciel », Préface de Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, éd. Tequi, 2004, 140 p. avec de nombreuses illustrations, 39e.






