La bienheureuse Vierge Marie
et l'œcuménisme
AFS N° 170
Chaque année, à l'occasion de la semaine de prières pour l'unité des chrétiens de la 2ème quinzaine de janvier, sont diffusées, sous couvert d'œcuménisme, de nombreuses erreurs doctrinales.
Aussi, pensons-nous utile de reproduire l'article "La bienheureuse Vierge Marie et l'œcuménisme" paru dans le N°6 de la revue Le sel de la terre[1]. Nos lecteurs y trouveront des arguments et des exemples historiques montrant ce que doit être l'action à mener pour le retour à l'unité catholique de ceux qui s'en sont séparés.
*
Lors de la cérémonie interreligieuse d'Assise en octobre 1986, un groupe de pèlerins italiens se présenta à la porte de la ville : ils venaient du sud de l'Italie et portaient sur leurs épaules une statue de Notre-Dame de Fatima. Ils pensaient ainsi contribuer à la prière pour la paix en y faisant participer la «Reine de la paix».Mais on les pria de laisser la statue à l'entrée de la ville[2]. Faut-il voir dans ce geste une manifestation de l'hostilité des partisans de l'œcuménisme vis-à-vis du culte de la Sainte Vierge ? Ou bien faut-il y voir plutôt une désapprobation de la cérémonie œcuménique d'Assise par la Sainte Vierge qui refusa de pénétrer dans la ville ? Les deux explications sont sans doute vraies. L'hostilité des partisans de l'œcuménisme vis-à-vis du culte de la Sainte Vierge a été suffisamment visible lors du concile. Citons ce témoignage extrait du bulletin Fidélité catholique[3] :
Nous remercions Le sel de la terre et Fidélité catholique de nous avoir autorisés à reproduire les textes de leurs numéros 6 et 101.
(Début de la citation) :
La commission préconciliaire du concile avait préparé un schéma sur la Vierge Marie à part du schéma sur l'Église[4]. Mais, avec les œcuménistes, les protestants veillaient ; et, juste avant le concile, l'évêque luthérien allemand Dibelius avait déclaré à haute voix que l'enseignement de l'Église sur Marie était l'un des obstacles majeurs à l'union entre catholiques et protestants. D'autres théologiens protestants avaient fait dire aux évêques catholiques qu'en approuvant un schéma sur Marie, ils dresseraient un nouveau mur de division. D'autres enfin, plus modérés, souhaitaient, si le concile tenait à traiter de la Vierge Marie, qu'il le fasse dans le cadre du schéma sur l'Église, ce qui permettrait d'envisager "d'une nouvelle manière la doctrine sur la Sainte Vierge". Que croyez-vous qu'il arriva?
- Le 1er décembre 1962 (1ère session), après un débat difficile sur le schéma sur l'église, Mgr Carli, italien, déclara que certains pères conciliaires avaient poussé à tel point leurs préoccupations œcuméniques que "l'on ne pouvait plus parler de Notre-Dame".
- Le 30 septembre 1963, le cardinal Alfrink, Hollandais, demanda que fût inclus dans le schéma sur l'Église tout ce qui serait dit sur la Sainte Vierge :
«Une telle façon de faire contribuerait grandement à faciliter le dialogue avec les chrétiens séparés».
Le cardinal Garrone, Français, l'appuya : la théologie de l'Église serait parachevée par l'inclusion de l'enseignement sur la Vierge dans la doctrine de l'Église ; de plus, cela servirait d'antidote aux excès dévotionnels.
- En revanche, le Cardinal Spellmann, Américain, protesta que le concile ne pouvait passer sous silence les titres de la Vierge déjà utilisés, de co-rédemptrice et de réparatrice, pour la simple raison que les non-catholiques auraient eu du mal à les comprendre ; il ajouta que la tâche du concile était d'enseigner les membres de l'Église plutôt que ceux du dehors.
- Le 27 octobre 1963, Mgr Grotti, italien, demanda avec force :
«L'œcuménisme consiste-t-il à confesser ou à cacher la vérité ? Cacher la vérité nous blesse, et blesse ceux qui sont séparés de nous. Cela nous blesse parce que nous faisons figure d'hypocrites. Cela blesse ceux qui sont séparés de nous parce que cela les fait paraître faibles et susceptibles d'être offensés par la vérité. Distinguons entre les deux schémas de la Vierge et de l'Église. Professons notre foi ouvertement. Soyons les docteurs de ceux qui sont dans l'Église en enseignant avec clarté, et non en cachant la vérité».
- Le 29 octobre, la question suivante fut mise aux voix :
«Plaît-il aux pères conciliaires que le schéma sur la très Sainte Vierge Marie, Mère de l'Église, soit révisé de manière à devenir le chapitre 6 du schéma sur l'Église ?».
Le dépouillement du scrutin donna 1114 voix en faveur de la fusion des deux schémas ; la majorité requise n'était que de 1097. Les "œcuménistes" l'emportaient par 17 voix.
- Le 30 novembre, un mois plus tard, à la fin de la session, nous recevions la lettre ci-dessous de M. l'abbé Victor Berto qui participa aux travaux de la 2e session en tant que conseiller théologique de Mgr Marcel Lefebvre, alors Supérieur général de la congrégation des pères du Saint-Esprit. Voici comment l'abbé Berto ressentait les résultats de ce vote du 29 octobre 1963 qui décida de la fusion du schéma sur la Vierge Marie avec le schéma sur l'Église (les italiques et les parenthèses sont de nous) :
«Le travail a été formidable, ce n'est rien ; il a surtout été douloureux. Que de fois, après les votes du 29 et du 30 octobre, j'ai pleuré à sanglots sur les pauvres feuillets que je couvrais d'écriture !
Le châtiment de Dieu est venu sur ces votes, surtout peut-être sur le premier ; le second, plus grave ut res (dans la réalité) que le premier, était moins affreux ut signum (comme signe).
Le sort de la session a été réglé ce jour-là au ciel, où règne un Fils qui ne veut pas qu'on outrage sa mère. Le châtiment a été ce honteux pataugeage.
Je m'accuse, et je voudrais m'accuser devant la terre entière, d'avoir douté, douté de l'amour de Notre-Seigneur pour sa mère, douté du soin qu'il aurait de venger son honneur. La vengeance a été prompte ; elle a été de rendre le concile gâteux pendant six semaines, et elle est douce, si elle s'arrête là.
Le funeste vote (du 29 octobre 1963) apostasiant l'Évangile des noces de Cana, loin d'inviter la Sainte Vierge, lui avait signifié son congé. Elle encombrait! La Vierge Marie encombrait le concile, qui l'invitait à sortir. Oh! Elle ne se l'est pas fait dire deux fois! La terre n'a pas tremblé, la foudre n'est pas tombée sur Saint- Pierre. La Vierge Marie est sortie discrètement, dans un profond silence ; seulement si discrètement, dans un silence si profond, qu'elle n'a pas dit : Vinum non habent (Ils n'ont plus de vin ); et les destins de la deuxième session ont été scellés[5].
Quand on est un concile œcuménique et qu'on fait sortir la Sainte Vierge, on devrait au moins se rappeler qu'elle ne demande qu'à s'effacer, c'est assez connu, et qu'elle pourrait bien s'effacer trop.
La Sainte Vierge n'ayant rien dit, Jésus n'a rien fait; l'eau est restée de l'eau, même pas de l'eau potable, de l'eau de toilette, toujours comme à Cana.
Je pense que la Sainte Vierge, quant à elle, se serait contentée de laisser le concile barboter dans toute cette eau pas trop propre.
Mais, au lieu de lui demander à genoux, dans une supplication solennelle, de prononcer le Vinum non habent, on l'a formellement déclarée gênante, embarrassante, encombrante, à la face de son Fils, elle, l'épouse du Saint-Esprit.
Toujours, quand on est un concile œcuménique, on doit savoir que mettre la Sainte Vierge à la porte est une opération qui peut avoir des suites, et peut n'être pas ratifiée par quelqu'un qui lui a ouvert les portes du ciel; on doit voir plus loin que le bout de son nez, et ne pas se figurer qu'on a droit au Saint-Esprit, comme çà, sur commande, du moment qu'on est un concile.
Pendant ce temps-là, l'Esprit-Saint, qui ne vient d'auprès du Père que s'il est envoyé par le Fils, «quem ego mittam vobis a Patre», attend dans le paradis. Qu'est-ce qu'il attend? Que le concile soit célébré comme au cénacle, «cum Maria matre Jesu» (avec Marie mère de Jésus).
Voilà l'histoire mystique de la deuxième session; c'est la seule histoire vraie. Je l'ai vécue, sans d'abord y rien comprendre, le cœur dans un étau. «Nondum venit hora mea» (mon heure n'est pas encore venue), Jésus n'a pas à avancer son heure, la sainte Vierge ne l'en ayant point prié».
V.A. Berto
(fin de la citation du bulletin Fidélité catholique)
*
* *
Quant à la désapprobation de l'œcuménisme par la Sainte Vierge Marie, nous pouvons en voir deux exemples historiques. Le premier s'est passé au Laus où Benoîte Rencurel (1647-1718), modeste bergère et tertiaire dominicaine, bénéficia d'entretiens avec la très Sainte Vierge Marie pendant près de 50 ans. Ces apparitions ont été reconnues par l'Église et le Laus est devenu un lieu de pèlerinage assez important jusqu'à nos jours. La Sainte Vierge y donne en particulier de nombreuses grâces de conversion[6].
Or, voici ce que nous lisons dans le livre de l'abbé Roger de Labriolle, «Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus»[7], à la page 120, relativement à un incident arrivé en 1668 :
«Une des punitions faites à Benoîte mérite d'être soulignée en nos temps d'œcuménisme. Elle portait un enfant au baptême à Remollon, où des huguenots (c'est-à-dire des protestants) lui demandent si elle croyait qu'ils se puissent sauver dans leur religion». «J'en laisse le jugement à Dieu !», répond-elle. La Vierge - nous affirme Gaillad - l'en reprit, «lui disant qu'elle avait trop eu de respect humain et qu'elle n'avait pas dit la vérité, car si elle eût dit que non, quelques-uns d'eux se seraient convertis, ce qu'ils n'ont point fait. En punition, elle ne la verrait d'un mois. Il s'agit là, bien sûr, d'une question de tact pastoral, qui n'engage pas une vérité de foi».
Nous laissons à l'auteur la responsabilité de cette dernière phrase.
Dans le livre : «Notre-Dame du Laus et la vénérable sœur Benoîte, d'après les manuscrits authentiques conservés au pieux sanctuaire»[8], à la page 190, on trouve cette précision : "la pieuse bergère pleura longtemps cette faute".
«Un jour qu'elle allait à Remollon pour faire baptiser un enfant, elle rencontre des huguenots qui lui demandent s'ils pouvaient se sauver dans leur religion. "J'en laisse le jugement à Dieu", répond elle. La Mère de Dieu l'en reprend bientôt après en lui disant : "Ma fille, parce que vous avez eu trop de respect humain et que vous avez craint de dire la vérité, vous ne me reverrez pas d'un mois". La pieuse bergère pleura longtemps cette faute».
Faute pourtant bien légère par rapport à celles que commettent actuellement nombre de prélats catholiques qui ne disent jamais la vérité aux protestants, à savoir qu'ils sont en péril de perdre leur âme s'ils ne reviennent à l'Église catholique.
*
La deuxième histoire s'est aussi déroulée dans les Alpes, à un autre lieu d'apparition de la Sainte Vierge reconnu par l'Église, Notre-Dame de l'Osier dans l'Isère.
Le 25 mars 1649, un paysan calviniste, Pierre Port-Combet, travaille à couper un osier. Pourtant sa femme, catholique, l'a prévenu qu'il ne devait pas travailler parce que c'était un «bon jour» (un jour saint). Notre calviniste n'en a cure. Or voici que, pendant qu'il travaille, «il se voit les mains toutes sanglantes». Sa serpette l'est aussi et «le sang sort à grosses gouttes de chacune des armarines» (les pousses d'une branche).
«Tout ému, épouvanté, il appelle sa femme» qui constate le miracle ainsi qu'un voisin.
L'affaire s'ébruitera, notre calviniste aura même une amende pour avoir travaillé un jour de fête. Et les dépositions de Pierre Port-Combet et de sa femme devant le juge permettent d'avoir un témoignage indubitable dont nous avons cité quelques extraits.
Pourtant, notre calviniste ne se convertit pas. La Sainte Vierge va alors intervenir elle-même. Citons le récit tel qu'il est donné par le Père Delarue O.M.I.[9] :
Il labourait, là-haut, sans penser à rien, quand, d'un coup, sur le "monticule de l'Épinousa", il voit apparaître une "demoiselle"[10] vêtue de blanc et de bleu, avec "sur sa tête un crêpe noir abattu".
D'abord, il pense que, "depuis Bergerandière", elle s'est "écartée du chemin de l'osier... et perdue dans les bois de l'Épinousa".
Elle est arrivée juste à l'opposé de l'endroit où lui se tenait. Et, dès qu'elle l'a vu, paraît vouloir venir droit vers lui, au travers de la combe qui les sépare.
Il en "rit, à part soi, comme font d'ordinaire les huguenots de la piété des catholiques!" (Les huguenots! c'est l'appellation de l'époque, et la visiteuse céleste va l'utiliser ; en soi, le terme ne comporte rien de péjoratif; d'après l'étymologie, le mot vient de l'allemand "Eidgenossen", ceux que lient le même serment, ceux qui font partie d'une collectivité régie par le même serment).
La réaction de Port-Combet est croquée sur le vif et bien naturelle : en bon calviniste, il sourit de voir une catholique se donner tant de peine pour aller voir son osier et lui, qui la croit égarée, s'amuse de voir cette citadine piquer droit sans tenir compte des difficultés du terrain... Elle l'apprendra à ses dépens ; qu'elle se tire d'affaire toute seule!... Il lui tourne le dos et reprend son travail. La "rée" (le sillon) n'est pas longue; il en a vite atteint le bout.
Mais surprise ! Dès qu'il a tourné ses bœufs pour revenir sur ses pas, "la demoiselle à laquelle il rêvait", tout en labourant, "se trouv(e) devant lui ; dans le lieu où aujourd'hui a été édifiée la petite chapelle dédiée à l'honneur de la Sainte Vierge et baptisée par la voix du peuple Notre-Dame-de- Bon-Rencontre" - c'est Jeanne Pélion qui donne cette dernière précision, à la date où elle fait sa déclaration, en 1686.
Stupéfait, déjà, de la rapidité avec laquelle l'inconnue s'est déplacée, Pierre Port-Combet est, plus encore, bouleversé de noter "en elle une beauté... si éclatante et un port si majestueux qu'il ne sa(it) qu'en penser".
Elle ne s'est donc pas égarée, comme il le croyait, et n'a besoin de personne pour trouver son chemin ; nul de nos sentiers terrestres n'est trop abrupt pour elle... Il en reste bouche bée.
C'est elle qui rompt le silence et le salue, la première :
"A Dieu sois-tu, mon ami!".
Puis, sans paraître aucunement décontenancée par le désarroi du pauvre homme, avec une aisance souveraine, l'inconnue enchaîne :
"Que dit-on de cette dévotion? Y vient-il beaucoup de monde?"
C'est bien ce qu'il pensait d'abord : elle vient pour l'osier ; de très loin sûrement... - "Sans s'observer" à tout hasard, il répond : "Bonjour, Mademoiselle; il y vient assez (de) monde, par delà" -
"S'y fait-il beaucoup de miracles?" -
"Oh, des miracles!" riposte-t-il d'un ton méfiant, bourru...
Ayant maintenant repris ses sens, il flaire un danger : mieux vaut couper court à cette sorte d'entretien. Il pique ses bœufs; car, il le pressent, c'est à lui qu'elle en a !
Mais, avec une autorité souveraine, elle le dissuade de s'en aller :
"Arrête, arrête tes bœufs! (Et) cet huguenot[11] qui a coupé l'osier, où demeure-t-il ? Ne se veut-il pas convertir ?" -
Si ce qu'il redoutait n'était qu'une nouvelle interview après tant d'autres, le voilà détrompé ! La visiteuse n'est pas en quête de précisions inédites ; c'est beaucoup plus grave!
Trois jours après le miracle de l'osier, il avouait : "Et je ne sais ce que cela veut dire" ; voici la réponse.
Ce prodige n'avait qu'un but : l'amener à "se reconnaître", à se convertir...
Il réfléchit, vite : puisque, pour le moment une force irrésistible le rive ici, mieux vaut biaiser : "Je ne sais pas, dit-il, il demeure bien par-delà...".
Mais il s'est trompé s'il a vraiment cru donner le change à son interlocutrice ; elle dit seulement:
"Ah, misérable!" ("misérable"[12], comme nous dirions : que tu es donc à plaindre de recourir à des subterfuges aussi enfantins!) "Tu" (t'imagines) "que je ne sache pas que... cet huguenot", c'est toi? -
On l'aura remarqué : contrairement à sa femme, la "Demoiselle" lui dit : "tu"... -
Plus forte que jamais, l'envie de fuir le reprend ; derechef, elle lui commande d'arrêter ses bœufs. Il s'entête, et les aiguillonne ; mais elle, "tout vite", l'avertit :
"Si tu n'arrêtes tes bœufs, je les arrêterai bien!" ...
Subjugué, il répond : "Oh!, je les arrêterai bien moi-même, Mademoiselle".
Il va falloir qu'il l'écoute, jusqu'au bout...
"Elle lui dit que le temps de sa fin (s') approche, que S'IL NE CHANG (E) DE SON ÉTAT, IL SER(A) (L') UN DES PLUS GRANDS TISONS D'ENFER QUI FUT JAMAIS et que, s'il en change, elle le protéger(a), devant Dieu ; qu'il dise au public que leurs prières ne (sont) pas assez ferventes, mais que, s'ils les (font) plus ferventes, ils recevr(ont) beaucoup plus de grâces et de faveurs de Dieu".
C'est tout...
"S'il ne change de son état, il sera l'un des plus grands tisons d'enfer qui fut jamais", voici ce que la Sainte Vierge pense d'un protestant qui refuse de se convertir. Voilà de quoi faire réfléchir les partisans de l'œcuménisme.
Notre huguenot, malgré un tel avertissement, attendra pourtant de se trouver sur son lit de mort pour faire l'abjuration demandée. C'est, nous explique sa femme, qu'une "terreur panique qui ne lui laissera aucune trêve", succédera à la consolation de cette visite de la Mère de Dieu. Et elle précise qu'il s'agit d'"une peur extraordinaire de perdre la vie dans quelque passage imprévu par le moyen des hérétiques". Dans son acte d'abjuration il déclare lui-même "qu'il y a bien longtemps qu'il voulait changer de religion, mais qu'il était pressé par ceux de ladite prétendue religion de ne le faire pas".
Cela aussi peut faire réfléchir les partisans de l'œcuménisme sur les difficultés d'une pauvre âme empêtrée dans une fausse religion et qui aimerait en sortir. Il convient de lui venir en aide au lieu de lui faire croire qu'elle peut bien s'épargner l'effort de changer de religion.
[1] Couvent de La Haye-aux-bonshommes, 49240-Avrillé
[2] Cf La Contre-Réforme catholique, n°229, janvier 1987, pp.33-34
[3] BP 217, 56402 Auray Cedex. N° 101, de janvier 1985
[4] On voit l'intérêt qu'avaient les œcuménistes et les protestants à faire renoncer les pères conciliaires à un schéma à part sur la Vierge Marie : celle-ci étant considérée comme un obstacle à un rapprochement avec les protestants, il fallait éviter autant que possible de parler d'elle (Note de l'A.F.S).
[5] Note du Sel de la terre : on peut ajouter aujourd'hui que les destins de tout le concile ont sans doute été scellés ce jour-là
[6] Sur l'histoire du Laus voir, par exemple, le livre de Louis Pain, «La bergère du Laus», Résiac, Montsûrs, 1988
[7] R. de Labriolle, «Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus», Gap, 1977
[8] Anonyme c/o J.C. Richaud, Gap, 1895
[9] Père Delarue O.M.I., «Notre-Dame de l'Osier. Les origines du pèlerinage d'après les manuscrits et imprimés du temps de 1649 à 1686», éd. M. Lescuyer et fils, Lyon, 1966-1980, p.23 et sq
[10] "Mademoiselle": c'est ainsi que l'on s'adressait autrefois à toute femme qui n'avait pas le "titre" de marquise, comtesse, etc
[11] "Cet huguenot" : Littré note que, même au siècle suivant, «Voltaire n'aspire pas l'h dans huguenot". Preuve savoureuse de ce que la Vierge, lorsqu'elle se manifeste, utilise le langage du temps et du lieu
[12] "Misérable", au sens originel du terme, signifie (cf. Littré) : 1° qui est dans la misère ou dans le malheur; 2° digne de pitié : «Selon que vous serez puissant ou misérable» (La Fontaine)





