Le protestantisme
vu par saint Pie X
AFS N° 147
A l'occasion de la déclaration commune catholico-luthérienne sur la justification (31 octobre 1999)[1] et de la semaine de prières pour l'unité (18-25 janvier 2000), il a beaucoup été question de rapprochement entre catholicisme et protestantisme, comme si l'on pouvait rapprocher deux conceptions de la foi aussi opposées, deux doctrines aussi différentes sur tant de points fondamentaux.
D'où l'intérêt, si l'on ne veut pas se laisser piéger par l'œcuménisme tel qu'il est vécu dans la plupart des paroisses et expliqué par la plupart des journaux catholiques, de La Croix à Famille chrétienne, de réfléchir sur les caractéristiques du protestantisme et les dangers que représente son prosélytisme fort actif aujourd'hui. A ce titre, nous reproduisons ci-dessous le passage consacré au protestantisme de la «Petite histoire de la religion» figurant dans le grand catéchisme de saint Pie X [2].
«128. Les plus tristement fameuses parmi les hérésies furent celles : de Sabellius, qui attaquait le dogme de la Très Sainte Trinité; de Manès, qui niait l'Unité de Dieu et admettait dans l'homme deux âmes; d'Arius, qui ne voulait pas reconnaître la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ; de Nestorius, qui déniait à la Très Sainte Vierge sa dignité élevée de Mère de Dieu et distinguait en Jésus-Christ deux personnes; d'Eutychès, qui n'admettait en Jésus-Christ qu'une seule nature; de Madéconius, qui combattait la divinité de l'Esprit-Saint; de Pélage, qui attaquait le dogme du péché originel et de la nécessité de la grâce; des Iconoclastes, qui rejetaient le culte des saintes Images et des reliques des Saints; de Bérenger, qui niait la présence réelle de Notre Seigneur Jésus-Christ dans le Très Saint-Sacrement; de Jean Huss, qui niait la primauté de saint Pierre et du Pontife romain; et enfin la grande hérésie du Protestantisme (XVe s.), produite et répandue principalement par Luther et Calvin. Ces novateurs repoussaient la Tradition divine, réduisant toute la révélation à la Sainte Écriture et ils soustrayaient la Sainte Écriture elle-même au légitime magistère de l'Église pour la livrer follement à la libre interprétation de l'esprit privé de chacun. Ils démolissaient ainsi tous les fondements de la foi, exposaient les Livres Saints à la profanation de la présomption et de l'ignorance et ouvraient la porte à toutes les erreurs.
129. Le protestantisme ou religion réformée, comme l'appelèrent orgueilleusement ses fondateurs, est la somme de toutes les hérésies qui furent avant lui, qui ont été depuis et qui pourront naître encore pour la perte des âmes».
Il faut avoir horreur de l'hérésie et prier pour les hérétiques. Prions pour que les protestants se convertissent... et que les catholiques ne se protestantisent pas[3].
Arnaud de Lassus.
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[1] Voir l'article «L'accord d'Augsbourg», p.69
[2] Éditions DMM; en vente à l'A.F.S., bulletin de commande en dernière page.
[3] Comme complément sur le sujet, voir la brochure A.F.S. Connaissance élémentaire du
protestantisme; bulletin de commande en dernière page





